Le spectacle offert par le parti socialiste à l’occasion de la primaire pour désigner son candidat à l’élection présidentielle de 2027 mérite la palme pour son organisation, son casting, et son dénouement.
Pour l’organisation d’abord.
Quinze euros, voilà le prix fixé du bulletin de vote. Tout un programme déjà. Par les temps difficiles que traversent les français, le parti socialiste ne connait pas la crise. Quinze euros semblent dérisoires pour les stratèges socialistes, à juste titre, (…)
Les paroles de l’Internationale valent d’être méditées au moment où toutes les grenouilles démocratiques se battent pour savoir qui sera le roi. « Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes, décrétons le salut commun ». Le mouvement ouvrier, celui du XIXe siècle suivait autant que possible cette maxime : sociétés de secours mutuels, coopératives, syndicats, il s’en tenait là et se méfiait comme de la peste des conflits entre les partis politiques, affaires de bourgeois pour savoir qui dirigerait (…)
Optimiste, L’Internationale annonçait : « le monde va changer de bases ». Je ne sais pas s’il va changer de base, je ne suis pas prophète et les jours de blues, j’en désespère. Mais une chose est certaine : le mode de production capitaliste court à la catastrophe. Dans 25 ans ou dans 50 ans, et peut-être avant. Dans 25 ans, c’est demain et dans 50 ans, ce sera plus que l’âge mûr et le début de la vieillesse pour mes petits-enfants.
Catastrophe ? Ne soyons pas catastrophistes, répète-t-on (…)
Depuis des décennies, le débat contradictoire, pour peu qu’il puisse se mener, à « gauche » notamment, se termine par la sempiternelle mise au pied du mur : « il faut choisir ton camp camarade ! ». Les staliniens, et ce qu’il en reste, ont été orfèvre en la matière, défendant au nom de « la patrie du socialisme » une des pires dictatures qui en union soviétique et dans les pays « amis » a fait des centaines, des millions de morts, les véritables communistes étant particulièrement visés. (…)
Il parait que l’Occident est décadent, nihiliste et déjà défait. Du moins si j’en crois des posts qui circulent sur les « réseaux sociaux » et les oracles de certains de nos grands prophètes médiatiques. Que l’Occident soit décadent, la nouvelle n’est pas très fraîche. Ostwald Spengler a rédigé le Déclin de l’Occident avant 1914. On pourrait discuter largement de cette notion d’Occident, à peu près aussi confusionniste que celle de « Nord collectif » ou de « Sud global ». Mais admettons que (…)
L’élection présidentielle est prévue dans un an et les grenouilles qui veulent un roi s’agitent dans la mare politicienne. Pendant qu’on annonce la liaison et bientôt les fiançailles (?) du petit prince du RN avec la descendante de Louis XIV (remplacement du peuple par le people), le vieux rêve de la « gauche unie » revient. Enfin, le rêve pour ceux qui rêvent d’être investis par le fameux « peuple de gauche » réuni selon un rituel très américain, celui des « primaires » de la gauche. (…)
De Péricles à Trump, Macron ou encore les Mollahs, d’Athènes en 551 avant Jésus Christ aux USA, le Moyen-orient, ou encore la France, un seul terme pour désigner tous les régimes, une référence essentielle, la "Démocratie". Régime Parlementaire ou présidentiel, bonapartisme, royauté, dictature, théocratie, l’histoire humaine réserve d’étranges surprises. Je viens de faire une conférence sur ce sujet, que je partage ici, "La démocratie, réalité ou utopie ?"
L’allégeance inconditionnelle à l’OTAN et la soumission aux États-Unis poussent l’Allemagne dans l’abîme social et industriel. Celui qui veut éviter la ruine du pays doit enfin oser la rupture. Par Sevim Dağdelen.
Ceux qui veulent savoir à quel point les mauvaises décisions de politique étrangère et de sécurité peuvent accélérer la ruine de tout un pays doivent se tourner ces jours-ci vers l’alliance transatlantique, l’allégeance indéfectible à L’OTAN et la subordination inconditionnelle (…)
Comme à l’accoutumée le soir d’élection, chacun sur les plateaux de télévision s’est dit satisfait du deuxième tour des municipales. Il y a pourtant de quoi modérer sérieusement l’enthousiasme…
Le taux ce participation est très faible. Hormis l’année 2020 où le Covid éloignait des bureaux de vote, la participation à ce deuxième tour avec un peu plus de 57% est 11 points sous la moyenne de participation à un second tour d’élections municipales du début de la Ve République en 1959 à 2020 (…)
« La plus extravagante idée qui puisse naître dans la tête d’un politique est de croire qu’il suffise à un peuple d’entrer à main armée chez un peuple étranger pour lui faire adopter ses lois ; Personne n’aime les missionnaires armés ! » Ainsi Robespierre affirmait-il, face aux Girondins, son opposition à la "guerre offensive". Cette remarque vaut-elle pour le conflit actuel aux Proches-Orient tandis que nombreux sont ceux, en Occident, qui condamnent une "guerre illégale", le principe de la (…)
Ils sautent comme des cabris en criant « droit international, droit international », exactement comme ils crient « état de droit, état de droit », mais cela ne signifie rien. État de droit est soit un pléonasme, soit une formule vide : l’État et le droit sont la même chose, disait Hans Kelsen. À juste titre. Toute la question est de savoir quel droit applique cet État, au profit de qui ce droit a-t-il été construit et contre qui ! L’Ancien Régime était un État de droit et les « robins » (…)
Personne ne peut prévoir ce qui sortira de la fureur épique de MM.Trump et Netanyahou. Le chaos peut se propager et entraîner le monde dans l’abîme. Ne nous y trompons pas : ce n’est pas seulement une décision du fantasque Trump. Celui-ci peut proférer des sornettes à rythme soutenu, cela n’a aucune espèce d’importance. Mais pour un engagement militaire aussi important et aussi risqué, il lui a fallu l’accord du Pentagone – c’est-à-dire de la hiérarchie militaire – et de « l’État profond ». (…)
Pier Paolo Pasolini (1922-1975), romancier, poète, cinéaste, essayiste et polémiste, est incontestablement une des plus éminentes personnalités intellectuelles italiennes et européennes du XXe siècle. Catholique et communiste, mais esprit libre qui ne s’est jamais laissé embrigader par les institutions de ces deux courants qui dominaient l’Italie d’après la Seconde Guerre mondiale. Homosexuel revendiqué — ce qui lui causera pas mal d’ennuis, y compris l’exclusion du PCI — il s’est assez vite (…)
Derniers commentaires