Le spectacle offert par le parti socialiste à l’occasion de la primaire pour désigner son candidat à l’élection présidentielle de 2027 mérite la palme pour son organisation, son casting, et son dénouement.
Pour l’organisation d’abord.
Quinze euros, voilà le prix fixé du bulletin de vote. Tout un programme déjà. Par les temps difficiles que traversent les français, le parti socialiste ne connait pas la crise. Quinze euros semblent dérisoires pour les stratèges socialistes, à juste titre, (…)
Les paroles de l’Internationale valent d’être méditées au moment où toutes les grenouilles démocratiques se battent pour savoir qui sera le roi. « Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes, décrétons le salut commun ». Le mouvement ouvrier, celui du XIXe siècle suivait autant que possible cette maxime : sociétés de secours mutuels, coopératives, syndicats, il s’en tenait là et se méfiait comme de la peste des conflits entre les partis politiques, affaires de bourgeois pour savoir qui dirigerait (…)
En France Evo Morales a un défenseur très intelligent que je lis souvent et depuis longtemps, Maurice Lemoine. Je l’ai même invité à animer un débat à Montauban il y a quinze ans. Il utilise une vieille ficelle que j’ai connue autrefois quand toute critique de l’URSS signifiait un cadeau à l’impérialisme. Aujourd’hui toute critique des sociaux-démocrates d’Amérique latine vous classe, à ses yeux, dans le camp de Libération et ses acolytes. Il indiquera chaque fois que tout n’était pas (…)
Et maintenant… ? Faire le Brexit est une chose, le réussir en est une autre. C’est juste la fin du commencement, aurait dit Churchill. Car entre les faux-déçus qui ne sont pas mécontents de voir les Anglais se replier dans leur hubris insulaire, et les faux-amis qui ne voient dans l’Angleterre que le cheval de Troie de leur appétit croissant pour la Vieille Europe et son demi-milliard de consommateurs, nos cousins d’outre-Manche vont devoir faire appel à leurs talents séculaires de marins (…)
Il y a déjà 20 ans la règle d’or du succès médiatique -les3 P- courait les rédactions : pognon, putes, politiques. 20 ans après, la Macronie et un des ses serviteurs, Benjamin Griveaux, nous en donnent une très bonne illustration.
A l’âge de 15 ans Emmanuel Macron lui-même s’émancipait avec sa prof de 40. Une belle histoire romantique. Pourquoi pas ? En politique son financier était patron du Minitel rose. Une fois Président, une de ses ministres, une de ses plus farouches pasionaria, s’était révélée (...)
L’école, cette noble institution façonnée par la IIIe République, est aujourd’hui violemment attaquée dans ses principes républicains, démocratiques et laïques. Ses agents se sentent constamment dévalorisés et abandonnées gouvernement après gouvernement depuis plus de trente ans. Réformes rétrogrades après réformes abêtissantes... que va-t-il advenir de ce mammouth dégraissé que le gouvernement Macron est sur le point de désosser ?
SALES COUP(E)S Réforme des retraites et salaires
• Non, (…)
Devant les députés de la majorité qu’il recevait pour resserrer les liens et combattre un moral en berne, le Président de la république s’en est remis à Charles Maurras, pour distinguer « pays légal » et « pays réel ». Ainsi, le chantre de la modernité et du « faire de la politique autrement » nous ramène t’il un siècle en arrière.
Pour Maurras le leader de l’Action Française, Le pays légal est le régime républicain, ses représentants, députés et exécutif infiltré par les juifs, le pays (…)
Il y a quelques semaines Laurent Berger faisait valoir ses conditions auprès du gouvernement pour s’engager à ses côtés contre la mobilisation des salariés. Le point d’achoppement, point non négociable selon le secrétaire général de la CFDT, était le maintien de l’âge pivot dans le projet gouvernemental. La CFDT devait avoir obtenu des garanties sur le retrait de cette mesure -âge en deçà duquel les retraités seraient frappés d’un malus- car Laurent Berger retirait la CFDT du front syndical (…)
Beaucoup d’entre nous ignorent ce que sont ces E3C. Ils font partie des nouveaux moyens d’évaluation du baccalauréat (si on peut encore l’appeler comme ça). Ils consistent à faire passer des épreuves en contrôle continu (Histoire-géo et les deux langues vivantes pour les séries générales, auxquels se rajoutent les mathématiques pour les séries technologiques), deux fois dans l’année, en classe de première et en classe de terminale, afin d’alléger l’examen final et d’éviter le bachotage. (…)
Dette : toutes ces histoires de dette dont nous bassinent les économistes libéraux sont de la foutaise. Leur pensée ne va plus loin que celle du boutiquier. En vérité nous sommes endettés jusqu’au cou et depuis toujours envers toutes les générations passées. Nous ne payons pas de royalties aux inventeurs du feu ! Nous jouissons de Versailles, du Louvre, du pont Gard ou des œuvres complètes de Voltaire et Rousseau sans avoir jamais rien payé pour tous ces biens. Donc nous sommes en dette. (…)
La plupart des hommes politiques, de "droite" comme de "gauche", rivalisent pour donner des gages à la démocratie. Evidemment les droits de débattre, de critiquer, de s’exprimer sont des droits inaliénables. Pas de problème. Edouard Philippe, ne faisant pas exception à la règle ne vient-il pas de déclarer que "le délit de blasphème n’existe pas". Oui mais...
Dire que "le délit de blasphème n’existe pas", c’est une chose. Mais lorsque droite et gauche confondent critique de l’Islam et (…)
Pier Paolo Pasolini (1922-1975), romancier, poète, cinéaste, essayiste et polémiste, est incontestablement une des plus éminentes personnalités intellectuelles italiennes et européennes du XXe siècle. Catholique et communiste, mais esprit libre qui ne s’est jamais laissé embrigader par les institutions de ces deux courants qui dominaient l’Italie d’après la Seconde Guerre mondiale. Homosexuel revendiqué — ce qui lui causera pas mal d’ennuis, y compris l’exclusion du PCI — il s’est assez vite (…)
Derniers commentaires