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L’explosion du PS est pour bientôt … !

Par Bernard Germain • Actualités • Mercredi 22/10/2014 • 1 commentaire  • Lu 1623 fois • Version imprimable


Le Gouvernement Valls voit sa marge de manœuvre se réduire comme une peau de chagrin. Lors du vote d’hier sur le budget 2015, sur la partie «recettes», le projet du gouvernement n’est passé qu’avec 21 voix d’avance … alors que sur le papier il détient la majorité absolue à l’Assemblée Nationale.

 

Un nombre conséquent de députés socialistes (39) s’est abstenu. On pourrait épiloguer sur le fait que s’abstenir est au sens propre du terme refuser de se prononcer pour ou contre et qu’il est pour le moins surprenant, quand on prétend être «de gauche», de ne pas dire clairement son opposition à la politique réactionnaire conduite par Hollande – Valls. Puisque, selon l’adage bien connu «qui ne dit mot consent».

Comme depuis des mois, les «Frondeurs» en restent à ce rôle et se contentent de refuser de voter pour, mais n’osent toujours pas voter contre. Mais, là n’est pas l’essentiel.

Ce qui est nouveau c’est, cette fois-ci, la violence de la réaction de la Direction du PS et de l’Exécutif. La menace n’est même plus voilée … elle est explicite. Et c’est Stéphane Le Foll, proche parmi les proches de Hollande, qui l’a énoncée dans les termes suivants : «Il serait cohérent que Benoît Hamon quitte le parti socialiste. (...) Il va trop loin, il peut avoir des sentiments et des critiques, mais une limite a été franchie».

Il faut dire que Benoit Hamon a dit sans ambages ce que tout le monde sait au PS mais que personne ne s’était aventuré à déclarer ouvertement: «La politique du Gouvernement menace la République. Et la menace de la République, c'est la préparation tout droit, comme on s'y prépare pour 2017, d'un immense désastre démocratique (...) non seulement l'arrivée au second tour de la présidentielle de Marine Le Pen sans coup férir, mais en plus la menace que demain, elle dirige le pays».

Quoi de plus vrai … ? On regrette simplement que Benoit Hamon n’ait pas vu les choses de cette manière dès le début, au lieu d’aller siéger dans ce gouvernement qui conduisait déjà cette politique.
Car c’est dès le 1er jour après son élection que Hollande a trahi le programme sur lequel il s’était fait élire. C’est dès le 1er jour qu’il a fait mettre en œuvre par le gouvernement une politique totalement réactionnaire, au seul bénéfice du capital financier et de Bruxelles.

Quant au PS, son 1er Secrétaire – Jean-Christophe Cambadélis, s’est empressé sur une radio périphérique de déclarer qu’il était «choqué que deux ministres de la République qui ont quitté le gouvernement et qui avaient accepté les arbitrages budgétaires au mois de juillet se soient abstenus. Ceci pose un problème éthique. Ce n'est pas loyal par rapport à son camp, ce n'est pas une bonne image par rapport à la politique»
Cambadélis oublie juste de répondre à sa propre question : est-ce «loyal par rapport à son camp», comme l’a fait Hollande, de se faire élire sur un programme et de faire le contraire le lendemain de son élection ?
Quant à l’entendre parler d’éthique, il faut s’appeler Cambadélis pour ne pas mourir de honte en prononçant ce mot, lui qui a été condamné deux fois en justice pour de sordides affaires de détournements de fonds et qui par ailleurs a obtenu un «Doctorat» bidon, sans passer sa licence ni sa maîtrise. Et il ose invoquer l’éthique …

Reste que les choses se tendent très fortement dans la «majorité», et singulièrement au PS. Martine Aubry a pris ses distances ce week-end avec la politique gouvernementale, même si c’était de manière feutrée. D’anciens ministres se positionnent ouvertement contre la politique gouvernementale, même s’ils n’osent toujours pas voter contre. Et l’exécutif et la Direction du PS parlent sans détour de voir les contestataires quitter le PS, car non content de conduire une politique libérale débridée, ils exigent le silence dans les rangs. La caporalisation du PS est à l’ordre du jour et en marche.

Tout se met donc en place, il ne manque plus qu’une étincelle pour que tout explose. D’où viendra-t-elle ?
D’un vote contre des «frondeurs» ? D’une initiative autoritaire et bureaucratique de l’exécutif ou de la Direction du PS ? L’avenir très proche avenir nous le dira.

Un peu plus tôt ou un peu plus tard … le PS va exploser. C’est certain.


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Commentaires

Dissolution en mars après un fiasco aux cantonales par Marie LABAT le Jeudi 23/10/2014 à 16:45

 C'est en tout cas ce que prévoit Mélenchon : Hollande va dissoudre l'Assemblée Nationale après l'échec du PS aux cantonales, en mars 2014, dans l'espoir de se refaire une virginité avant 2017. Le front national va gagner les législatives et Marine Le Pen devenir premier ministres (ça c'est moi qui le dit, pas Mélenchon). 



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