Le spectacle offert par le parti socialiste à l’occasion de la primaire pour désigner son candidat à l’élection présidentielle de 2027 mérite la palme pour son organisation, son casting, et son dénouement.
Pour l’organisation d’abord.
Quinze euros, voilà le prix fixé du bulletin de vote. Tout un programme déjà. Par les temps difficiles que traversent les français, le parti socialiste ne connait pas la crise. Quinze euros semblent dérisoires pour les stratèges socialistes, à juste titre, (…)
Les paroles de l’Internationale valent d’être méditées au moment où toutes les grenouilles démocratiques se battent pour savoir qui sera le roi. « Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes, décrétons le salut commun ». Le mouvement ouvrier, celui du XIXe siècle suivait autant que possible cette maxime : sociétés de secours mutuels, coopératives, syndicats, il s’en tenait là et se méfiait comme de la peste des conflits entre les partis politiques, affaires de bourgeois pour savoir qui dirigerait (…)
Le capitalisme est venu au monde affublé des dehors moraux puritains – l’éthique protestante, luthérienne et surtout calviniste – le capitalisme parvenu à son troisième âge (ou peut-être son quatrième), le capitalisme devenu sénile pratique une morale du type décadence de l’Empire romain. Le sport professionnel mondialisé a remplacé les jeux du cirque et les nouveaux gladiateurs se conduisent comme les plus fameux des empereurs corrompus. Le petit voyage en Suède de Mbappé, notre grande (…)
Opella devient américaine, mais était-elle française ?
La cession d’un peu plus de 50 % du capital d’Opella, filiale du groupe Sanofi à un fonds d’investissement américain a soulevé une tempête politique de plus en France. Elle risque de se perdre comme les autres dans le brouillard des indignations successives.
Alors faut-il s’indigner de cette vente d’un actif industriel français, après bien d’autres dont nous avons pu mesurer les conséquences désastreuses, ou y a-t-il d’autres motifs (…)
Les USA, James Lee Burke et les mafias
Je viens de relire James Lee Burke pour vivre autrement le matraquage actuel sur l’affrontement autour de Trump dans un pays où pourtant le Congrès possède un poids réel, or la campagne législative est totalement oubliée.
Il avait 50 ans quand les écrits de James Lee Burke sortirent de l’anonymat. Comment souvent aux USA ce sont les Universités qui sauvaient de tels écrivains (leur marge de liberté se réduit à vue d’œil au nom d’une rentabilité (…)
Il paraît que nous devrions souhaiter un monde multipolaire – par opposition à un monde unipolaire sous domination US, un monde qui, au demeurant, n’existe plus, si jamais il a existé. Mais, pour dire les choses simplement ni un problématique monde unipolaire ni un monde multipolaire ne sont souhaitables et j’ai du mal à saisir l’enthousiasme manifesté ici et là pour les BRICS qui seraient la base d’un monde multipolaire.
Certes, un monde unipolaire serait une mauvaise chose et trop (…)
Stathis Kouvélakis dans un de ses ouvrages, déplorait à juste titre l’incapacité des classes exploitées à capitaliser leurs expériences et évènements révolutionnaires tout au long de leur histoire. Force est de constater qu’il avait bien raison et que ce manque persiste encore . Cette incapacité peut s’observer dans tous les pays et toute l’histoire des peuples. La délibération publique et organisée de la démocratie grecque des Ve et IVe siècles avant notre ère, les harangues sur le comitium (…)
Le Rassemblement National, bête à abattre durant les élections, justification des appels à voter les plus improbables, pour les Darmanin, Borne et quelques autres, devient le maitre du jeu une fois les élections passées.
Comment cela est-il possible ? Pourquoi ? et surtout jusqu’à quand ?
Contrairement aux discours ambiants, le RN n’est pas une fatalité... Il met en lumière la responsabilité des organisations traditionnelles, de gauche notamment, dans son implantation. Il permet de comprendre ce qu’il resterait à faire pour regagner des millions et millions qui en ont fait le premier parti électoral de France...
Kohei Saito est un philosophe japonais (né en 1987), docteur en philosophie de l’université Humbolt de Berlin, professeur associé à l’Université de Tokyo. Il participe aux travaux de la nouvelle MEGA (éditions des œuvres complètes de Marx et Engels). En 2020, il publie Hitoshinsei no ‘Shihonron’ (qu’on peut traduire par « Le Capital dans l’Anthropocène »), un livre qui se vend à 500000 exemplaires ! C’est une version remaniée de ce livre qui sort en français sous le titre Moins ! La (…)
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L’action politique — si l’on pense qu’elle est utile parce que motivée par le sens du bien commun — demande que l’on soit capable de dégager des orientations à long terme, en fonction de ce que l’on peut discerner des tendances historiques générales. Lorsque Rosa Luxemburg analysait la dynamique globale du mode de production capitaliste, elle en déduisait le caractère inéluctable d’une sorte de crise finale de ce mode de production, et cette perception de l’avenir justifiait son (…)
Et on tuera tous les vieux !
La question des retraites est revenue sur le tapis avec la proposition de la gauche et du RN d’abroger la loi Borne, refusée massivement par la population en 2023. Le fameux déficit budgétaire ? Ce sont les retraites ? La dette publique ? Les retraites vous dis-je ! De tous côtés, les médecins de Molière sont à l’œuvre.
On fera remarquer que les diverses aides aux entreprises (CICE et autres exonérations) constituent une part considérable des dépenses de (…)
Comme il l’a demandé, nous publions ci dessous l’intervention de Jean-Michel Toulouse faite à l’occasion du 232e anniversaire de l’institution de la première république dans le cadre du Pardem. Une pièce livrée au débat, après notamment le papier "Pour regagner l’électorat R.N., Justice sociale, morale et décence commune" qu’on trouvera à la "une" de notre site.
Ici même, le 22 septembre 1792, le surlendemain de Valmy, bataille gagnée par les citoyens en armes-une armée de savetiers comme (…)
Pier Paolo Pasolini (1922-1975), romancier, poète, cinéaste, essayiste et polémiste, est incontestablement une des plus éminentes personnalités intellectuelles italiennes et européennes du XXe siècle. Catholique et communiste, mais esprit libre qui ne s’est jamais laissé embrigader par les institutions de ces deux courants qui dominaient l’Italie d’après la Seconde Guerre mondiale. Homosexuel revendiqué — ce qui lui causera pas mal d’ennuis, y compris l’exclusion du PCI — il s’est assez vite (…)
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