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La ligne Valls: déréglementation du droit du travail

Par Vincent Présumey • Actualités • Jeudi 19/02/2015 • 1 commentaire  • Lu 1730 fois • Version imprimable


En tant que telle, la loi Macron n'est pas une loi, mais un invraisemblable pot pourri de rustines, violons à pisser, gadgets et autres cornegidouilles, au milieu duquel a été placée une attaque antisociale centrale : le travail du dimanche. Purement et strictement antisociale et même pas "économique" au sens du grand patronat, du moyen patronat ni du petit patronat : les ouvertures le dimanche globalement ne doperont ni l'offre ni la demande, n'auront d'autre impact global que de corseter un peu plus la vie des gens et susciteront peut-être même une recrudescence ... des fermetures du lundi. Alors quelle est donc la logique impérieuse et impérative de ce pauvre bricolage intempestif et bancal ?
La réponse est dans le Canard Enchaîné de ce jour, p. 3 : Benoit Hamon espérait jusqu'à la nuit du 14 au 15 février que les compensations en matière de récupération et de rémunération soient inscrites dans la loi, cherchant donc un compromis permettant aux députés PS dits "frondeurs" de voter le texte de loi. Refus total, en provenance non de Macron, mais de Valls. Signification politique : il ne fallait en aucun cas pour Valls que la moindre compensation figure dans la loi, il fallait à tout prix, indépendamment de toute considération même "économique", que le message de l'atteinte aux droits sociaux soit porté. La ligne bleue horizon réelle de notre premier ministre est celle de Thatcher : la déréglementation totale du droit du travail en général, et du temps de travail en particulier.
Cela valait bien, pour lui, un 49-3. Et ceci vaudrait bien le renversement de ce gouvernement ...


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Commentaires

renversement du gouvernement? par djoulious le Mardi 24/02/2015 à 08:44

Je suis tout à fait d'accord avec le fait que ce gouvernement mériterait d'être renversé, comme bien d'autres avant lui, et bien d'autres aprés.
Mais comment le renverser?

Le recours au 49.3 entraîne, certes, une motion de censure entrainant un vote de confiance. Mais cela est une blague. Les "frondeurs" jouent avec l'opinion en ne donnant pas la majorité à cette loi mais, comme par hasard, le jour où il faut voter la confiance, ils ne sont plus "frondeurs". Bizarre non?

En fait, ca se comprend trés bien. Ne pas voter la confiance du gouvernement entrainerait des législatives anticipées qui, de fait, engagerait le siège des députés "frondeurs". Or, risqueraient-ils, dans le contexte actuel, ne pas être réélu et de perdre ainsi leur "emploi"?

Ces gens qui ont fait de la politique leur métier, comme tout un chacun, protégeront leur emploi coûte que coûte.

Ma question est donc la suivante : à quoi cela sert-il de "fronder", puisque, en dernier lieu, tous rentreront bien gentiment dans le rang au moment de mettre ce "gouvernement" face aux responsabilités de sa politique?



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