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Grèce: État d'urgence

Par la-sociale • Internationale • Vendredi 03/07/2015 • 4 commentaires  • Lu 1742 fois • Version imprimable


Ne nous y trompons pas: les déchaînements de haine contre Syriza ont un sens. Schultz, le président "socialiste" du prétendu "parlement européen" appelle à en finir avec "l'ère Syriza" et demande le renversement de Tsipras pour le remplacer par un gouvernement de technocrates. Leur but à tous: c'est le coup de force contre le peuple grec et contre la démocratie. Quel que soit le résultat du référendum, la situation va se tendre encore plus. Et alors tout est possible. Le capital financier ne plaisante pas quand ses intérêts fondamentaux sont en jeu. On se souvient comment la CIA et les forces armées grecques avaient organisé l'assassinat du député Lambrakis et renversé la démocratie pour lui substituer une dictature militaire féroce (voir le film "Z" de Costa-Gavras). Sous des formes différentes, un scénario de ce genre est en train de se mettre en place. Si Tsipras ne capitule pas - mais s'il capitule, il est politiquement mort -, on trouvera les moyens de s'en débarrasser. Et à la manœuvre on trouve en tête les "socialistes" européens, les Schultz et les Sapin (menteur invétéré), les descendants des assassins de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht. La droite, qui vient de rendre hommage au "souverainiste" Pasqua n'est pas en reste contre le "démagogue populiste" Tsipras et veut faire rendre gorge au gouvernement grec. Des gens qui ont fait croître la dette française de 600 milliards sont évidemment bien placés pour donner des leçons.

Tout le monde le voit. Le conflit entre la troïka et le gouvernement grec n'est pas une question de technique économique, mais bien une question politique. Il s'agit pour la troïka de briser dans l’œuf tout ce qui pourrait encore se manifester d'aspiration des peuples à la liberté et à la démocratie. Symboliquement, c'est dans la patrie de la démocratie et la civilisation européenne que les sicaires du capital financier ont décidé de porter le coup fatal contre la démocratie.

Les conséquences de cette situation gravissime devraient être tirées.
- Tous ceux qui se sentent encore à gauche devraient rompre derechef avec ce tas d'immondices qu'est le PS.
- Tous les "républicains de l'autre rive" comme les appelait Jean-Pierre Chevènement devraient rompre avec le parti des Sarkozy, Le Maire et autres Fillon  tout aussi peu nationaux que républicains.
- devrait se former une alliance large de tous les républicains défenseurs de la souveraineté de la nation et de la liberté des peuples, une alliance qui ouvrirait la voie à une Europe des nations souveraines.

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Commentaires

par Serge_Gomond le Lundi 06/07/2015 à 14:42

 

L'argent, nerf de la guerre ?

Il est a noté que la monnaie unique européenne (l’euro) a été purement et simplement confisquée – via le traité européen (voir Pacte budgétaire européen, TSCG) – et les instances dirigeantes européennes (plus le FMI)… ont réduit à néant « la politique monétaire » de chaque État de « la zone euro », car celle-ci fut (définitivement) gravée dans le marbre. C’est une arme redoutable contre les peuples européens, qui ne sert que les intérêts de l’élite européenne, et asservit les peuples européens à la politique ultra-libérale que nous impose la Commission européenne (et le club « Eurogroupe »), et bâillonnera définitivement les peuples… Nous avons pu (malheureusement) constater que lors du déroulement des derniers événements survenus en Grèce, le rouleau compresseur néolibéral européen à non seulement ruiner ce "partenaire" européen, mais a aussi exercer un terrorisme financier… l’enchaînement de tous ces événements furent très révélateur de la véritable nature et de la vraie stratégie (les objectifs réels) de la Commission européenne !, et le personnel politique a agit (enfin) à visage découvert, et pour les peuples européens ce fut une vraie révélation ; le degré de servilité de certain(ne)s, fut encore plus démystificateur pour les peuples européens !

 

Merci à Tsipras, Varoufakis et Syriza pour cette leçon magistrale de démystification des instances européennes, de leurs dirigeants et du personnel politique européen (mais pas que), un vrai régal !


Re: errata par Serge_Gomond le Mercredi 08/07/2015 à 13:39


deux oublis importants rendent ce commentaire beaucoup moins clair, aussi je me suis permis de les rajouter en gras et les souligner (désolé):

L’argent, nerf de la Guerre ? Il est a noté que la monnaie unique européenne (l’euro) a été purement et simplement confisquée – via le traité européen (voir Pacte budgétaire européen, TSCG) – et les instances dirigeantes européennes (plus le FMI)… ont réduit à néant « la politique monétaire » de chaque État de « la zone euro », car celle-ci fut (définitivement) gravée dans le marbre (voir les critères de convergence). C’est une arme redoutable contre les peuples européens, qui ne sert que les intérêts de l’élite européenne, et asservit les peuples européens à la politique ultra-libérale que nous impose la Commission européenne (et le club « Eurogroupe »), et bâillonnera définitivement les peuples… Nous avons pu (malheureusement) constater que lors du déroulement des derniers évènements survenus en Grèce, le rouleau compresseur néolibéral européen à non seulement ruiner ce "partenaire" européen, mais a aussi exercer un terrorisme financier… l’enchaînement de tous ces évènements furent très révélateur de la véritable nature et de la vraie stratégie (les objectifs réels) de la Commission européenne !, et le personnel politique a agit (enfin) à visage découvert, et pour les peuples européens ce fut une vraie révélation ; le degré de servilité de certain(ne)s, fut encore plus démystificateur pour les peuples européens !

Merci à Tsipras, Varoufakis, Syriza et au peuple grec pour cette leçon magistrale de démystification des instances européennes, de leurs dirigeants et du personnel politique européen (mais pas que), un vrai régal !


Let it bleed ! par Serge_Gomond le Mercredi 15/07/2015 à 11:35

Nigel Farage exécute la dictature financière européenne et le terrorisme financier néolibéral en quatre minute… voir la vidéo sur ce site :  http://www.zerohedge.com/news/2015-07-09/nigel-farage-destroys-eu-group-think-just-4-minutesthere-new-berlin-wall-and-its-cal, c’est du saignant !


Le plan concocté par l’eurogroupe par Serge_Gomond le Jeudi 16/07/2015 à 14:26

Le plan concocté par l’eurogroupe, et imposé au premier ministre Tsipras et à l’ex-ministre de l’économie Varoufakis, de la manière ignoble que l’on sait, est un Grecexit en bonne et due forme !

 

Tsipras se bat comme un beau diable pour éviter l’implosion de son parti, Syriza, et/ou au choix : 

1) une guerre civile (si les choses venait à s’envenimer sérieusement !, car n’en doutons pas, il s’agit bien de terrorisme financier, concocté par les oligarques l’UE, via la BCE et le FMI, sur fond de coup d’état financier),


2) ou, le terrain politique laissé à l’extrême droite grecque (Aube dorée), postée en embuscade et qui n’attend que ça ! (des militaires en retraites ont même menacé ouvertement le gouvernement du premier ministre grec, Tsipras, d’un coup d’état si celui-ci décidait de quitter le giron de la zone euro (sous-entendu les forces de l’OTAN) ). 

 

Et contrairement à ce que nous cachent les oligarques européïstes et les grands groupes médias, ce plan est non seulement une bombe à retardement politique, mais aussi, et surtout économique !…

 

Ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il faut en finir avec l’euro ! (même si Tsipras, se veut le représentant de toutes les tendances politiques en Grèce (sauf bien entendu les fachos d’Aube dorée), et ce qu’il ne dit pas, c’est que ce piège mortel pour la Grèce et le peuple grec, est une arme diabolique, qui rend impossible le redressement économique de ce pays ! D’ailleurs, comment peut-on imaginer concilier des économies aussi disparates que celles (des pays) de la zone euro ?

 

La Grèce est exsangue, ruinée par le poids exorbitant de la dette, et l’eurogroupe, l’UE, la BCE et le FMI, le savent que trop bien ! C’est pour cette raison qu’ils se sont permis de faire le forcing (car il n’y avait aucun risque pour eux…), tout en sachant que Tsipras n’avait pas d’autre solution que de "négocier"… le flingue sur la tempe !, et ils savaient parfaitement, qu’en proposant ce plan abject à Tsipras, celui-ci aboutirait inéluctablement à son élimination politique, pour la bonne et simple raison qu’avec ce plan, la Grèce ne pourra pas se relevé économiquement !



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