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Aux responsables politiques

Par Luc Tinseau • Droits fondamentaux • Samedi 16/05/2009 • 1 commentaire  • Lu 2305 fois • Version imprimable


65% des français ne sont pas satisfaits de la politique conduite par le Président de la République et par son gouvernement ; ils sont insatisfaits de l’attitude du Président, provocatrice, outrancière et extravagante et cependant…… si des élections avaient lieu aujourd’hui, le même Président serait réélu !

Contradictions ? Inconséquences du peuple français ? Irresponsabilité ? Manipulation médiatique ?

Rien de tout cela ! Le peuple français même dans son très grand mécontentement, dans sa peur de l’avenir, dans sa colère, voit bien qu’il n’y a personne, pas une formation politique pour s’opposer au président en exercice et pour proposer une alternative crédible.

Mesdames et Messieurs, les « responsables » de l’opposition, interrogez-vous ! Allez-vous enfin cesser vos querelles enfantines et stériles pour combattre ce régime qui détruit petit à petit les fondements de NOTRE République que nos ancêtres ont bâtie, défendue et fortifiée quelques fois au prix de leur sang ? Allez-vous enfin PROPOSER un programme simple, clair, compréhensible par tous et pour tous afin de redonner l’espoir à toutes celles et tous ceux qui souffrent, jeunes et moins jeunes ?

Faut-il vous rappeler que ce sont des femmes et des hommes venus d’horizons différents qui ont bâti le programme de la Résistance ? Faut-il vous rappeler les propos de François Mitterrand- seul homme de gauche à avoir gagné les élections présidentielles- «  quand on est dans l’opposition, on s’oppose à TOUT ». Faut-il vous rappeler les 110 propositions…… Bref, OPPOSEZ-VOUS à cette politique désastreuse pour notre pays, pour notre peuple, cessez de critiquer et de pleurer sur chaque sujet, battez-vous et surtout PROPOSEZ.

Nous vivons dans une société capitaliste et aucune personne sensée ne peut croire au « grand soir ». Même la Chine, sous un vocabulaire pseudo-révolutionnaire, use et abuse de tous les vices du capitalisme et de l’économie de marché : exploitation de la masse ouvrière, profit maximum des hommes de l’appareil, absence de droits civiques et politiques, liberté bafouée en permanence...

La question fondamentale qui doit se poser est la suivante : « Quel système démocratique peut-on mettre en place dans notre pays pour juguler les effets néfastes et inégalitaires du système en place ? ».

A partir de ce constat simpliste, certes, succinct, mais que tout le monde comprend, puisque personne ne  veut PROPOSER quoi que  ce soit, je vous propose une dizaine de points fondamentaux pour regrouper ceux qui veulent vraiment combattre le régime mis en place par le Président de la République et installer  une véritable alternance.

       -1 Réappropriation totale ou partielle (avec un minimum de 52% de participation) du système bancaire, de tous les moyens de communications et de productions vitaux pour le pays : EDF, GDF, Poste, Télécommunications, autoroutes...

       -2 Mise en place immédiate d’un plan d’urgence pour l’école en commençant par le commencement, c'est-à-dire par l’école maternelle et l’école primaire. L’école doit retrouver la première place dans le budget de l’Etat.

       -3 Mise en place d’un vaste chantier de formation professionnelle : enseignants, infirmiers, assistantes sociales, éducateurs spécialisés, policiers, magistrats...

       -4 Doublement immédiat du budget de la recherche et mise en place officielle de passerelles entre les secteurs privés et publics.

       -5 Mise en chantier immédiate avec application dans l’année qui suivra l’élection législative de logements sociaux décents. Un logement pour tous dans les cinq ans

       -6 Suppression totale ou partielle et immédi   ate de la TVA sur tous les produits, les services….. La TVA étant un impôt indirect et particulièrement injuste. La perte de recettes fiscales due à cette à cette suppression sera compensée par l’impôt sur les revenus et les produits financiers non productifs ; suppression immédiate du bouclier fiscal.

       -7 Mise en chantier d’une vaste réforme des contributions sociales (il ne s’agit pas de charges mais de contributions ; cf les lois de 1928, 1932, 1936,1945….)

       -8 simplification des lois de décentralisations afin de définir les responsabilités des uns et des autres (qui paie ? Qui fait quoi ?)

       -9 Mise en place d’une grande réforme fiscale qui devra aboutir à la fin de la législature à la suppression de la taxe d’habitation dans sa forme actuelle – impôt injuste s’il en est-

       -10 Mise en chantier d’une grande réforme constitutionnelle redéfinissant les rôles respectifs de l’exécutif, du législatif et du judiciaire.

 Voilà 10 propositions simples qui sont applicables immédiatement et facilement ; il suffit d’en avoir la volonté politique.

Que l’on ne vienne pas m’opposer l’Europe et je ne sais quel machin. Lorsque le parlement européen, la commission, le conseil des ministres auront harmonisé les contributions sociales, la fiscalité, lorsque ces organismes auront fixé un salaire minimum pour tous, nous verrons alors les peuples européens prendre leur destin en main.

Ma conviction profonde est qu’un projet – celui-ci ou un autre-  provoquera un tel débat, de telles polémiques mais aussi un tel espoir que l’évènement dépassera nos frontières. D’autre part, la politique ne se fera plus au rythme imposé par le Président de la République mais sur des idées émanant de l’opposition.

 Si les chantres de l’opposition veulent, comme ils  disent le bien du peuple, qu’ils proposent, qu’ils s’unissent sur un minimum de choses afin d’arrêter la destruction progressive mais programmée de toutes les valeurs de notre république. Si cela ne se fait pas, dans 20 ans nous vivrons toujours sous la botte du Sarkosysme.

 Luc Tinseau


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Commentaires

élections generales: silence du consensus politique par c_berthier le Dimanche 17/05/2009 à 23:25

tract 1er mai "pouruneconstituante" 75

Face à la crise, toujours pas de solution et de proposition pour protéger réellement le peuple !
Mais des centaines de milliards pour protéger les banques des conséquences de leur crise.
Qui, aujourd’hui parle pour le peuple ?
Pour une vraie représentation politique dans une vraie République !
Elections générales, Election constituante !

Les 31 janvier et 19 mars, à l’appel de leurs syndicats, des millions de salariés, jeunes, étudiants, retraités chômeurs, leurs familles, ont manifesté leur refus d’être les victimes de la crise financière mondiale. Ils ont exigé du gouvernement et des assemblées élues des mesures protectrices d’urgence contre le chômage, les expulsions, la misère. Ils ont refusé les attaques contre la protection sociale et les services publics : école, université, poste, hôpitaux, etc.

Dans les circonstances nouvelles d’une crise sociale qui menace tous les acquis sociaux, avec leurs  organisations syndicales, les salariés, retraités, chômeurs et assurés sociaux se mobilisent contre les licenciements, les suppressions de postes, les fins de contrat d’intérim, de CDD, de stages, les fermetures de chantiers, les refus de crédit, etc…

Pourtant, cela ne suffit pas ! Les mesures prises ou proposées contre la crise ne sont ni adaptées, ni acceptées. L’incertitude et l’urgence grandissent.
Les salaries, leur famille, les jeunes, les anciens, les artisans, les paysans, les pêcheurs… le peuple ne voient rien venir des solutions et des milliards qui seraient nécessaires pour des solutions efficaces.
Ils ne se sentent pas écoutés et représentés par les partis politiques, les élus et le gouvernement élus avant le déferlement de la crise. 
Ceux-ci ne résolvent pas les problèmes. Ils doivent être changés sans attendre.

Le problème est général, il est politique, il concerne le Gouvernement de la France, il faut des solutions d’urgence au plan national et sans attendre 2012. Mais les institutions de la République ne fonctionnent plus pour le peuple, le pouvoir échappe aux élus. Il faut rendre le pouvoir au peuple.

Les élections européennes ne sont pas la solution. La participation y sera partout très faible.
Il n’est pas de mesure défavorable au peuple qui n’ait été prise sans que soit invoquée l’Union Européenne, dernièrement à l’appui de la réduction brutale et autoritaire des ressources des collectivités locales et des services publics de proximité !
Il faut, dans l’urgence, que le peuple s’organise pour donner un coup d’arrêt !

De nouvelles propositions, de nouveaux programmes doivent être soumis aux suffrages des électeurs pour les protéger efficacement, eux et leurs familles, contre les conséquences de la crise.
Il faut une réponse rapide et énergique aux conséquences de la crise financière et réaffirmer nos  droits à la santé, au travail, à l’éducation, au logement, à la dignité.

Il faut aussi redonner aux Français des institutions, une constitution qui leur permette de nouveau d’être entendus et de contrôler la façon dont ses élus et le gouvernement respectent leurs engagements.
Plusieurs fois dans leur histoire, dans des circonstances décisives, les Français ont obtenu la convocation d’élections générales parlementaires et d’une assemblée constituante.

Il faut faire cesser le silence sur ces questions. Il faut rendre la parole au peuple.
Chacun, dans ses organisations, ses associations, son parti, sa commune, auprès de ses élus… peut être porteur de telles exigences. Personne ne le fera pour lui. N’ayons confiance qu’en nous même.
La légitimité même des institutions de la République est en cause.
Elle est nécessaire pour répondre efficacement aux conditions de vie révoltantes qui menacent le peuple français.
La vraie représentation populaire passe par la convocation d’une Assemblée Constituante élue au suffrage universel direct.

Association pour une Constituante,  13 rue du Pré saint Gervais 75019 Paris
www.pouruneconstituante.fr, pouruneconstituante@yahoo.fr



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