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Avec mes bons voeux ...

Par Luc Tinseau • Actualités • Mercredi 06/01/2010 • 1 commentaire  • Lu 1693 fois • Version imprimable


En cette période de vœux, permettez-moi d’en faire et un seul :

ARRETEZ DE PARLER DE CHARGES SOCIALES

Si les responsables du MEDEF, les journalistes, les syndicalistes, les femmes et les hommes politiques voulaient bien, ne serait–ce que 2 minutes se rappeler l’histoire sociale de notre pays au lieu de «  se la raconter » à leur petite sauce personnelle !!!

Les Lois sociales de notre pays, pour faire court en termes de références, datent des années 1928, 1936, 1945….. sans oublier les textes sur le droit de se syndiquer ni le droit de faire grève. 

Ces Lois sociales ont été créées pour assurer une couverture maladie totale ou partielle, une retraite, des allocations familiales, puis au fil du temps, les accidents du travail, les allocations chômage…

Peut-être est-il bon de rappeler l’exposé des motifs de l’ordonnance du 4 octobre 1945 – ordonnance signée par le Général DE GAULLE. 

«La sécurité sociale est la garantie donnée à chacun qu’en toutes circonstances il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes. Trouvant sa justification dans un souci élémentaire de justice sociale, elle répond à la préoccupation de débarrasser les travailleurs de l’incertitude du lendemain, de cette incertitude constante qui crée chez eux un sentiment d’infériorité et qui est la base réelle et profonde de la distinction des classes entre les possédants sûrs d’eux-mêmes et de leur avenir et les travailleurs sur qui pèse, à tout moment la menace de la misère. »

 Je laisse à chacun le soin de lire et de relire cet exposé des motifs et d’en analyser chaque terme !!!!

 De plus, si l’on se reporte aux débats, discussions, réunions qui ont eu lieu en 1944-1945 entre le patronat et les organisations syndicales, les cotisations sociales ne représentent en réalité qu’un salaire différé. Les cotisations sociales ne sont donc que le fruit du travail de la classe salariale ! Les fonds ainsi recueillis étaient gérés jusqu’aux ordonnances de 1967 à parité par les organisations syndicales ouvrières et le patronat.

Entendre aujourd’hui les représentants du MEDEF se plaindre de la lourdeur des « charges » relève au mieux d’une méconnaissance de l’histoire…… malheureusement ces plaintes et ces gémissements relèvent beaucoup plus d’une hypocrisie et d’un mépris de la masse des travailleurs qui produisent les richesses de leur entreprise. Il est à mes yeux, désolant d’entendre les syndicalistes et les responsables politiques de gauche parler de charges pour les entreprises. IL N’Y A PAS DE CHARGES, il n’ya que des contributions, contributions de solidarité qui ont fait et qui font encore aujourd’hui la force et la richesse de la France.

Il serait souhaitable que toutes celles et tous ceux qui ont accès aux médias rappellent les motifs de l’ordonnance de 1945.

En cette période où du plus haut sommet de l'État on ose parler de fraternité, de solidarité, reportons-nous à notre Histoire pour rappeler aux tenants du capital, de la richesse que cette solidarité, cette fraternité commencent par le partage en faveur des plus défavorisés.

 


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Commentaires

arrêter de parler de charges sociales par avossa le Mercredi 06/01/2010 à 19:03

observation particulièrement pertinente. 
le Medef , les médias savent ce qu'ils font lorsqu'ils parlent sans vergogne depuis des années de "charges" sociales en mélangeant tout. Leur matraquage imprègne profondément nos concitoyens, Qui n'a entendu des salariés au bas de l'échelle incriminer les charges trop élevées sur les entreprises, cause de tous leurs maux? qui leur a expliqué à ces salariés, pas les syndicats , pas les partis de "gôche", pas l'école, encore moins l'université,, que les soi disant  charges sociales sont des salaires différés qui leur sont dûs (remboursements sécu, retraites, chômage...), que dans une société évoluée  chacun , y compris les entreprises, doit  payer des impôts. Même la cour des comptes  l'a relevé, les milliards "d'allègements" de charges  ponctionnés depuis au moins trente ans sur les  budgets successifs de la sécurité sociale n'ont eu aucun effet sur le chômage,  constituant une véritable rente pour les entreprises. l'affaire a été vite expédiée par les médias qui préfèrent dauber à longueur d'année sur le déficit scandaleux de la sécurité sociale ou les tricheurs à l'assurance maladie



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