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Mélenchon, Chavez et le Venezuela. Une idylle mal venue

Un article de Marc Saint-Upery (Revue du MAUSS)

Par la-sociale • Internationale • Mardi 09/10/2012 • 0 commentaires  • Lu 1976 fois • Version imprimable


Suite aux propos enchanteurs de Jean-Luc Mélenchon sur Chavez (ou Cuba) et à la victoire électorale de ce dernier, nous croyons utile de reproduire ici le courrier adressé par Marc Saint-Upéry à ses amis et camarades. Essayiste, traducteur, auteur du « Rêve de Bolivar : le défi des gauches sud-américaines » (La Découverte, 2007), infatigable militant progressiste, Marc Saint-Upéry est l’un des meilleurs connaisseurs français de l’Amérique latine. Nous faisons suivre ce bref courrier par le texte qu’il a publié dans Le Monde.fr et par les annexes qui étayent son propos. A. C.

Mélenchon, Chavez et le Venezuela. Une idylle mal venue [1]
Cher(e)s camarades et ami(e)s,

En tant qu’individu, Jean-Luc Mélenchon – pour qui j’ai voté en avril 2012 parce que je vote pour un espace politique, un programme et des idées en fonction du contexte stratégique, pas pour un leader providentiel – a le droit de nourrir de bonne ou de mauvaise foi les illusions et les convictions approximatives et désinformées qui lui chantent. En tant que dirigeant politique, c’est une autre histoire. Après quelques années où ce thème avait été heureusement plus ou moins mis en sourdine, voilà qu’il se lance dans une campagne tonitruante de défense et de légitimation du régime d’Hugo Chavez.
La vérité est triste à dire : sur le Venezuela, comme sur une certain nombre de questions latino-américaines, Jean-Luc Mélenchon et les dirigeants du Parti de Gauche qui partagent son enthousiasme pour un régime en pleine décadence – un régime qui, entre autres aberrations, envoie en prison des syndicalistes appartenant à sa propre centrale bolivarienne quand ils osent revendiquer et faire grève* – ne savent pas de quoi ils parlent et prennent des vessies pour des lanternes. Plus grave : en légitimant de leur autorité un amas confus de demi-vérités et de vrais mensonges, ils trompent les militants et les électeurs. Quel que soit leur degré de bonne foi ignorante et de naïveté sincère, ils assument ce faisant une grave responsabilité idéologique face à l’avenir.

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