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Jean Luc Mélenchon, les journalistes et le populisme….

... Ou lorsqu'il est question des médias et de la démocratie.

Par Jacques Cotta • Actualités • Lundi 22/11/2010 • 18 commentaires  • Lu 2676 fois • Version imprimable


Le leader du parti de gauche est parvenu à s’inscrire dans le paysage audiovisuel comme le pourfendeur des journalistes. Verbe haut, ton cinglant, le voilà qualifié de « bon client » dans le monde médiatique par les animateurs d’émissions « politico-people » en recherche perpétuelle d’audimat. Jean Luc Mélenchon revendique d’ailleurs sa place. Sur le divan de Michel Drucker, n’indiquait-il pas satisfait, dans une confusion des genres troublante, à Laurent Ruquier, évoquant sa dernière prestation sur son plateau, « Ce soir là, on a cartonné » ! En même temps qu’il passe donc chez Drucker, Ruquier, Ardisson et d’autres, ses adversaires politiques le condamnent au prétexte qu’il ferait preuve de populisme. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

 

 

Le populisme, si seulement…

 

Populisme ! Voila donc la dernière insulte à la mode. Rien ne serait donc pire que d’être un populiste. Le qualificatif asséné de la sorte indique de la part de « l’intelligentsia » qui en use une ignorance assez crasse. Qu’y aurait-il en effet de si honteux dans le « populisme » que le dictionnaire définit comme « un discours politique favorable aux classes défavorisées et souvent hostile aux élites », comme « une attitude politique cherchant à attirer la sympathie du peuple par des mesures sociales populaires », ou encore sur le plan littéraire comme « un courant s’attachant à dépeindre avec réalisme la vie dans les milieux populaires » ?

 

La condamnation du « populisme » par « l’intelligentsia » de tous bords n’a d’autre but que d’interdire toute attention particulière portée aux classes et couches sociales qui subissent la dictature du capital au point de ne pouvoir assurer leurs fins de mois. Il s’agit donc de rendre  incongrue toute discussion sérieuse sur le sujet de l’exploitation et des mesures qu’il serait bon de prendre pour l’intérêt des salariés, des travailleurs, des jeunes, des retraités contre celui des directions générales et des actionnaires.

 

Etonnant donc de voir affubler JLM de ce qualificatif, à partir d’une posture qu’il a décidé d’adopter en faisant des journalistes une de ses cibles privilégiées. Etonnant de voir le débat s’engager sur ce plan entre les deux formations principales qui composent le front de gauche, le parti de gauche et le parti communiste, pour justifier quelques rivalités électorales sur fond d’investitures aux prochaines élections présidentielles.

 

Pour qu’il y ait « populisme » dans le débat incriminé concernant les médias -ce qui serait une très bonne chose- il faudrait que soient exposées des « mesures sociales » qui dépassent la condamnation de quelques individus, qui permettent de s’attirer « la sympathie du peuple » et qui donnent les moyens d’un véritable affrontement politique « contre les élites ».

 

 

Télévision, presse et Journalistes

 

Il ne s’agit pas ici d’affirmer une solidarité quelconque avec des présentateurs qui au quotidien donnent un point de vue qui est plus le leur, et celui de leurs employeurs, que celui de journalistes libres et indépendants ayant enquêté et livré le résultat de leur travail.

 

Les médias –souvent identifiés dans le domaine audiovisuel à leurs présentateurs- incarnent un aspect de la démocratie qu’il s’agit de traiter en tant que tel. En prenant pour cible x, y ou z, la question de fond qui concerne les entreprises de presse, leur indépendance, leur fonction, leurs relations à l’argent, leur place dans les empires économiques auxquels ils participent, sont reléguées au second plan. Ce qui domine est la réflexion ou l’attitude du présentateur du jour. Mais où se situe le débat ? Quelle que soit l’attitude, le ton, la question d’un journaliste du groupe Lagardère, Hersant, ou Bouygues, ou du service public par exemple, ce qui compte c’est l’imbrication qui mêle intérêts économiques, intérêts politiques, dépendance vis-à-vis du pouvoir. La personnalisation nuit à la véritable question que posait déjà le conseil national de la résistance, lorsque était affirmé dans le programme du CNR « la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression; la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères ».

 

A titre d’exemple, lorsque nous avons été une petite dizaine à prendre l’initiative en 2005, en pleine bataille sur la constitution européenne, de l’appel « le non censuré dans les médias, ça suffit ! », c’est de ces questions de fond que nous sommes partis et c’est ainsi que nous avons en quelques jours recueillis des dizaines de milliers de signatures, mais surtout des centaines dans les entreprises de presse, notamment et surtout à la télévision. Les occasions n’auraient pas manqué alors de brocarder quelques présentateurs en vue pour le traitement partial et unilatéral qu’ils pouvaient faire quotidiennement de la question référendaire. Mais ce qui a fait mouche, ce n’est pas le rappel à l’ordre. C’est la question de principe, la question de la démocratie posée en tant que telle, non dans la pratique d’un journaliste en particulier, mais dans les entreprises de presse dans lesquels les journalistes exercent leur profession.

 

Evidemment, les représentants de la gauche de la gauche parlent aussi de l’oligarchie qu’ils condamnent. Ce serait leur faire injure que de prétendre le contraire. Mais la question n’est pas là. Elle est de savoir comment parler de la presse. Car des discours sur l’oligarchie nul n’a le monopole. François Bayrou peut être intarissable sur le sujet. Comme l’est d’ailleurs à l’occasion de son dernier livre Dominique de Villepin, sur les plateaux de télévision où il succède à Jean-Luc Mélenchon.

 

 

La personnalisation tue le débat !

 

La personnalisation dans le domaine politique a la fâcheuse tendance, renforcée par le cadre même de la cinquième république, de tuer tout débat un tant soit peu sérieux. Des chefs, des écuries, voila qui résumerait le système. Avec l’ambition évidemment partagée d’être le chef suprême.

 

Dans le domaine médiatique, la question se pose de façon assez semblable. Aussi les mises en cause de journalistes en lieu et place des entreprises de presse, de leur organisation, du pouvoir, comme mode de critique, amène à poser quelques questions : pourquoi tout centrer sur les valets et non sur les maitres ? Avec ce raccourci qui veut considérer les journalistes comme une généralité. Que penser si la critique des philosophes se limitait aux philosophes justement, pris comme un tout, sans discernement, sans distinction ? Evoquer les journalistes, les philosophes, les traders, les patrons, les ouvriers ou les bourgeois, comme d’ailleurs les jeunes ou les vieux pour énoncer une conclusion définitive a à la fois quelque chose de grotesque, de dangereux et de terriblement répugnant.

 

Evidemment, lorsque l’attaque est ciblée, lorsque la généralisation est évitée, la personnalisation permet de mettre en avant non les idées mais les personnes qui sont censées les incarner. On verra tel ou tel présentateur comme l’incarnation du mal, ce qui présente pour l’interviewé l’avantage de se présenter en opposition comme l’expression du bien. Mais le calcul est à courte vue. De la sorte, le fond est absent. Seul le spectacle demeure. Rappelons-nous, sans faire aucun parallèle, seulement pour l’exactitude des faits, que lorsque Georges Marchais a été à son apogée médiatique –« Taisez-vous Elkabbach » ou encore « au dessus de 30 000 je prends tout »- il ne parvenait pas à ralentir le déclin du Parti Communiste Français qu’il présidait et auquel il a largement contribué.

 

 

Quelques inconvénients majeurs de la personnalisation

 

La personnalisation ne présente-elle pas quelques inconvénients qui touchent au fond pour qui se pose le problème de la construction d’une force politique attachée aux valeurs républicaines et socialistes ?

 

·         Si l’attaque directe et la mise en cause de journalistes peut sur certains cas rencontrer

une approbation populaire indiscutable, elle est contre productive dans les médias. Difficile en effet de penser rassembler et construire une force de la sorte. Une fois encore, l’exemple de l’appel « Le non censuré dans les médias, ça suffit ! » est intéressant. L’écho que nous avons alors rencontré était dû au point de départ de l’appel, les principes de démocratie, l’aspiration à un exercice conforme de la profession, le respect de l’impartialité qui se trouvait bafouée. Qu’aurait donné un appel du genre « PPD vendu, Ockrent complice ! »… A moins de prendre le peuple, et les professions qui exercent dans les médias, pour une bande irréfléchie susceptible de s’engager durablement sur quelques mises en cause qui constituent la superficie des choses, la réponse n’est-elle pas évidente ?

 

·         Cela est contre productif dans la population : disons que mis à part les quelques

avertis qui voient d’un œil complice et sympathique l’attaque contre les parleurs du 20 heures, tout cela évacue le fond pour les ouvriers qui peuvent écouter. « L’épisode Pujadas » est à ce titre intéressant. Ce qui ressort, ce n’est pas le contenu de l’interview réalisée par le présentateur du 20 heures de France 2 du délégué de Continental, ce n’est pas plus la situation des « conti » eux-mêmes, c’est l’affrontement que crée le politique qui occupe le devant de la scène. Mais en l’occurrence, si on croit aux intentions de départ, c’est un échec. Car peu importe l’homme politique. Ce qui compte là, c’est la situation de l’ouvrier et le système médiatique qui s’y oppose. L’expression alors mise en scène par Pierre Carles de Jean Luc Mélenchon prend le pas sur une question simple, qui exprimée simplement et calmement peut faire mouche : les licenciements, les nationalisations comme réponse, l’attaque contre la propriété privé et donc ses garde chiourmes…. Développer et expliquer ce qui dépasse quelque peu le verbiage sur les riches, les nantis et les pauvres, les journalistes vendus, genre discours PCF interchangeables.

 

Evidemment la forme et le fond sont indissociables. Comme il est peu habituel de voir un homme politique avec accent de sincérité utiliser des termes tels « salopard » ou quelque chose de ce genre pour qualifier l’attitude du présentateur, ce qui reste, n’est-ce pas le terme, le ton, au détriment du contenu, de l’objet du débat ? Si le but est alors de centrer l’échange sur l’affrontement capital-travail, l’opération est un échec. Si par contre il s’agit de personnaliser une opposition, lui donner un visage, participer du jeu médiatique dont l’histoire nous indique que la portée politique sur le fond est limitée, alors il s’agit sans doute d’une réussite…

 

·         Enfin, cela est contre productif sur l’exactitude des faits : l’argument selon lequel il y

a d’un côté ceux qui touchent beaucoup, ils sont dans un camp et de l’autre les soutiers, qui sont dans l’autre camp, n’est pas toujours conforté par la réalité. Les journalistes et les personnels qui travaillent en général dans les organes de presse sont des citoyens comme les autres. Comme dans la vie en général les choses sont plus compliquées. Si la feuille de paie déterminait la conscience simplement, les questions seraient réglées. Les bas salaires sont en effet légions, et pourtant… L’expression « qu’ils s’en aillent tous » a d’ailleurs un aspect dangereux. Hors de propositions offertes au débat, rien n’indique qu’il suffise d’avoir le sens de la formule et quelques talents oratoires pour ne pas être placé dans le « ils » dont on ignore en définitive les contours.

 

 

Quelle presse, quel journalisme ?

 

Sans qu’il ne s’en rende peut-être bien compte, Jean Luc Mélenchon a utilisé une formule à plusieurs reprises qui justifie précisément ce qu’il condamne : une certaine complaisance avec les puissants au détriment des sans voix.

 

Sur le divan de Michel Drucker il a ainsi exprimé sa satisfaction : « ici j’ai été bien traité » a-t-il dit à son hôte en guise de félicitation. Mais quel est le sens des mots ?

 

Le rôle d’un journaliste –puisque Drucker endosse ce costume et est considéré comme tel- est-il de bien traiter son interlocuteur ? Ou de poser ses questions sans complaisance, quitte à gêner l’interviewé, le fâcher, et sur le fond le maltraiter ?

 

Cette question de traitement nous ramène aux pires heures de la télévision française qui dans la période pourraient bien revenir au galop. A l’époque de De Gaulle, Peyrefitte, ministre de l’information, avait son bureau dans les locaux. Sa mission était simple : faire en sorte qu’en toute chose le général soit traité « correctement ». Les moyens étaient à la hauteur. Ligne directe avec les conférences de rédaction, responsables aux ordres, présentateurs asservis et donc disciplinés, etc…

 

Evidemment aucun homme politique n’est aujourd’hui comparable au général. Mais la tendance à rabrouer tout journaliste pour une question qui sans être très pertinente n’en n’est pas moins intéressante, donne un contenu au « traitement attendu » qui ne colle ni avec l’exercice indépendant du journalisme, ni avec l’impertinence souvent nécessaire pour obtenir les réponses souvent évacuées.

 

Trêve de plaisanterie, imaginez n’importe quel homme au pouvoir disant la même chose. Nicolas Sarkozy qui aurait pu se féliciter en direct de ce que tous les français qui se trouvaient devant leur poste le soir de sa conférence de presse ont pu constater. « Claire, David, Michel, je vous remercie. Je dois avouer ici que j’ai été bien traité ».

 

La gauche de la gauche ne serait-elle pas la première à s’inquiéter ? 

 

Jacques Cotta

Lundi 22 novembre 2010


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Commentaires

Maltraitance individuelle ou libération de l'information ? par regis le Mardi 23/11/2010 à 03:35

 Fournir du spectacle tel un bateleur de foire ou mettre en avant des propositions claires pour rendre libre l’information ? Le « je » ou le « nous » ? Stipendier les individus

et ne pas parler du système ? La propriété privée, dans ce cas, des moyens d’information ne serait pas en cause ?

            Le PG a-t-il des propositions dans ce domaine ? On peut en douter à écouter son leader.


par Pierre Montoya le Mardi 23/11/2010 à 11:08

                  Il y a les cibles visibles par le plus grand nombre et les cibles invisibles qui n'apparaissent pas en premier plan. Ce qui paraît assez évident pour le téléspectateur moyen, c'est le "larbinisme" et pour qu'il y ait larbinisme, il faut un maître. Celui ci n'apparaît pas en premier plan  mais le rapport est vite établi. Bien sur que JLM aurait intérêt à expliquer davantage, "pourquoi il y a des larbins et comment" mais si cela est explicable , ce n'est pas pour autant excusable, d'autant plus que certains journalistes n'ont besoin d'aucune pression et d'aucune sorte. Il y a aussi des journalistes zélés. "L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux mêmes et pourquoi pas , celle des journalistes l'oeuvre des journalistes eux même". JLM ne peut décréter leur révolte pas plus qu'il ne peut décréter la grève pour les autres salariés. Les critiques qu'il formule sur les médias ont aussi valeur de réponse et me semble t il, sans vouloir prendre sa défense, avoir entendu des propositions en la matière et notamment le retour au service public entre autre, lors d'une réunion publique en expliquant la base programmatique du PG et du FdG. Bien sur qu'il faut expliquer les raisons de la "collaboration" mais cela dédouane t il ceux qui y participent avec un zèle qui crève l'écran.
                Il y a deux façons de tenter de disqualifier, l'une par la dérision, l'autre par une certaine forme d'injure, "gauchiste, fasciste et populiste" et souvent en associant deux de ces termes, "gauchiste et fasciste", hier "Hitléro trotskyste" et "populiste et fasciste", pire que Le Pen". Il y a dans le même registre, "social traître" et "social fasciste" et enfin "démagogue".  On est pas dans la normalité, hors jeu avec le "carton rouge" , disqualifié dans le débat et pour débattre, l'exclusion suprême. Pour les "élites", forcément responsables par définition, le populiste, c'est l'irresponsable, celui qui se situe en dehors des "réalités économiques", donc forcément disqualifié. Sauf que la force médiatique de celui qui subit cette injure, permet, non seulement de banaliser ce terme mais de lui rendre son sens premier dans les milieux populaires. Jacques Cotta a me semble t il déjà subi un traitement similaire, lors d'une émission télévisée avec l'aide du journaliste et pourtant il avait parfaitement et mille fois raison. Et oui, les médias ont aussi des propriétaires.


Re: par jcotta le Mardi 23/11/2010 à 20:52

Si "le larbinisme" pour reprendre votre expression apparait de façon assez "évidente", il est donc plus intéressant pour un homme politique d'aller au fond des choses. Ce qu'incarne bien pour reprendre votre expression "le maître" ou encore pour être plus exact le système dans lequel ce jeu médiatico-politique qui relève de la société du spectacle s'inscrit. Faut-il pour autant excuser qui que ce soit? non, mais est-ce bien le sujet? Et qui le demande? Vous dites " Bien sûr qu'il faut expliquer les raisons de la collaboration, mais cela dédouane-t-il ceux qui y participent avec un zèle qui crève l'écran?" Cela évidemment ne dédouane personne. A nouveau, en quoi est-ce le sujet, à moins de nous considérer comme des justiciers. Mon papier souligne cette évidence avec laquelle vous semblez d'accord: la nécessité "d'expliquer les raisons de la collaboration", comme vous dites. En ce qui me concerne, sans trop savoir de quoi il s'agit à la fin de votre message, je ne pourrais répondre que de façon trés générale. Les questions comme les traitements que j'ai abordés à la télévision l'ont toujours été sur les principes, sur les systèmes, sur les forces sociales, politiques, économiques en présence... Et je ne pense pas avoir eu à subir quoi que ce soit. Sinon de la part de politiques, l'ancien porte parole de l'UMP notamment, Frédéric Lefevre, chez Calvi en mon absence, une mise en cause de mon intégrité professionnelle, précisément pour ne pas aborder le fond qui si mes souvenirs sont bons concernait un documentaire sur la suppression du juge d'instruction et l'indépendance de notre système judiciaire... 


Mélanchon et la psychanalyse par Pereira Nunes le Mardi 23/11/2010 à 11:02

  En affirmant chez Drucker qu’il s’y sentait bien traité JLM voulait probablement dire qu’il y était plus à l’aise, pour parler sans être coupé à chaque instant avant même d’avoir fini ses phrases, de ne pas être acculé sur un mot ou un état d’âme moins maitrisé ici ou là, de ne pas se faire intimider à chaque instant d’une entrevue tel un prévenu face à son procureur. En le voyant chez Drucker voilà ce que j’ai compris, sans chercher à psychanalyser les faits.
Chez Michel JLM n’y était pas comme Sarko face à Claire et à David . Les contextes n’avaient rien de semblable. Toute comparaison entre l’un et l’autre me paraît sans fondement, autre qu'à chercher à jeter un peu de confusion sur le discours
, perfectible certes, d’un JLM qui n’a pas fini de payer d’avoir quitté le PS.

Désolé mais je ne comprends pas où vous voulez en venir en écrivant, 
« Sans qu’il ne s’en rende peut-être bien compte, Jean Luc Mélenchon a utilisé une formule à plusieurs reprises qui justifie précisément ce qu’il condamne : une certaine complaisance avec les puissants au détriment des sans voix.

Pouvez-vous m’en fournir une illustration ?


En Juin dernier chez D Schneiderman pendant plus d'une heure, face à Attali on a pu voir un Mélanchon comme il aurait certainement souhaité être vu plus souvent, plutôt que dans cette caricature dont on s'acharne à l'enfermer un peu plus ou un peu moins, ici et là. On pourrait alors, si on voudraits'en donner la peine, s'appercevoir que JLM a autre chose à vendre que son image.
O

 

 

 



Re: Mélanchon et la psychanalyse par jcotta le Mardi 23/11/2010 à 21:16

Je dis en effet dans mon papier: "Sans qu’il ne s’en rende peut-être bien compte, Jean Luc Mélenchon a utilisé une formule à plusieurs reprises qui justifie précisément ce qu’il condamne : une certaine complaisance avec les puissants au détriment des sans voix". 

Vous admettrez avec moi qu'il n'est pas trés original pour un homme politique de demander un "bon traitement" par les médias et de les mettre en cause pour la façon dont ils se conduisent. Et que signifie depuis plus de 20 ans un bon traitement revendiqué de la sorte? Vis à vis des journalistes, c'est une certaine complaisance. Et La complaisance avec les puissants passe par un traitement "acceptable". Pas de question inattendue, pas d'insistance trop directe, pas de ton trop "rentre dedans", pas de mise en cause de la langue de bois, une certaine déférence, etc... Trés exactement l'inverse de l'attitude adoptée en face du délégué de Continental. Le miroir est inversé.  


Re: Mélanchon et la psychanalyse par la-sociale le Mardi 23/11/2010 à 22:28

Il y a une image qui tue: pendant l'émission de Drucker, à un moment Mélenchon reçoit Ruquier et ils discutent ensemble d'une émission de Ruquier à laquelle Mélenchon avait participé et le président du PG de dire à Ruquier : "On a cartonné". Le "on" en dit long mais le "on a cartonné" indique ce dont il s'agit: un spectacle.

Ce qui est dit en politique est inséparable de la manière et du lieu où on le dit. Guy Debord commence son meilleur livre, "La société du spectacle" par cette phrase fameuse qui est aussi une paraphrase de Marx: "Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation." Et un peu plus loin: "Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre les personnes médiatisé par les images".

Le dernier discours de congrès évoquant "le bruit et la fureur" démontre involontairement qu'il s'agit bien de spectacle (Macbeth, Acte V, scène 5) et du parachèvement de ce qui est propre à notre époque: la substitution du spectacle à la vieille politique des partis. L'intelligence de Mélenchon est précisément d'avoir compris tout cela et d'en user à son profit et éventuellement au profit de son parti. D'un certain point de vue, il est un pur produit du mitterrandisme qui porta, le premier, la politique au pur spectacle. Souvenons-nous de l'intronisation (c'est le bon mot!) de Mitterrand le 21 mai 1981. Les figurants (nous, j'en étais) sont dans la rue, massés place du Panthéon, il commence à pleuvoir et la télévision (mais les figurants ne voient rien) retransmet l'homme seul qui descend dans la crypte du Panthéon poser ses trois roses (Moulin, Schoecher et Jaurès). Pour qui savait comprendre ce que les images cachent en le montrant, tout est déjà là et en premier l'élimination qui peuple qui venait d'élire Mitterrand et que l'on réduit au rang de simple figurant. Mélenchon est mitterrandiste (il l'a rappelé encore récemment), il le montre (regarde bien les photos prises en plein air) et joue comme lui de l'image.

Étant de la vieille école, je crois que l'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes, et que "il n'est pas de sauveur suprême, ni Dieu, ni César ni tribun" et que ce n'est donc pas de bruit et de fureur ni de spectacle dont nous avons besoin, mais de réflexion et de positions politiques réfléchies. Un exemple: le PG et Mélenchon en tête somment tout le monde de se prononcer sur la "sortie de Lisbonne". Mais on se garde bien de dire de quoi il s'agit: la sortie de Lisbonne signifierait la sortie de l'UE et de l'euro: le rétablissement du franc et des barrières douanières, la liquidation de la PAC, etc. et comme l'Allemagne est le principal client de la France, une baisse drastique de la production, un chômage de masse.  Donc ceux qui disent cela disent n'importe quoi. On pourrait discuter et dire simplement fin de l'euro, passage de la monnaie unique à la monnaie commune, ce qui serait valider après coup la position de Chevènement ... en 2000. Mais ces discussions sérieuses, le spectacle s'en fout. Tous les militants du PG s'en vont répétant, comme des "éléments de langage" qu'ils vont "renverser la table", mais quelle table? C'est comme le slogan "qu'ils s'en aillent tous" repris aux Argentins au moment de l'effondrement du pays en 2000. Que veut-il dire ce slogan?  Rien, C'est du vent. Une espèce d'ivresse verbale si caractéristique du mouvement ouvrier français qui compense par les roulements de tambour son impuissance pratique.

Denis Collin


Re: Mélanchon et la psychanalyse par Michel Gandilhon le Mercredi 24/11/2010 à 10:47

Oui, Denis Collin, le fait aussi que Mélanchon inscrive son action sous les mânes de Marchais, le stalinien,  ET Mitterrand, le quoi au fait ? (difficile à dire pour un homme qui fut successivement pétainiste, colonialiste, "socialiste", "liberal"), achève de me convaincre du caractère peu engageant de cet entreprise politique. De même que la référence au Front populaire dont on connaît la manière dont il s'est terminé (la répression de la grève générale de novembre 1938). Tout cela sent l'insincérité et l'improvisation la plus totale. Les communiquants du PG ont dû suggérer au chef de surfer sur la nostalgie du Programme commun de la grande époque pour rallier un électorat complètement déboussolé. 
Je pense que tout cela n'ira pas très loin. Qui vit par le Spectacle périra par le Spectacle. L'exemple de Besancenot est à cet égard édifiant. Car si c'est presque à la portée de n'importe quel guignol de faire son Marchais d'opérette sur les plateaux de télévision, c'est tout autre chose de bâtir un parti enraciné dans les masses. Aujourd'hui Mélanchon, c'est Marchais moins le Parti. C'est à dire peu de choses.


Re: Mélanchon et la psychanalyse par Serge_Gomond le Jeudi 25/11/2010 à 13:12

Denis Collin écrit : Que veut-il dire ce slogan?  Rien, C'est du vent. Une espèce d'ivresse verbale si caractéristique du mouvement ouvrier français qui compense par les roulements de tambour son impuissance pratique.

sg : tous les slogans sont creux, y compris quand les « détourneurs » s’en gaussent. L’objectif des slogans c’est se substituer à la réflexion. Roulements de tambour pour combler l’impuissance… l’apostrophe verbale peut avoir l’apparence de l’impuissance… sauf peut-être quand elle se tintamarrise, se charivarise, se goguenardise, et dégage les méninges ?

Tiens, en parlant d’impuissance… comment qualifier l’isolement des "puissants" ? 

PS : Jacques a été confronté au "système" médiatique (quand on programme ses reportages le plus tardivement possible, de préférence à l’heure où « ceux qui se lèvent tôt le lendemain matin » sont couchés depuis belle lurette et quand il ne sont pas tout simplement déprogrammé. Dénoncé la censure déguisée, c’est aussi une manière de dénoncer le système (la société du spectacle c’est pas seulement les médias, le strass et la vedettisation, et comme le rappelle si justement Denis, c’est toute la vie des sociétés dans laquelle règne les conditions moderne de production (et) s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. C’est un "détournement" plus ou moins malsain, que dénoncèrent en leur temps les tenants de la « freak génération », et qu’ils résumèrent par : « n’est-ce pas le prolongement (mégalomaniaque) déguisé du système ?


par Serge_Gomond le Mardi 23/11/2010 à 18:56

sarkozy n’est pas en reste, il y a au moins deux précédents où le locataire de l’Elysée insulte ouvertement les journalistes. 

Le premier c’est Jean Quatremer journaliste à « Libération » qui le relate sur son blog. Ca se déroule en novembre 2007 : « L’histoire se raconte dans les chancelleries européennes. sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis suédois, Fredrik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe anti-musulmane devant ses invités. Selon mes sources, le chef de l’Etat s’est lancé dans une diatribe confuse d’une vingtaine de minutes, «dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire», contre le «trop grand nombre de musulmans présents en Europe» et leurs difficultés d’intégration. Il a aussi décrit de façon apocalyptique le «choc de civilisation» qui oppose les musulmans à l’occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l’adhésion de la Turquie à l’Union. Mais ses interlocuteurs, qui n’en sont toujours pas revenus, ne sont même pas sûrs de l’avoir bien compris, tant le discours était décousu et surtout hors de propos avec l’objet de ces rencontres, la préparation du Sommet de Lisbonne des 18 et 19 octobre. Ils en ont, en tout cas, retiré la désagréable sensation que sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs. »

La deuxième anecdote remonte à avril 2009. C’est paru dans l’hebdo satirique le « Canard Enchaîné » sous le titre de : «Quand sarkozy insulte les journalistes», « Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore, les bandits eux, ont une morale » : sarkozy, ce parangon de morale, s’était-il exprimé le 18 mars 2010 devant les dirigeants de la majorité.

Peyrefitte bouclait l’info… mais ça n’a pas changé. sarkozy fait confisqué ou détruire les enregistrements gênants (« pas le commencement d’un début de preuve » rayent ses portes voix dans les affaires d’Etat, c’est son nouveau leitmotiv ; du Poutine en plus soft en somme)

En soixante huit, quand on voulait se foutre du gouvernement et du système médiatique, on représentait un téléviseur avec sur l’écran De Gaulle et la légende placée sous le poste « la voix de son maître ». A l’époque on avait encore un peu d’esprit…

Maintenant, que  de JL Mélenchon profite du système de starisation de la vie politique française, c’est dans l’air du temps, et il n’est certainement pas le seul, quand en   soixante huit ils (les médias) personnifiaient le mouvement, ils interviewaient les soit-disant meneurs du mouvement...


Dream is over ! par lepetitpolitique le Mercredi 24/11/2010 à 08:52

Parce que l’enjeu ce n’était pas l’honneur perdu d’un vers de terre…

Mais les draps souillés de tout son univers

J’exagère à peine… Il ne croit pas en Dieu

Mais il peut le jurer aujourd’hui, que ce soir là, Dieu y était… aux Fouquet’s… il y était ! Ce qui a permis à notre prince charmant de retourner le destin….d’un revers de main !

Et il voudrait maintenant en faire autant avec l’opinion qui l’a abandonné au fil du temps. Il a reconduit Fillon, retracé le même sillon et s’apprête à nous damer le dernier pion…

http://www.tueursnet.com/index.php?video=Dream


par sinziana le Mercredi 24/11/2010 à 14:42

Le "fond", la pensée, le programme de Mélenchon est exprimé dans ses discours, comme dernièrement au Mans, et dans ses bouquins.
Le chercher dans des émissions de divertissement du genre Drucker-Ruquier est stupide.

Quant au fait d'être "bien traité", il faut peut-être l'entendre en comparaison avec d'autres interventions télévisuelles, lors d'émissions de débat et/ou politiques, lors desquelles Mélenchon avait été durement attaqué par les "larbins": coupures de parole, tentatives incessantes de changement de sujet etc.

La personnalisation nuit au débat? Fort bien, mais dans ce cas de quoi parle-t-on ici? Débattons plutôt des idées du PG.


Re: par jcotta le Jeudi 25/11/2010 à 09:06

Votre message me surprend. Le passage d'un homme politique public dans les médias n'est-il pas un acte politique? Ce qu'il y dit devant des millions de français ne vaut-il pas pour définir sa politique? L'attitude qui est la sienne ne permet-elle pas discussion lorsqu'elle recoupe des questions de fond, celle des journalistes, de la presse, de la démocratie? Est-il vraiment stupide de poser les questions des rapports à la démocratie en partant de quelques éléments qui sont non pas marginaux, mais bien revendiqués par le principal intéressé, ne serait-ce que pour se faire une place dans la société du spectacle? Il n'y a aucune personnalisation ici, sauf à considérer que tout cela n'est que sujet secondaire.
Enfin vous nous invitez à discuter "des idées du PG". Mais référez-vous aux papiers indiqués dans cette discussion et parus sur notre site. Nous en abordons quelques-unes. Qu'en pensez-vous? Allons-y, débattons.


Re: par sinziana le Jeudi 25/11/2010 à 14:06

Désolée si j'ai été un peu brutale avec mon adjectif "stupide".

Non, bien sûr que non, je ne crois pas que le passage d'un "homme politique" dans les médias soit automatiquement un acte politique. Certains "hommes politiques", le soir venu, voire même dans la journée, se métamorphosent (m'a-t-on dit) en simples citoyens, époux, pères de famille, etc. Auquel cas "ce qu'il[s] di[sen]t devant des millions de Français" n'a pas nécessairement une grande pertinence d'un point de vue politique. Redisons-le: Drucker, Ruquier et consorts, c'est du divertissement. Si vous voulez vous informer sur les propositions politiques de JLM, cherchez ailleurs. Mélenchon n'était d'ailleurs pas invité chez Drucker en tant que porte-parole du Parti de Gauche, mais en tant que Mélenchon.

En effet, j'ai vu sur ce site d'autres notes qui traitent des idées du PG et c'est une bonne chose.


par sinziana le Jeudi 25/11/2010 à 14:22

Les notes en question sont cependant assez anciennes. Or, ces deux dernières années, il s'est passé pas mal de choses et je suppose que les idées du PG ont évolué. Un nouvel article de La Sociale pour en débattre serait le bienvenu.


par Pierre Montoya le Jeudi 25/11/2010 à 18:42

                     De nos jours il y a la télévision et il faut faire avec. Pour exister auprès du grand public, il faut s'y prêter, que l'on dirige une grande ou petite organisation. L'exercice est criticable dans sa forme mais hélas l'idéal n'existe pas, il faut y tendre certes. Nous sommes dans une démocratie qui suppose élections et choix mais aussi engagement. Chacun a ses préférences et personne ne représente les miennes dans leur totalité. A partir de là je ne devrai voter pour personne, puisque ce à quoi j'aspire n'a aucune représentativité élective réelle, d'autant plus que tous les représentants de tous les courants sont passés chez Duckert, sauf ceux du PT en dehors peut être de Shivardi, de la CNT et de quelques autres qui n'aspirent qu'à y passer. Même si ce n'est pour certains qu'un  simple exercice de notoriété, il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Curieusement , ce Mélenchon, il intrigue, trop pour les uns et trop pour les autres, selon où l'on se place. En la matière il n'y a pas d'instrument de mesure en dehors des élections , alors je préfére les comparaisons, est il mieux ou moins bien, est il plus proche de mes idées ou plus éloigné. "On a cartonné" tant mieux, sinon il n'est pas nécessaire d'y aller et plutôt de parler  devant sa glace. " On a cartonné" ne signifie pas forcément une certaine collusion politique en dehors d'exprimer une certaine satisfaction d'avoir eu autant d'écoute, comme à l'occasion d'un meeting parfaitement réussi. Je ne comprend pas trés bien les motivations d'une telle démarche à moins que ce ne soit que de la critique positive. Mélenchon n'aurait , lui, pas le droit de faire ce que tous font en pire et en lèchant les bottes du système. C'est avec Mélenchon que j'ai le moins de divergences et mes critiques je les réserve plus particulièrement  à ceux avec qui j'ai le plus de divergences et particulièrement à ceux d'en face. Même si JLM est dans le champ de la critique, là vous forcez le trait. Tout est spéctacle, tout ce qui est montré est un spectacle. Un meeting de Jaurès, une conférence de Lafargue, une réunion politique et parfois assortie d'une fête populaire, c'est aussi du spectacle. Le spectacle ne doit être confondu avec "la grande farce" qui amuse le peuple et le détourne des vrais raisons et la classe de sa mission. Nous ne sommes pas dans la définition de Marx, qui par ailleurs aurait de son vivant souhaité "cartonner" davantage. En langage militant  catonner est d'usage courant, y compris affirmé face à l'adversaire. Ne cédez pas à la facilité sur un thème que l'on peut trouver ailleurs.


Re: par la-sociale le Jeudi 25/11/2010 à 20:53

Jaurès n'allait pas chez Drucker ... Mais le problème n'est pas que Mélenchon aille à la télé. Le problème, Jacques l'a posé clairement, c'est la méthode pour poser la question des médias. On peut insulter les journalistes, monter des petites provocations pour faire parler de soi. On peut aussi se battre réellement avec des propositions concrètes et une mobilisation des citoyens, c'est ce qui avait été fait avec "Informations impartiales".  Bref on peut faire du bruit et de la fureur ou alors miser sur l'intelligence des citoyens: deux méthodes, deux voies, deux lignes.

Je reviendrai bientôt sur le fond et je montrerai que les déclarations  ronflantes reprises sur tous les tons pas les adeptes ("renverser la table", "qu'ils s'en aillent tous", "sortir de Lisbonne", etc...) ne sont que du bruit - et de la fureur - pour tenter de masquer un modérantisme confondant.


L'Empire du spectacle pour bien "manager"et dominer ? par quent1 le Jeudi 25/11/2010 à 19:11

Message à tous les commentateurs de cet article et peut-être y compris à l’auteur : dans mes poches d’achats filmiques et documentaires j’ai aussi de bons acteurs de jeux de représentation et cirque et parfums, etc. et là ce ne sont pas des intermittents du spectacle et ils ne sont pas joueurs bénévoles, ce sont les maîtres réels, un jour ancien sur le site la sociale je me souviens l’avoir signalé ce document mais peut-être était-il passé inaperçu ?  si vous ne l’avez pas vu, si vous ne vous êtes pas procuré en DVD ces 67 minutes de rire noir amer assuré, si vous ne souhaitez pas l’acheter en symphonie intégrale pour 7 € sur ce site lié bleu, regardez au moins l’extrait de quelques minutes si c’est accessible à tous carla est la société du spectacle dans toute sa splendeur, mais si n’est vu que le court extrait de même pas 2’, vous manqueront d’autres témoins bien plus dominants, d’ailleurs le plus souvent avec nos ordinateurs nous ne leur échappons pas, j’en dis pas plus : Dominium Mundi, L’Empire du management http://www.medici.tv/#/movie/138/



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