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Pour la levée de l’état d’urgence : nouvelles de campagne

Par la-sociale • Actualités • Samedi 09/01/2016 • 1 commentaire  • Lu 1357 fois • Version imprimable


10.000 signatures sur le site internet. Des milliers d’autres sur les pétitions « papier » ou par mail : la campagne pour la levée de l’état d’urgence a remporté un premier succès.

Le second succès est la multiplication des prises de position pour la levée immédiate de l’état d’urgence. La dernière que nous ayons reçue vient du congrès départemental de la FSU de l’Allier :

Contre Daesh, l’état d’urgence et le projet de révision constitutionnelle

Le congrès départemental de la FSU de l’Allier, réuni le jeudi 7 janvier à Cusset, condamne les crimes de masse de l’organisation fasciste Daesh.

L’état d’urgence instauré en France depuis ces attentats, a permis l’interdiction et la répression de manifestations et de mouvements sociaux n’ayant aucun rapport proche ou lointain avec Daesh. _La FSU 03 se prononce pour la levée de l’état d’urgence et se joint au CDFD de la FSU du Puy-de-Dôme pour demander à la FSU nationale de prendre position clairement le plus vite possible en ce sens.

Le projet de révision constitutionnelle rend cela plus urgent encore. La possibilité de suspendre les libertés existait déjà dans la constitution (articles 16 et 36), mais la constitutionnalisation de l’état d’urgence y introduirait un arbitraire aggravé, par la vacuité des motifs (« en cas d’évènements présentant (…) le caractère de calamité publique »), et parce qu’elle permettrait au législateur d’y rajouter des mesures non définies et non délimitées, sans aucune limite de durée : c’est ainsi la « garantie des droits » (article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen) qui est atteinte.

La déchéance de nationalité pour les binationaux natifs, dépourvue de tout intérêt « antiterroriste », est une atteinte directe au droit du sol, qui, si elle est largement appliquée, produira des apatrides car les Etats auxquels on prétendra les renvoyer peuvent très bien réagir en leur retirant leur propre nationalité. De plus, la création, dans l’article 34 de la constitution, d’un tiret exclusivement consacré à la nationalité et la séparant des autres domaines du droit civil, tend à en faire un domaine d’exception.

Une telle dérive autoritaire, antidémocratique et antirépublicaine n’a strictement rien à voir avec la nécessaire lutte contre le fascisme de Daesh. Elle doit être combattue et défaite. C’est pourquoi le congrès départemental de la FSU 03 apporte, au niveau national, son appui à l’appel «  Pour la levée de l’état d’urgence  » et propose aux citoyens et aux organisations syndicales, démocratiques et laïques, de constituer sur cette base et à l’encontre du projet de révision constitutionnelle, un collectif départemental pour la levée de l’état d’urgence et la défense des libertés.

Signer la pétition « Pour la levée de l’état d’urgence »

D'autres prises de position

 

Cette prise de position rejoint celle d’autres autres organisations syndicales ou politiques :

  • la CGT et Force Ouvrière Île de France dénoncent « les contraintes exceptionnelles liées à l’état d’urgence » et « refusent tout prolongement de cet état d’exception et exigent sa levée immédiate ».

  • Des sections syndicales exigent la levée immédiate de l’état d’urgence. Des syndicalistes à tous les niveaux de responsabilité ont signé l’appel des 333

  • On le sait, les députés PCF avaient voté la loi instituant l’état d’urgence et les sénateurs s’étaient abstenus. Mais les militants du PCF ne l’entendent pas ainsi. Éliane Assassi, sénatrice PCF, présidente du groupe communiste au Sénat exige la levée de l’état d’urgence. Dès le mois de décembre les communistes de Lille demandent la levée immédiate de l’état d’urgence. De nombreuses sections du PCF s’engagent aussi dans cette voie, tout comme Marc Jammet, conseiller municipal PCF de Mantes-la-Jolie qui appelle à signer l’appel des 333.

  • Clémentine Autain (Ensemble), Olivier Besancenot et d’autres militants du NPA ont signé l’appel.

On aurait besoin de nombreuses pages pour faire la liste des appels à la levée le l’état d’urgence dans le monde judiciaire. Le Syndicat de la Magistrature, par sa secrétaire générale, s’est associé à l’appel des 333. Des dizaines et des dizaines d’avocats ont signé l’appel. Le nouveau bâtonnier de Paris, Frédéric Sicard déclare au quotidien « Les Échos » : « On utilise l’état d’urgence à d’autres fins que la lutte contre le terrorisme. »

Dans le monde du spectacle, c’est l’acteur Philippe Torreton, le cinéaste Jean-Louis Comolli et bien d’autres...

En dépit du matraquage de l’opinion publique, de la politique de la peur et de l’intimidation, la voix des défenseurs de la démocratie se fait entendre.

On ne combattra pas le terrorisme en restreignant les libertés démocratiques !

Assez de cette politique de Gribouille !

 

La préparation du grand meeting du 23 janvier 2016 (Espace Charenton, Paris 12e) est engagée.

Faute de salle publique, nous avons dû réserver un salle privée. Mais cela coûte très cher. Tous peuvent contribuer, chacun selon ses moyens, au financement de première grande manifestation publique pour la défense de la démocratie.

Soutenez en envoyant vos dons.

  • Pour les dons par chèques, les libeller à l’ordre suivant : Crédit mutuel compte 0603920920341 - Les envoyer à l’adresse : Crédit mutuel Montmartre, 13 rue des abbesses, 75018 paris.

 


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Commentaires

Lien croisé par Anonyme le Mardi 12/01/2016 à 00:01

Le journal de BORIS VICTOR : Vingtième anniversaire de sa disparition, ce que l : "09/01/16 - Pour la levée de l’état d’urgence : nouvelles de campagne"



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