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Un référendum contre la politique de Sarkozy et de l'UMP

L'enjeu des élections régionales

Par Denis Collin • Actualités • Lundi 30/11/2009 • 9 commentaires  • Lu 1895 fois • Version imprimable


L’intervention directe du président de la république au conseil national de l’UMP de dimanche dernier a eu l’avantage de ne pas entretenir l’hypocrisie sur laquelle repose le régime de la Ve République. Comme le dit Hortefeux, Sarkozy a tout de même bien le droit d’aller dans « sa famille ». On laissera au ministre de l’intérieur le choix de ce substantif équivoque pour qualifier le parti du président de la république. Le président de la république n’est pas au-dessus des partis, il n’est pas « l’homme de la nation » et encore moins un père bienveillant. Il est un chef de parti et même un chef de clan qui emmène à la bataille son clan contre le reste du pays. Au moins les choses sont claires.

Le bonapartisme jette à bas tous les masques honorables que portait la pseudo-démocratie issue du coup de mai 1958. Avec Sarkozy, on proclame haut et fort le coup d’État permanent. Quand le Parlement fait mine de voter en son âme et conscience, les mal-pensants sont convoqués à l’Élysée, sermonnés comme des petits enfants surpris à faire des bêtises et on les refait voter et tout rentre dans l’ordre. Après le prétendu renforcement du Parlement, jamais la chape de plomb d’exécutif n’a pesé aussi lourd. Jamais la séparation des pouvoirs n’a autant été réduite à une sinistre comédie.

Dans un pays où le mensonge est la règle, où il faut toujours comprendre le contraire de ce qui est dit officiellement, la franchise du président qui s’engage dans la bataille pour les élections régionales est donc à saluer. Le bonapartisme montre son vrai visage : c’est un régime de combat, un régime de lutte de classes dont le président assume la direction.

Car c’est bien de cela dont il s’agit. Imposer à marche forcée la poursuite des « réformes », c’est-à-dire des contre-réformes indispensables à un système capitaliste dont l’effondrement des Bourses de Dubaï et d’Abu Dabi ce matin montre qu’il est en dans une situation périlleuse. Aller jusqu’au bout de l’offensive contre « l’État providence », c’est-à-dire contre les acquis sociaux, tel est l’impératif catégorique du capitalisme aujourd'hui. Voilà pourquoi les gouvernements sont asservis comme jamais à barons voleurs et aux maîtres de la finance.

La privatisation de la poste, une nouvelle phase de la privatisation d’EDF qu’implique le rapprochement avec Veolia, la mise à sac de la santé publique – fermetures massives de bloc opératoires sur tout le territoire – et la privatisation progressive de la protection sociale, une nouvelle étape dans la « réforme des retraites » … La liste est interminable.

Il faut maintenant y ajouter la réforme Chatel des lycées. Dans cette réforme la stratégie poursuivie par le ministère est celle du chaos. Non seulement les réductions d’horaires frappent aveuglément dans toutes les séries mais encore l’introduction de contingents d’heures annualisées ou semestrialisées, les réorientations par des stages pendant les vacances et le tronc commun de première qui finit de disloquer les classes vont créer une jolie pagaille dans les lycées, dans les emplois du temps et dans la gestion globale. Le gouvernement sait qu’une attaque trop frontale est risquée : le projet Darcos n’était qu’un leurre destiné à rendre possible ce qui se passe aujourd’hui : le gouvernement recule, tout le monde crie victoire et nous avons la réforme Chatel ; cela fait penser à ce classique du polar : le flic qui cogne et celui offre la cigarette au prévenu épuisé.

C’est l’ensemble du cursus du lycée qui est menacé. Car cette réforme devrait être complétée par une réforme du bac – et du reste si on supprime les redoublements, on ne voit pas bien comment on pourra encore accepter que des élèves échouent au bac.

Après bien des tergiversations tous les syndicats viennent de demander dans un communiqué commun le retrait pur et simple de la réforme Chatel. C’est un premier pas positif qui devrait servir de point d’appui pour une mobilisation sérieuse.

Mais comme pour la lutte contre la privatisation de la poste, les problèmes qui se posent aujourd'hui à propos du lycée sont fondamentalement des problèmes politiques. Les « réformes » du gouvernement Sarkozy n’ont pas de soutien sérieux dans la population mais tous les citoyens ont l’impression que leur protestation n’a aucune chance de vaincre et que face au rouleau compresseur d’un système politique dans lequel toutes les voies de la pression démocratique semblent inefficaces, la défaite est assurée.

Pourtant Sarkozy lui-même a montré la voie. En se portant pratiquement comme tête de liste UMP dans toutes les régions il a lui-même fait du scrutin des régionales un référendum pour ou contre sa politique. Il serait donc irresponsable de ne pas répondre à cet appel : aux régionales, il faut dire « non » à Sarkozy.

Jusqu’à présent les partis d’opposition semblent décidés à se présenter en ordre dispersé et plutôt que de partir de la bataille pour la mobilisation des citoyens, ils se disputent sur des questions purement organisationnelles, de la cuisine électorale peu ragoûtante. Le PS joue avec le Modem une drôle de partie : on refuse l’alliance avec le Modem avec qui on est allié par ailleurs au niveau municipal à Lille – chez la première secrétaire – et en d’autres lieux. Le Modem prétend mener sa vie autonome mais Marielle de Sarnez se rend à toutes les invitations de Peillon et Robert Hue. Plus à gauche, c’est la confusion. Le Front de Gauche a décidé l’autonomie – pas d’alliance avec le PS – mais seulement au premier tour, pour se compter. Au second, on nous jouera « embrassons-nous Folleville » avec un petit suspense lors des négociations de fusion qui seront d’autant plus difficiles que les écologistes, autonomes au premier tour, eux aussi, feront payer très cher leur éventuel ralliement aux majorités régionales. En pour couronner le tout, le NPA a décidé une nouvelle fois de faire cavalier seul tout en appelant à « barrer la route à la droite ».

Pourtant la nécessité d’un front commun pour la défense de la démocratie et de l’organisation républicaine du pays est patente. Plutôt que débattre à n’en plus finir pour savoir si on s’allie avec Tartempion ou avec un autre, il serait beaucoup plus simple de proposer une large base de rassemblement, dont le contenu serait saisissable par tout électeur. Et en premier lieu, il faudrait exiger le retrait pur et simple de la réforme Balladur-Sarkozy des collectivités locales, et pas seulement le retrait de la réforme de la TP. Non, c’est tout le paquet qui doit être retiré et sans mégoter: ni réforme de la TP, ni réduction du nombre d’élus, ni changement du mode de scrutin, ni euthanasie des départements, ni les « métropoles ».

En second lieu, la défense des services publics. L’UMP mène campagne contre le fait que les régions ont embauché. Et pour cause, quand l’État central se décharge de ses responsabilités, les collectivités territoriales ont souvent pris la relève et il faut de l’argent et des agents. Défendre les services et défendre l’emploi. En commençant par donner un coup d’arrêt à l’application de la grande faucheuse, le RGPP, un monstre technocratique qu’on ne peut comparer qu’à cette extravagante machine à moissonner les forêts qu’ont inventées les scénaristes du film « Le barbier de Sibérie ».

Et surtout, des collectivités territoriales qui sur les terrains apportent leur soutien aux travailleurs en lutte, aux artisans et aux paysans qui luttent pour leur survie. Des élus qui ne soient pas des technocrates de gauche, essayant d’arranger le coup avec Paris et Bruxelles, mais des élus qui disent la vérité et constituent des points d’appui à la résistance du pays profond, des campagnes et des villes moyennes notamment que ces messieurs de la haute trouvent totalement ringardes et qu’il faut rayer de la carte de leur nouvelle Europe de la finance réduite à des mégalopoles parasitaires, d’un pays où l’agriculture et l’industrie auront été réduites à la portion congrue.

Inutile de faire des plates-formes ultra-révolutionnaires. Quelques points d’accord précis pour sauvegarder ce qui reste de la république. On devrait pouvoir tous s’entendre là-dessus, non ?

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Commentaires

régionales anti-démocratiques, anti-sociales par c_berthier le Mardi 01/12/2009 à 20:11

La contribution de l'ami Collin me parait tout à fait opportune, tant dans nos rangs est forte la tendance à parler d'autre chose au moment où des échéances politiques précises se profilent.
J'ignore quelle sera ma position finale et celle de mes camarades de République Sociale. Voici quelques premières réflexions.
- un an après un juste départ du PS, la direction Mélenchon semble réduire le PG à un fédérateur électoral des personalités et organisations qui cultivent l'opposition au PS considéré comme un tout homogène de ses leaders ouistes à ses militants et élus de base. Cela ressemble fort à la coalition des adversaires de l'appel Politis du 15 mai 2008. Je ne crois pas au futur de cette entreprise.
- le programme régional de cette coalition reste flou autant que celui du PG dont la convention de programme est reportée en juin 2010. En particulier, pas un mot des projets politiquement décisifs de Sarkozy contre les collectivités locales, alors même qu'il s'agit de tenter d'utiliser les futurs conseils et élus régionaux contre les assemblées actuellement élues des départements et des communes. Cette politique fiction ne pourra pas durablement ignorer les réalités d'une crise politique majeure de toute la classe politique française.
- Espérer faire des élections régionales de 2010 un "référendum" contre Sakozy me rappelle les espoirs de faire des élections européennes de 2009 une sanction contre le même Sarkozy. En pire - Car l'Union européenne n'avait pas réellement besoin d'une impossible onction populaire, désavouée qu'elle avair été aux européennes de 2004 et par le NON de 2005, alors que la promotion des régions contre les départements, les communes, leurs "fonctionnaires" et leurs "dépenses" est au centre des premiers discours de l'UMP. Au bénéfice de qui?
- La mobilisation des salariés, des usines aux bureaux, des chantiers aux écoles a suffisamment souffert des divisions, des concurrences des organisations et de leur isolement, notamment à l'égard des assemblées locales. Que l'on pense au refus de certains de continuer à enregistrer les votations organisées par les conseils municipaux contre la privatisation de la poste. Le salarié, le chômeur, le retraité, l'assuré social est aussi citoyen dans sa commune. Dans la grande majorité des communes, il n'y a ni parti, ni syndicat. Les élus n'en sont plus membre et non sans raison. Il est temps de reconnaitre le role des conseils municipaux, organe permanent des assemblées communales qui ont surgit aux moments decisifs de l'histoire du peuple français.
- ceci écrit, il est tout à fait fondé de rapprocher comme le fait Collin les régionales de la guerre aux collectivités locales que font Sarkozy...et Bruxelles. Force est de constater qu'aucune des récentes déclarations des négociateurs de la "gauche de la gauche" ne fait ce rapprochement. Silence complice?


Re: régionales anti-démocratiques, anti-sociales par la-sociale le Mardi 01/12/2009 à 23:16

Question: pourquoi le PCF et le PG se prononcent-ils pour un référendum sur la réforme des collectivités locales au lieu de demander (comme Schivardi et plusieurs milliers de maires) son retrait pur et simple? C'est bien là le noeud de la question.


Re: régionales anti-démocratiques, anti-sociales par Serge_Gomond le Jeudi 03/12/2009 à 13:32

Denis écrit : « …Pourtant la nécessité d’un front commun pour la défense de la démocratie et de l’organisation républicaine du pays est patente. Plutôt que débattre à n’en plus finir pour savoir si on s’allie avec Tartempion ou avec un autre, il serait beaucoup plus simple de proposer une large base de rassemblement, dont le contenu serait saisissable par tout électeur. Et en premier lieu, il faudrait exiger le retrait pur et simple de la réforme Balladur-Sarkozy des collectivités locales, et pas seulement le retrait de la réforme de la TP. Non, c’est tout le paquet qui doit être retiré et sans mégoter: ni réforme de la TP, ni réduction du nombre d’élus, ni changement du mode de scrutin, ni euthanasie des départements, ni les « métropoles »… »

 

réponse de serge gomond : « …Tout est dit ou presque,…, car si vote sanction il doit y avoir, c’est l’ensemble de la politique sarkosienne qui serait visée. Lui n’aura pas cette logique républicaine prêtée en son temps à de Gaulle par les médias puis par la suite par ses historiographes (en fait, il s’agissait plus prosaïquement de l’orgueil d’un homme blessé, mais…), même si les trois quart des Françai(se)s le désavouaient publiquement, il passera outre et déclarera qu’il a bien compris le message… et passera promptement à la surmultipliée en ce qui concerne ses pseudo-réformes (il s’agit d’opérations comptables et plus sûrement de soustractions en défaveur du peuple). Il faut bien évidemment "détourner" le système électoral (spécialement conçu pour s’adapter aux appareils politiques) et jouer à fond la carte du TSS, même si apparemment il ne se passe rien de probant, sa légitimité en aura pris un sacré coup ! … »


Re: régionales anti-démocratiques, anti-sociales par regis le Vendredi 04/12/2009 à 02:39

Le Tout Sauf Sarkozy ? Pourquoi pas si cela nous permet d’avancer enfin. Je n’en suis pas persuadé car reste à évaluer l’impact réel du TSS lors de l’élection présidentielle mais surtout je crains le déplacement de cible du programme présidentiel à l’individu lui-même…mieux vaut comme vous l’écrivez mettre en ligne de mire «l’ensemble de la politique sarkosienne ».

Le problème est que depuis longtemps la démocratie a été confisquée au profit des « chefs ».

En matière syndicale, ceux cis convoquent les salariés à des grands messes sans lendemain. Opérations « cocote minute » qui permettent ensuite d’affirmer qu’il n’y a rien à faire- les salariés ne sont pas prêts, avec celui qu’on a à la tête de l’Etat…blablablabla- puis les mêmes…courent aux « négociations » (pour lesquelles ils ne cherchent surtout pas à créer un rapport de force, manquerait plus que les salariés s’en mêlent) : qui siège sans frémir depuis des années dans un C.O.R. qui ne prépare que des mauvais coup contre nos retraites ?

Qui court aux états généraux de l’industrie ? Qui s’apprête à signer un accord honteux à FT venant au secours de sa direction devenue abjecte même aux yeux du grand public ?

Complétez la liste, les exemples ne manquent pas.

Idem pour les « chefs » politiques. Le peuple vote non ; un vote contraire, le peuple est dissous à défaut d’en élire un autre. Les « réformes » elles aussi sont concertées, même s’ils donnent le change, un Mauroy n’a pas même été mis en congé du PS malgré sa participation à la « réforme » des collectivités locales.

Là aussi, on pourrait multiplier les exemples.

Alors on peut toujours geindre : les « gens » ne veulent plus se syndiquer, les citoyens ne vont plus voter. Comme le dit à juste titre un texte de la Sociale, il y a, dans cette situation une certaine sagesse à ne pas aller voter. D’autant plus, qu’avec les élections régionales qui se profilent les combinazione comme le dit si bien Jacques Cotta alliées à des programmes volontairement appauvris par la restriction au niveau régional alors qu’il faudrait faire de la politique à un plus haut point en s’appuyant sur ce que souhaitent les couches populaires (santé, retraites, mairie, département, éducation, emploi etc..).

Il faut que cette question soit posée auprès des citoyens, des militants et pourquoi pas ? dans les meeting électoraux.


Réponse à l'article tout simplement par anidom le Mercredi 02/12/2009 à 15:47

Bonjour,

Je ne pense pas que c'est une hypocrisie de Sarkozy le fait de vouloir s'impliquer dans les élections régionales, pour qui connait bien la politique Française, il est habituel que le président s'implique sur tout lorsqu'il est de droite.

Le seul président, et il n'y en a pas eu d'autres, c'est François Mitterrand, je crois, qui ne s'est pas impliqué dans une élection lorsqu'il était président. Dans ce contexte, la droite n'a pas de scrupule, majoritaire au Parlement et au Sénat, et également dans le pays, il ne faut pas croire au Père Noël, elle fait ce qu'il faut pour obtenir le maximum de régions, elle a le courage de sa politique. A gauche c'est tout à fait différent, on préfère être divisés pour moins régner, et même, au sein d'un même parti, le PS, on écarte Julien Dray alors qu'il n'est pour le moment que mis en accusation, donc innocent !

Ségolène Royal à raison quand elle déclare que l'on afflige à Dray la double peine. Il en est de même pour Georges Frêche qui a traité les Harkies de sous hommes
qui s'étaient rendus à une manifestation organisée par l'UMP en les traitant notamment de "sous-hommes".
"Vous êtes vraiment d’une incurie incroyable. Vous ne connaissez pas l’histoire. Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie ". Certes ses propos sont choquants, mais pour un homme de gauche qui ne fait pas la langue de bois ou l'hypocrite cela peut s'admettre.Croyez vous que l'UMP ferait la fine bouche, elle préfèrerait gagner l'élection du Languedoc Roussillon plutôt que de la perdre. Le PS non!

C'est toute la différence entre un parti qui veut s'imposer et un parti qui veut jouer la morale.

C'est bien, mais ça ne paie pas.


De même en ce qui concerne le cumul des mandats, certes c'est à rejeter mais les électeurs n'en attachent aucune considération, alors pourquoi se disputer ?

C'est comme le programme, c'est pour les crédules, ceux qui se figurent qu'une fois en charge, les ministres peuvent l'appliquer, mais c'est ne pas voir clair. Pierre Bérégovoy disait que gouverner c'est faire du fildeferisme tant les contraintes sont fortes. Ne sommes nous pas dans une mondialisation capitaliste, si, alors on ne peut faire ce que l'on veut.

Les illuminés qui pensent que la gauche pourrait faire un programme de gauche dans un monde de droite, avec l'héritage catastrophique que Sarkozy va laisser, se gourent, le désastre est immense.

Par
anidom


Re: Réponse à l'article tout simplement par fxb1 le Samedi 12/12/2009 à 19:00

Qui est le + dangereux pour l'unité de la République? Le sous-bonaparte et hyperagité Sarkozy ou les girondins déclarés d'EE-lesverts et del'essentiel des courants du PS sans oublier le modem?
Qui est le + conséquent dans l'européisme? Le keynésien colbertiste postgaulliste Sarkozy (qui a enfoncé allègrement les critères de Maastricht) ou les groupies de DSK et M.Aubry?
Certes, au second tour, malgré ou à cause de la confusion un certain nombre d'électeurs voudront sans doute (mais méfions nous des sondages) avant tout infliger 1 sanction à sarkozy et à ses dérives morales (pas pires que celles de Mitterrand mais nous sommes en 2009 et c'est Sarko qui est là). Et peut-être à ce moment là ceux qui jetteront des pierres en direction du modem (modem qui n'est pas pire sur le fond qu'EElesverts) apparaîtront ils à beaucoup comme des rabats joie qui font le délicat quand la foudre menace de frapper.
1 peu de confusion ça va (et la politique est aussi faite de confusions et de manipulations) mais quand il y en a beaucoup....
J'ai peu suivi la convention du PG; y-at-il en son sein des courants organisés-avec motions, votes contradictoires, bref l'arsenal des partis démocratiques, qui s'opposent à la dérive très opportuniste observée ces derniers mois, sont ils tous des antinucléaires béats? Faut peut-être qu'on m'explique mais je crois voir-hélas (au vu des espérances que cela avait créé parmi 1 fraction non négligeable du vote NON de 2005) 1 réédition sous forme de farce de la comédie des comités Juquin de 1988, 1 machin encore + confus que le PSU des années 60.
Quant aux mots d'ordre de retrait ou de référendum à mon avis ils ne s'opposent pas du tout; l'1 est + "pédagogique" que l'autre, il demande 1 débat réel où les citoyens pourront s'exprimer et peser et met la lumière sur les côtés profondément antidémocratiques des prises de décision du "système". 


Re: Réponse à l'article tout simplement par anidom le Samedi 12/12/2009 à 22:28

Bonsoir et merci de répondre à mon commentaire.

Que vous répondre sur le plus dangereux pour l'unité de la république, cela dépend de ses opinions politiques. Il est certain que Sarkozy par ses réformes droitières et injustes est dangereux, mais tout dépend de ce que l'on entend par dangereux. Je ne vois la république en danger que ce soit pour Sarkozy ou pour ceux que vous citez. Chacun agit selon ses idées dans le pluralisme politique de notre pays en respectant les lois qui régissent ce pluralisme. Ce pluralisme est une richesse politique utile à la démocratie. Ce qui est dangereux c'est dans le cadre de son pouvoir le non respect de ses engagements électoraux, qui ont pour effet de dégouter les Français de la politique. Sarkosy n'avait-il pas déclaré être le président de tous les Français, or n'apparaît-il pas le président d'une droite dure qui pour le moment conduit le pays dans une situation endettée colossale, n'avons nous pas un déficit public qui atteint 138,8 milliards d'euros en 2009 pour 60,7 milliards à la même date en 2008 c'est cela qui est dangereux d'autant plus que notre dette atteint des sommets abyssaux 1.500 milliards d'euros. Ce qui est dangereux c'est la situation sociale du pays ou la misère n'a fait qu'augmenter pour que plus de 7 millions de personnes soient sous le seuil de pauvreté. Et je pourrais continuer ainsi, ce qui n'apporterait rien au débat.

Je signale que j'ai proposé des articles sur ce site qui ne sont pas publiés, ça aussi c'est dangereux cette censure alors que mes articles n'ont rien d'offensant. Ils expriment simplement une opinion qui ne peut être lue, et c'est regrettable.

J'ai un article qui "Est-il possible de battre Sarkozy" qui pourrait répondre à vos questions, et qui attend que soient publiés les précédents articles proposés.

Par Anidom   


Re: Réponse à l'article tout simplement par fxb1 le Mardi 15/12/2009 à 17:53

Je précise que par "danger pour la République" je ne vois pas poindre à l'horizon de coup d'Etat fasciste (ou même bonapartiste relativement soft comme celui qui eut lieu le 13 mai 1958, avec l'auto-immolation du personnel politique de la IVème République, PCF, Mitterrand et Mendès exceptés).

Les politiques menées depuis, on va dire, 1986 (Acte Unique, coup d'envoi  du grand marché européen et prélude à la dissolution régionaliste/eurofédéraliste/communautariste de la France républicaine) grignotent et détruisent progressivement les acquis sociaux et républicains, avec en général le consentement du "peuple de veaux" et des représentants qu'il s'est choisi (sauf-et ce n'est pas un détail- lors du référendum du 29/05/2005 refourgué sous la forme du traité de Lisbonne).

En ce sens Sarkozy n'est pas plus "facho" ou antidémocrate que les autres présidents de la Vème République. Il ne fait que continuer, sans l'amplifier, une politique lancée avant lui.

Qui peut dire qu'1 gouvernement Aubry-Hamon-Buffet-Mélenchon-Duflot (avec ou sans Bayrou ou Besancenot) n'aurait pas réagi de manière + "libérale orthodoxe" que Sarkozy à la crise systémique d'octobre 2008? Les gouvernements Jospin-Voynet-Buffet-Mélenchon ont été des applicateurs scrupuleux des critères de Maastricht (et des privatiseurs hors pairs).
Sans oublier les lois Chevènement sur les EPCI et Voynet sur les pays. Certes depuis Raffarin est passé par là avec son acte 2 de la décentralisation  mais qui a été le plus "girondin" ces 30 dernières années?


Re: Réponse à l'article tout simplement par anidom le Mardi 15/12/2009 à 19:21

Bonsoir,

En Mais 1958 nous avions un soulèvement étudiant marxiste et anarchiste, puis syndicaliste communiste lorsque le monde ouvrier s'est associé aux étudiants, voir mon blog http://anidom.blog.lemonde,fr ou j'ai fait une rétrospective aussi exhaustive que possible de ces évènements. La république était en danger par ce mouvement étudiant, et chose curieuse ce sont les communistes qui l'on sauvée, ils ont eu peur. Le gouvernement de l'époque à tremblé, sans le général de Gaulle qui a dissous l'Assemblée nationale en revenant de Baden Baden ou je crois il est allé voir le général Massu, c'était l'anarchie qui s'instaurait. Les élections ont montré que la France a eu peur, un vote massif à balayé les communistes et François Mitterrand à sauvé de justesse son mandat de député. En fait la gauche à payé alors qu'elle avait agit en prenant la main aux marxistes et anarchistes et de ce fait à sauvé la république. 

Pour en venir à l'Europe, il est évident que l'UE à 27 planifie les différences de niveau de vie, et nous Français qui somment en haut de l'échelle nous ne pouvons que voir nos avantages sociaux fondre comme neige au soleil. Nous ne pouvons lutter commercialement contre les pays à valeur ajoutée très en dessous de la notre, nos coûts de main d'œuvre sont trop élevés en comparaison, ce qui fait que notre production s'effectue légalement dans les nouveaux pays de cette Union.

La dessus l'Europe actuelle est à droite, donc elle agit dans le sens du profit c'est à dire pour en faire un vaste marché qui deviendra mondial avec les Etats-Unis, c'est le gouvernement mondial, les Bildelbergs. Voir mes 35 articles sur la Franc-maçonnerie sur mon blog. 

Sarkozy n'est pas plus facho ou anti démocratique que les autres présidents, permettez que je ne sois pas de votre avis. Sarkozy est de droite pure donc très proche du fascisme démocratique. S'l ne l'était pas il n'aurait jamais eu les votes du FN il a appliqué sa politique intérieure sur l'immigration.

La France est intégrée à l'Europe, c'est même un membre très influent et tout gouvernement qu'il soit ne peut ne pas tenir compte des engagements de notre pays. Reprocher à Jospin et à d'autres d'agir dans ce cadre est ne pas voir la réalité, on ne peut plus être indépendant, nous sommes liés et même plus, nous devons appliquer les directives communautaires, c'est le jeu de la démocratie. Le peuple Français a voté dans ce sens et le traité de Lisbonne s'applique puisque adopté par voie parlementaire. 

Ce que l'on peut reproche à cette Europe, c'est d'avoir intégré des pays qui nous sont très différent, et que nous devons aider économiquement pour qu'ils atteignent un niveau de vie comparable au notre, c'est à dire un équilibre, le notre se réduisant au fur et à mesure que celui des autres augmente, c'est le communisme Européen.

Pour ce qui me concerne, j'ai toujours été contre cet élargissement à cinq ou six de même niveau de vie c'était jouable, mais à 27 c'est un vaste marché qui peut que nous être néfaste.      



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