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La prostitution des territoires, le sacrifice reconnu

Aménagement et politique de la ville

Par Julien Rebotier • Débat • Lundi 30/01/2006 • 0 commentaires  • Lu 1144 fois • Version imprimable


L’aménagement du territoire travaille sur les pôles de compétitivité. C’est en tout cas la dernière grande annonce du gouvernement en terme d’aménagement et dont la réflexion a débuté en décembre 2002. Le polycentrisme « maillé » reste la ligne que défend la DATAR dans ses dernières prospectives : "La France de 2030", afin de diffuser sur l’ensemble du territoire national ce qui pourrait être attiré par les « pôles ». Cette conception consiste en une concentration et accumulation des activités et investissements pour rendre particulièrement attractifs certains territoires, vous l’aurez compris, des villes, et ainsi capter les investissements, étrangers ou nationaux. Reste à savoir dans quelle mesure ces pôles peuvent attirer les entreprises ou toutes les formes de capitaux, autrement dit, être compétitifs. D’aucun diront : tous les moyens sont bons... Non ? C’est en tout cas ce qu’il parait : la prostitution et le sacrifice des territoires urbains dans le cadre de l’économie mondialisée.

 

On voit la compétitivité partout, la fameuse « jungle » de l’économie mondialisée, ingrate et sans loi, sauvage, mais... « C’est comme ça ! », nous entendons-nous dire. « Si on n’arrive pas à être performant et compétitifs [flexibles et innovants, adaptables et réactifs, bon marché et pas compliqués...], l’entreprise ira chez le voisin ! » Toutes les métropoles à ambition mondiale arrivent à afficher les mêmes fonctions - ou tendent à le faire, les mêmes profils, les mêmes recettes : tourisme, culture, sécurité, aménités urbaines, nouvelles technologies, intégration à l’économie monde, synergie des partenaires, diversification des activités... La spécificité - pas la spécialisation ! - qui ne soit pas standardisée relève du miracle et il faut vraiment racler les fonds de tiroir pour faire original. La pression est tellement forte, que si le territoire d’accueil ne « s’efforce pas » un peu, il n’y aura d’autres remèdes que la délocalisation vers d’autres territoires plus compétitifs. C’est à ces menaces que la DATAR s’emploie à répondre en proposant pour la France le scénario du polycentrisme maillé, les centres étant les métropoles et pôles de compétitivité, « maillé » relevant du - reste - du territoire est censé rassurer ceux qui se soucieraient de ce qui, en France, n’est ni métropole ni pole de compétitivité. Le territoire, quoi. 60% des français vivent dans des aires urbaines de 100000 habitants au moins. Evidemment, toutes ne sont pas des pôles de compétitivité, 67 ont été proposés au gouvernement (en cours de procédure) et il est évident que ni les fruits de la compétition ni les aménités du pôle ne sont équitablement répartis sur l’ensemble de l’aire urbaine concernée...

L’innovation est au cœur des stratégies de développement, il faut tenir compte des stratégies globales des grandes firmes pour constituer des « écosystèmes de la croissance » sur le territoire national. Clairement, ce sont les emplois supérieurs (services aux entreprises, recherche, commerce, gestion d’industries...) qui tirent la croissance et ces emplois sont l’apanage des grandes métropoles. L’économie monde serait donc « comme ça ». Soit, consentons au sacrifice du toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus fort si c’est là le seul salut pour sauver - ?? - notre territoire et attirer les fameux capitaux porteurs de croissance. Cela dit, la compétitivité ne se fait pas sans sacrifice... de qui ? Sauver le territoire, sur l’autel de la mondialisation ? Ou de ceux qui, sans en avoir l’air, en font les règles... ? A qui profite le crime ?

Si l’on concentre les activités et promeut les métropoles pour les faire monter dans le train de la mondialisation et de l’économie en réseau, gagner en rayonnement, favoriser les « accélérateurs » de ce rayonnement, on aura des îlots, sur le territoire national, connecté à l’économie globale. Bien sur, un territoire - au moins support - est toujours nécessaire, mais il n’empêche que concentration et polarité rendront utopique la péréquation « naturelle » par le marché et la dynamique compétitive. Si le marché n’était pas excluant mais équitable, ça se saurait. Or, comment se passe une redistribution si l’Etat a de moins en moins d’outil de péréquation ?

On sait très bien que dans ce rural - pas toujours profond - c’est l’emploi public et la redistribution par allocation et minima sociaux qui maintient un certain niveau socio-économique. L’Argentine par exemple, dans les années 1980’s et 1990’s s’est complètement défaite de ses grandes entreprises nationales, dans les secteurs clés comme l’énergie, les technologies - télécommunication, les services urbains - dont la mission de péréquation sociale est évidente... Une privatisation en règle, au pas de course, au secteur privé pour la grande majorité du patrimoine. Les plans d’ajustement structurels se sont chargés de casser les aspects de politiques sociales, allocations et minima. Forcément, sans plus aucun levier entre les mains, le gouvernement peut toujours hausser les épaules, il n’y a plus de moyens d’actions. Nous concernant, avec les deux vagues de décentralisation (1982, approfondie fin 1990’s ; et 2003) des pouvoirs sont partis aux collectivités territoriales et à l’Europe. L’Union Européenne semble l’échelon indiqué pour la péréquation à la suite de l’intégration à une économie réseau assez discriminante (après la galère des années 1980’s, la reprise de la croissance et là dans les 1990’s, mais accompagnée de la croissance des inégalités). Bien, l’Europe donc, tant mieux, en plus on vote. Oui, mais, la commission européenne, organe exécutif - à l’initiative débordante - des politiques communautaires n’est pas élue. Elle est le produit de nos gouvernements nationaux. Représentation indirecte qui ne correspond pas, de toute façon, à la fonction pour laquelle on a élu les représentants. Reste le parlement, élu directement lui. Pas de chance, d’une part, on n’a pas de campagne européenne pour réfléchir et faire une politique sociale à l’échelle européenne - la politique économique ne posant actuellement aucun problème de consensus - et d’autre part, la commission peut envoyer bouler le parlement. Oui, le pouvoir législatif ne contrôle pas le pouvoir exécutif, comme dans toute bonne démocratie. Donc pas de moyens - citoyens - de tirer les cloches à la commission pour garantir une péréquation territoriale des richesses drainées par nos pôles de compétitivités au dépend d’autres espaces.

Cette idée selon laquelle « si un pôle gagne, l’arrière-pays perd » est fortement contestée par les rapports de la DATAR : « En tout état de cause, on ne doit pas isoler Paris et le reste du territoire, les dynamiques en cours étant très solidaires, dans un jeu qui n’est pas à somme nulle. » [1] Autrement dit, ce que Paris gagne n’est pas forcément pris à la province (leitmotiv de l’aménagement anglo-saxon). Bon. Toujours est-il que la DATAR explique difficilement cette transmission de croissance entre un pôle compétitif et d’autres pôles ou le reste du territoire et se contente de constater une corrélation entre la croissance des emplois supérieurs dans les grandes métropoles et un dynamisme du marché du travail - proportionnellement, concernant de façon moins spécifique les fameux emplois supérieurs - dans les autres aires urbaines. Peu convaincant. On parle là de 78% de français. Les 22% de français restant - et la grande majorité - du territoire national, le « fait rural », doit faire l’objet, selon le premier ministre, d’une politique spécifique... mais restons autour du fait urbain.

C’est officiel, le développement se fait par les pôles de l’économie mondialisée et non plus par un territoire ressource attaché à un grand centre aux fonctions de productions. La ligne d’exclusion passe ailleurs que dans le continuum territorial. Elle vient du choc entre l’intégration réticulaire et une pratique aréale du territoire, celle qui correspond au quotidien, au bassin de vie (oui, ces aires urbaines, telles qu’elles sont vécues, et non pas considérées comme des pompes compétitives à capitaux). Les idées s’entrechoquent. D’un aménagement concevant le territoire comme continu, on est passé à un espace réseau, qui voit les pôles, les métropoles, l’économie monde et qui, selon le principe anglo-saxon, considère que les territoires autour de la ville ne pâtissent pas forcément des bons résultats de ladite ville. Autrement dit, retour au fantasme irradiant des 1970’s, on n’a qu’à faire des pôles de développement, et toutes les bonnes choses captées vont bien se diffuser sur les territoires environnants et dans les autres aires urbaines mineures en réseaux. On s’est déjà mis la tête dans le mur une fois, en séparant les activités, spécialisant les pôles, concentrant les populations - voire les types de populations - dans des secteurs résidentiels - voire des barres d’habitat collectif dans les banlieues... suivez mon regard. Aujourd’hui on a la même chose, mais pas pareil : « tout est dans la diversification, le partenariat et la proximité des acteurs. » Donc tout le monde fait la même chose, et c’est à celui qui lave plus blanc que blanc (comprenez : à celui qui reviendra sur son droit du travail ou abaissera ses exigences environnementales pour être plus compétitif [2]). Pour le reste des territoires, « osons le désert », les gens bougeront forcément sur les territoires qui gagnent et quitteront les territoires qui perdent. Ils y trouveront à coup sûr du travail. La compétitivité c’est l’adaptation, la mobilité. Il faut donc des gens flexibles, des vies flexibles. Je ne vois qu’une chose dans cette politique économique et ce parti pris de l’aménagement : l’accroissement des inégalités reproduites à une échelle plus grande.

On retrouvera à une autre échelle les mêmes ségrégations, stigmatisations, discriminations. Par effet d’accumulation d’avantages - la compétitivité aussi fonctionne ainsi - ce seront les mêmes - toujours plus minoritaires - qui pourront monter dans les wagons de « l’économie mondialisée » : les éduqués, les « compétents », les qualifiés, ceux qui pourront s’attarder dans leurs études pour atteindre un niveau confortable du marché du travail, celui des « emplois supérieurs ». L’économie de dernière génération est toujours plus excluante : nouvelles technologies, finances, services, tourisme... Celui qui n’est pas qualifié devra se contenter d’un piètre boulot et vivre collé à la conjoncture - que l’on sait fluctuante, forcément. La Nouvelles-Orléans, pour qui sait y voir, nous a montré une ville à forte activité touristique, donc une économie essentiellement basée sur le service, qui profite beaucoup à ceux qui « détiennent », mais, de fait, doit drainer une marée de population peu ou pas qualifiée (ici, entre autres, pauvres, noirs, latinos) disposée à faire des boulots saisonniers dans un secteur réputé mal payé ! Pas de voiture pour évacuer, pas de politique publique pour la prévention, pas d’évacuation envisagée... ou plutôt si : « quittez la ville », avant que le cyclone ne passe. Ne reviendront que les plus compétitifs et les plus résistants - de ceux qui n’ont pas pu fuir. Sélection naturelle, darwinisme social...

Si l’on s’obstine à suivre ce modèle économique, ces stratégies de croissance, il faut inclure. Former ? Ce n’est pas en apprenant à faire du traitement de texte ou une somme sur Excel qu’on valorise les « opportunités des gens » ou qu’on fait de « l’épanouissement humain ». On fabrique en série des robots, de la main d’œuvre peu qualifiée, sans classes, individualisée, malléable à merci, aux besoins du moment. L’école devient qualifiante par rapport aux besoins de l’économie. La réforme des cursus du secondaire qui préfigurait des spécialisations toujours plus tôt abaissaient des coût de formations inutiles pour des gens simples : A quoi sert-il de réfléchir une fois dans sa vie en Terminale à l’idée de dignité humaine pendant un cours de philo si c’est pour scruter les annonces d’Intérim toute sa vie ? Ou de s’interroger à la justice spatiale en cours de géo ? Ou de se pencher sur les réformes du Front populaire en 1936 ? Ou sur les modèles de développement des années 1980 et 1990 ?? L’école est menacée de devenir un grand centre de formation pour les territoires compétitifs : économie de service et haute technologie. Soit on tape dans les niveaux confortables du marché du travail, soit on a le choix critique d’un travail dénigrant. On en est, ou on n’en est pas.

Aujourd’hui, certains jeunes de banlieue se rebellent. Tout tient encore car il est distribué un minimum à une majorité de la population, mais ces répartitions ne sont pas fixes et les inégalités ont cru dans les années 1990. Les consciences de masse ou les regards critiques ne sont plus, par individualisation et un sauve-qui-peut frénétique. Si l’accroissement des inégalités continue, le rapport de force jouera en faveur de la rupture d’équilibre, de l’éclatement. La solution réactionnaire consiste à mettre dos à dos les marginalisés de la condition économique toujours plus nombreux et de faire porter des responsabilités mutuelles (parents irresponsables, polygamie, communautarisme, nonchalance congénitale...). Aujourd’hui, il faut - encore - monter au créneau pour une prise de conscience, au moins, vers un changement radical ou une révision fondamentale des tendances. Soit on participe tous du projet économique, et le projet économique devient social, soit la DATAR et le gouvernement continuent ces déambulations ésotériques d’ingénierie socio territoriale et mettent du bois sous le chaudron. Il faut alors assumer la politique anti-sociale et excluante, la référence inflexible - elle - au diktat d’une économie sauvage mondialisée. Cette idée pour la France de 2030 est-elle intégratrice ? Il n’y a pas de projet social. Il n’y a là qu’un projet économique. Qui s’occupe du cadre de vie ? des questions sociales ? D’un territoire du quotidien ?

La question du cadre de vie, des banlieues, des résidences, du quotidien, c’est la politique de la ville qui doit s’en charger, aidée par la croissance économique providentielle : « En confortant leur place européenne, les principales agglomérations pourront irriguer plus largement le territoire qui les environne. Cette voie doit permettre d’éviter les effets négatifs de la ‘métropolisation’ : extension démesurée, ségrégation sociale et dégradation de la qualité de vie et de l’environnement. » [3] De plus, quand ça chauffe trop, l’Europe peut débloquer entre 50 M et 1Mds d’euros, dixit le président Barroso. Il faudrait éviter le dégât de trop de casse. Avec quels outils la ville peut-elle agir si elle a, de fait, moins de moyen que l’Etat ou l’Europe sur la régulation des marchés et sur ce qui va faire que elle, ville, sera attractive [4] ... ? Manifestement, il y a conflit d’échelle. Il faut donc faire une ville compétitive, une ville amène, surfer sur le développement durable, la proximité, les espaces verts, l’image écolo... et tout irradiera ! A Edimbourg, les habitants « normaux » (vous, moi) ne peuvent plus guère se maintenir au centre. On joue des réaménagements urbains, argument de vente pour un marketing urbain international, mais tout cela coûte cher, et le foncier prend de la valeur. Il faut soigner l’environnement, tout l’environnement, alors on fait des villes « propres » pour des gens « biens ». Les territoires qui échappent aux ambitions de compétitivités ne méritent pas l’attention des pouvoirs publics - à moins de trop s’ébrouer ? Voilà donc les signes d’une politique nationale, du pacte républicain, d’une politique solidaire ? L’effort d’intégration serait-il anti-compétitif ? On aimerait voir rimer compétition avec autre chose qu’exclusion.

L’Etat sait mettre au point une « stratégie nationale de renforcement de l’offre métropolitaine de la France en Europe. » Dans cette perspective, il est même prêt à mettre à disposition son patrimoine foncier et immobilier en ville pour rendre plus attractif le marché du centre aux entreprises qui cherche synergie d’acteurs, proximité, accessibilité et diversité d’activités. L’Etat doit favoriser l’émergence de nouveaux quartiers d’affaires dans les grandes aires urbaines de province aussi... Bien, quelles sont les mesures - qui semblent être d’intérêt national et républicain - pour traiter la « question urbaine » dont on se détourne depuis le début des années 1970 ? Après la suppression des emplois jeunes, d’une grande partie des subventions aux associations locales, après ce qui passe pou une casse de tout ce qui peut passer pour un tissu social et associatif local... A quoi s’attendre ? Peut-être verra-t-on ressortir jusqu’à 3 milliards d’euros de crédit pour faire face à l’urgence. Miracles ? Non. Ces 3 milliards correspondraient à la suppression de crédits parue au décret °1362 à hauteur de 3.063.065.127 [5] et prononcée par Coppé et Breton, à l’ombre d’une actualité occupée par les « violences urbaines », pour ne pas dire d’un appareil médiatique complaisant. Pour pleurer, on peut seulement lire qu’au titre de ces suppressions, dans le secteur travail, santé et cohésion sociale, on a :

-  pour Emploi et Travail : - 1 335 875 670 € ( !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!)
-  pour la Santé, Famille, Personnes handicapées et cohésion sociale : - 79 501 464 €
-  pour la Ville et rénovation urbaine : - 46 672 148 €
-  pour le Logement : - 72 047 536 € ... qui partent en fume pour ressortir du chapeau comme un signe définitive de volontarisme politique et de cohésion sociale...

Pour qui nous prend-on ? Quand on voit que 20 nuits d’incendies et des milliers de voitures brûlées arrivent à peine à obtenir l’ouverture d’un discours collectif sur la question, ce qui paraît le minimum vital d’une démocratie digne, il y a de quoi s’interroger.

-  Il faut rendre inéligibles les élus qui escamotent les textes à vocation sociale ou solidaire, de péréquation ou de justice socio spatiale. Il n’y en a déjà pas beaucoup, il faudrait voir à les faire respecter.
-  Il faut que l’Europe assume et garantisse des droits sociaux et droits du travail à la hauteur des prétentions légitimes à la dignité humaine et éviter que les territoires à l’intérieur de l’Europe continuent d’entrer en compétition au prix d’exigences sociales, sanitaires ou environnementales.
-  Il faut ouvrir le débat national sur le projet national de politique sociale, sur le projet de société et sortir des arcanes obscures d’un pouvoir fort peu enclin à la critique et dont on ne saurait trop attirer l’attention sur une collusion éventuelle avec d’autres intérêts économiques et politiques... Jusqu’à preuve du contraire, nos élus restent nos représentants. CDD de 5 ans en quelques sortes, voire moins si faute professionnelle. Et sans préavis s’il faut.
-  Il faut afficher des priorités politiques issues d’un débat critique et restaurer des outils de gouvernance. Une fois qu’on aura tout vendu, délégué toutes les responsabilités et réparti toutes les prérogatives, à quelques échelons que ce soit, il ne faudrait pas que l’Etat se mettent à jouer le rôle de la régulation... et d’un haussement d’épaule nous annoncer qu’il ne peut rien faire...

C’est à se demander si les pouvoirs publics ont encore envie que le marché soit autre chose qu’une activité excluante. Il n’y a rien, dans cette vision de l’aménagement et ces projets de pôles de compétitivité qui nous indique une quelconque ambition sociale. Il faut bien tirer la charrue, il n’empêche que même le dernier des idiots des cochers s’interroge sur la santé de ses bœufs.
- Débat
- Sens critique - l’école ne doit pas sombrer
- Information responsable - pour tout le spectre de la presse, ça c’est utopique, mais qu’il y ait des organes de presse honnêtes, quelques uns au moins, ne relevant ni du catastrophisme ni du sensationnel
- Protagonisme social - car il faudra s’y faire, la défense de nos démocratie coûtera sans doute à ceux de ma génération plus qu’un vote et une représentation régulière...

Tout ça pour faire en sorte que le développement durable ne soit pas un outil marketing mais une manière d’être et de se penser avec les autres, en quelque sorte, un épanouissement humain.

On l’aura compris, les chemins du paradis ne sont, eux, pas pavés de fleurs bleues (blanc, rouge...).

Julien Rebotier


[1] Pour un rayonnement européen des métropoles françaises. Eléments de diagnostic et orientations, DATAR, 2003, p15

[2] Le droit du travail est encore un outil de contrôle national, mais dont il faut grandement se soucier à la vue des dernières précarisations liées aux contrats d’embauche et autres modalités accélérées d’emploi / licenciement. On est bien loin de la défense de privilèges sociaux d’arriérés nostalgiques. On a là un des derniers leviers de régulation ! En Amérique Latine, les entreprises du premier monde sont délocalisées dans des endroits qui ne sont pas regardant sur les normes environnementales, qui sabordent leurs droits sociaux et qui détaxe entièrement ou presque à l’entrée et à la sortie des produit. Ça s’appelle une zone franche. Et nos entrepreneurs d’un premier monde prompts aux leçons s’y précipitent.

[3] Pour un rayonnement européen des métropoles françaises. Eléments de diagnostic et orientations, DATAR, 2003, p35

[4] Notons que lorsqu’elle a des sous, la ville, elle, s’empresse d’échapper aux clauses de la loi SRU et solidarité urbaine : Neuilly sur Seine, pour ne pas accueillir les 20% de logements sociaux réglementaires sur son territoires paie ses voisins, un peut comme d’autre villes paient aussi aux voisins pour ne pas avoir les décharges ou les stations d’épuration chez eux grâce à l’intercommunalité...

[5] Information Jacques Cotta.


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