Le spectacle offert par le parti socialiste à l’occasion de la primaire pour désigner son candidat à l’élection présidentielle de 2027 mérite la palme pour son organisation, son casting, et son dénouement.
Pour l’organisation d’abord.
Quinze euros, voilà le prix fixé du bulletin de vote. Tout un programme déjà. Par les temps difficiles que traversent les français, le parti socialiste ne connait pas la crise. Quinze euros semblent dérisoires pour les stratèges socialistes, à juste titre, (…)
Les paroles de l’Internationale valent d’être méditées au moment où toutes les grenouilles démocratiques se battent pour savoir qui sera le roi. « Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes, décrétons le salut commun ». Le mouvement ouvrier, celui du XIXe siècle suivait autant que possible cette maxime : sociétés de secours mutuels, coopératives, syndicats, il s’en tenait là et se méfiait comme de la peste des conflits entre les partis politiques, affaires de bourgeois pour savoir qui dirigerait (…)
Ce n’est pas la première fois, en France, que des hommes sont sauvagement tués parce qu’ils ne pensent pas comme les croyants, blasphèment, caricaturent ou enseignent. On se souvient que le 1er juillet 1766, François-Jean Lefebvre, Chevalier de La Barre, condamné à mort par les juges du présidial, est décapité à l’âge de vingt et un ans et son corps jeté au bûcher, pour ne pas avoir ôté son chapeau ni s’être agenouillé au passage d’une procession religieuse lors de la Fête-Dieu. Deux cent cinquante-quatre ans plus tard, le 16 octobre 2020, un professeur, Samuel Paty, était décapité en pleine rue, à quelques mètres du lycée où il enseignait, pour avoir accompli son métier d’enseignant. Trois ans après presque jour pour jour, le 13 octobre 2023, un autre professeur, Dominique Bernard, tombe sous les coups de couteau d’un de ses anciens élèves.
Du Chevalier de La Barre à Dominique Bernard, on voit à quel point le combat contre le fanatisme et pour la liberté est loin d’être gagné. D’où une question fondamentale : par quelle étrange et tragique farce de l’histoire, la liberté, si durement conquise dans les larmes et dans le sang, peut-elle faire l’objet aujourd’hui d’une telle haine au point de pousser certains à commettre des actes d’une extrême barbarie au nom d’une religion ?
Yaël Braun-Pivet, membre du parti macroniste Ensemble Pour la République (EPR), a été réélue présidente de l’ Assemblée nationale.
Le candidat malheureux du Nouveau Front Populaire (NFP), André Chassaigne a déclaré « le vote des Français a été volé par une alliance contre nature » et dénonce « un coup de force démocratique ». Les dirigeants du NFP multiplient les déclarations sur le thème du vol et de la manœuvre politicienne.
Ils devraient prendre garde.
En réalité il n’y a aucun vol (…)
« Macron dégage » résume la position majoritaire qui traverse le pays. Au bord du précipice, Macron est pourtant sauvé du naufrage par des désistements massifs en faveur de ses ministres notamment, actuels ou anciens. Du « nouveau Front populaire » au traditionnel « Front républicain » pour battre le RN, la Macronie ne pouvait en espérer tant. En sortant de son dernier conseil des ministres, Gabriel Attal dans un soupir de soulagement lâchait : "on a failli ne plus exister". Et pourtant... Comment en sommes nous arrivés là ? Ne serait-il pas préférable de combattre le RN en démontant son programme plutôt que de s’engager dans des alliances contre nature ? Et le pire n’est-il pas devant nous ?
Il ne fait pas de doute qu’un pouvoir légitime ne saurait être autre chose qu’un pouvoir issu du peuple car seul le peuple détient la souveraineté, et tout pouvoir en conséquence doit émaner de lui et de lui seul. Ceci est le principe fondamental de la théorie démocratique. Ni pouvoir de nature « divine » incarné dans un monarque de droit divin, ni pouvoir incarné par un monarque « constitutionnel », ni pouvoir oligarchique camouflant le règne d’une classe sociale, ni pouvoir dictatorial, (…)
Nous ne manquons pas de premier ministre, mais de majorité
Le débat politique au lendemain des élections législatives est irréel. Il ne prend pas en compte les résultats électoraux, ce qu’ont dit les électeurs, cette fois assez massivement grâce à la forte participation, mais ce dont rêvaient les partis en compétition, qui tous considèrent avoir gagné.
Il serait pourtant plus sage de partir des résultats que des rêves de victoire pour définir une politique. Les résultats du scrutin du 30 (…)
Au lendemain du second tour des élections législatives et du concert d’autosatisfaction et d’imprécations proférées contre le camp adverse que la victoire de la gauche n’a pas manqué de susciter, quelles leçons pouvons-nous tirer de cette séquence électorale ? Ces élections sont-elles, comme on le martèle à longueur de journée, une victoire de la tempérance démocratique, de la République, de la Raison, du Bien, contre la bête immonde ?
Sans être devin, il est fort à parier que les (…)
Sans revenir sur l’épisode des élections « européennes », ni sur le premier tour des élections législatives françaises du 30 juin et la décision de Jupiter de dissoudre l’Assemblée Nationale-car les commentaires et les scénarii ont été foisonnants-, penchons-nous plutôt sur les divers sondages annonçant allègrement les résultats du deuxième tour de ces législatives qui doivent avoir lieu le 7 juillet 2024.
On connait la valeur de ces « sondages », d’autant que nul ne peut prédire dans (…)
Vous avez dit républicain ?
Ainsi, il y aurait un « arc républicain », un « front républicain » à opposer au RN. Il est à craindre que le mot républicain soit employé dans un sens si lâche qu’on se demande bien pourquoi le RN n’en fait pas partie.
Un parti se nomme « les Républicains », parti qui a explosé et, pour partie s’est intégré au RN et pour une autre partie refuse tout « désistement républicain » et donc ne semble pas faire partie de l’arc républicain. Ce qui n’empêche pas les (…)
Race : chez les Anciens, ceux qui se revendiquaient d’un même ancêtre. Chez les Modernes, classification des individus d’une même espèce selon certains critères. Surtout réservé aux éleveurs. Scientifiquement, on parle aujourd’hui de variétés. Mais comme les variations sont infinies, ce terme n’est lui-même qu’un système d’étiquetage arbitraire. Pour l’espèce humaine, spécialement, le terme de race n’a pas de sens. Il n’y a pas de race blanche, noire, jaune ou rouge. Si on groupe les humains (…)
Jamais un président de la république n’a été autant haï. Pour la paix civile, pour la démocratie, Macron doit s’en aller. Face à lui, RN et Front Populaire. Mais qui est qui ? Qui veut quoi ? Quels programmes et quelles intentions réelles ?
Pier Paolo Pasolini (1922-1975), romancier, poète, cinéaste, essayiste et polémiste, est incontestablement une des plus éminentes personnalités intellectuelles italiennes et européennes du XXe siècle. Catholique et communiste, mais esprit libre qui ne s’est jamais laissé embrigader par les institutions de ces deux courants qui dominaient l’Italie d’après la Seconde Guerre mondiale. Homosexuel revendiqué — ce qui lui causera pas mal d’ennuis, y compris l’exclusion du PCI — il s’est assez vite (…)
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