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Le Front de gauche après les élections

Illusions et réalités...

Par Jacques Cotta • Actualités • Vendredi 15/06/2012 • 20 commentaires  • Lu 3063 fois • Version imprimable


Avant toute bataille et tout engagement collectif il est souvent malvenu d’émettre des réticences, poser des questions, faire valoir des divergences. Celui qui s’y risque est assimilé à un traine savate qui organise l’impuissance et pire, portera le cas échéant la responsabilité de l’échec. Après la bataille, surtout lorsque la sanction est sans appel, celui qui se permet de critiquer est assimilé à un « petit monsieur je sais tout » dont la parole ne mérite pas plus d’intérêt que de temps pour y répondre. Conclusion il serait toujours impossible de parler simplement de la réalité et de tenter de la comprendre… La question est pourtant d’importance. Comment qualifier les résultats du Front de gauche au regard des choix qui ont été faits ? Comment apprécier l’orientation et la stratégie qui ont été adoptées à la lumière des résultats ? Quelles leçons politiques plus générales est-il possible de tirer ? Il ne s’agit évidemment pas ici de désigner qui que ce soit comme responsable d’une situation qui apparait en toute clarté au lendemain des élections présidentielles et du premier tour des législatives. Mais il serait coupable de ne pas débattre sans tarder de la situation et des erreurs politiques qui ont été commises.
Avant d’aborder ces questions, il faut sans doute se pencher rapidement sur la photographie d’ensemble issue de cette période électorale.
Des présidentielles aux législatives, une continuité
 
Quelques traits se dégagent des présidentielles et du premier tour des législatives.
  • Les élections présidentielles avaient indiqué la volonté majoritaire de chasser Nicolas Sarkozy du pouvoir, sans illusion particulière en François Hollande …
L’abstention massive qui a marqué le premier tour des élections législatives s’inscrit dans le même processus. Elle indique d’une part le sentiment du travail accompli avec le rejet de Sarkozy et de ses amis dans le scrutin présidentiel, le sentiment d’inutilité donc de retourner aux urnes quelques semaines plus tard, et surtout le peu d’engouement pour « donner une majorité massive au président afin qu’il assure le changement » alors que ses quelques engagements censés aider la mobilisation populaire auront été des plus limités. L’absence de « vague rose » annoncée au second tour va dans le même sens.
  • Globalement le Front national confirme.
Il se maintient dans les zones rurales, progressant parfois, et dans les régions anciennement industrielles sinistrées. L’explication serait-elle dans l’ancrage des positions racistes au sein de cet électorat ? Sans doute ce facteur n’est pas à relativiser car l’extrême droitisation de Sarkozy pour le second tour des présidentielles (viande Hallal, vote des étrangers, reconduites aux frontières, pillage des comptes sociaux, etc.….) a porté ses fruits. Mais l’explication n’est-elle pas d’abord à rechercher dans des causes sociales qui nous ramènent aux années 80 – 90. L’abandon politique dont sont victimes les ouvriers, les travailleurs, et les couches moyennes de la part de la gauche comme de la droite trouvent là un recours illusoire.  Le FN s’est montré assez « bon » et « compréhensible » dans la dénonciation du système, et égal à lui-même dans les propositions alternatives, mettant toujours l’exclusion de l’autre au centre de ses positions et la défense sur le fond du capital contre le travail. Mais l’électorat en est resté à la dénonciation…
  • Dans ce cadre d'abstention, les résultats indiquent une polarisation entre droite et gauche traditionnelles.
PS et UMP se répartissent en gros 70% des suffrages exprimés. Les verts lorsqu'ils existent à l'issue du premier tour sont ceux qui ont bénéficié de l'investiture PS. Les autres font des résultats très médiocres. Quant au centre, il disparait comme un mirage laissant jusqu’à son chef sur le bord du chemin, réduit aux présidentielles, laminé aux législatives.
Cela nous amène à l’essentiel.
Quid du front de gauche, de son orientation, de la stratégie adoptée ? En accord avec « Les leçons d’Hénin Beaumont » que tire Denis Collin sur notre site, je veux ici préciser quelques points qui me semblent incontournables tout autant pour ceux qui ont tenté l’aventure d’un « Die Linke » à la française que pour tout démocrate, républicain, citoyen qui cherche les voies et les moyens de la république sociale.
Le front de gauche : d’une victoire relative…
 
Au regard des prévisions et des pronostics souvent bien optimistes, les élections présidentielles ont été marquées par un score mitigé du front de gauche. La relative victoire de JLM qui obtient donc un score à deux chiffres était dés le soir du premier tour bien illusoire. Loin derrière la candidate du FN qui avait polarisé l’essentiel de la campagne de Jean Luc Mélenchon, le résultat peut se décrire ainsi : un siphonage des voix de l’extrême gauche, la remobilisation partielle d’une partie de l’électorat de gauche qui ne serait pas allé voter sans sa présence, l’attirance d’une partie de l’électorat sceptique de François Hollande, le tout permettant de ressusciter un mort, le parti communiste qui seul n’aurait sans doute pas fait plus que quelques points comme précédemment Robert Hue ou Marie Georges Buffet.
Plus que les chiffres, le décalage entre l’objectif politique affirmé et le résultat obtenu donne l’ampleur de la désillusion. Le challenge qui consistait à offrir une alternative de gauche au vote ouvrier lepéniste a échoué. Ce qui d’ailleurs devrait interroger sur ce vote, et sur le fait qu’il ne suffit pas de vociférer contre l’extrême droite pour convaincre. Cela étant, le FG a pris une part active et sans doute décisive dans la victoire de François Hollande. Si cela est tout à son honneur –le fait d’avoir joué un rôle dans la défaite de Nicolas Sarkozy- l’objectif du front de gauche était ailleurs, affirmer un ancrage à la gauche de la gauche pour donner sens à cette expression de JLM le soir du premier tour : « la prochaine fois, ce sera nous ».
… A un échec patent.
 
En réalité, le front de gauche connait un échec terrible au regard de ses ambitions.
D'abord échec vis-à-vis du PS. Il s'agissait de "renverser la table". La table reste en place... IL s'agissait de s'affirmer comme un recours électoral à gauche, échec. Echec d’autant plus patent que l’opération Hénin Beaumont prend un caractère symbolique en se traduisant par une défaite sans appel. Il s'agissait avec la candidature Mélenchon dans le Pas-de-Calais de balayer l'opération Le Pen... En réalité les projecteurs médiatiques ont plus servi l'extrême droite que le responsable du PG. Il s’agissait de s’appuyer sur la corruption du personnel politique local, les notables du PS notamment, pour arriver en seconde position et emporter le duel au deuxième tour. Jean Luc Mélenchon est troisième, contraint de se retirer au profit du candidat socialiste, cible de ses attaques durant les semaines de campagne…
Plus généralement, le groupe parlementaire du front de gauche est menacé faute d’un nombre suffisant de députés. Des sortants, communistes, sont défaits dès le premier tour, contraints de se désister pour le candidat socialiste arrivé devant eux. Ainsi en Seine-Saint-Denis, Jean Pierre Brard et Patrick Braouzec, cumulant neuf mandats à eux deux, devraient laisser la place. Comme Roland Muzeau dans les hauts de seine. Ou encore Marie Hélène Amiable. Ou aussi Pierre Gosnat dans le Val-de-Marne, Jean-Paul Lecocq en Seine-Maritime, Michèle Picard dans le Rhône…
Au sein du front de gauche, le parti de gauche se trouve marginalisé. Après avoir ressuscité le PCF en état de mort clinique à la veille de la campagne, le PG sort en effet de là comme le grand perdant.
Pour ce qui est de la politique au sens propre, c'est l'échec de la polarisation contre "le fascisme" incarné par le FN. Si en effet telle devait être la priorité, alors il fallait combattre pour un front unique anti fasciste demandant l’alliance de toutes les forces démocratiques contre « la peste brune ». Mais la campagne engagée par le front de gauche contre le FN a bien montré qu’il n’était question que d’un argument électoral laissant de côté l’essentiel.
Alors que sur une ligne indépendante mettant au centre la question européenne, JLM aurait pu faire le choix du combat contre l'européisme d'où qu'il soit, la négation de la souveraineté nationale qui interdit toute mesure politique et sociale, il a laissé le terrain libre. Pendant qu’il se concentrait sur Marine le Pen et « le danger Front National », sur l'Europe, sur l'euro, sur les banques, le terrain était laissé libre à François Hollande et aux européistes de tout poil. Dés le lendemain du premier tour des législatives, les décisions de la BCE et de la commission européenne tombaient pendant que le leader du FG exprimait sa "satisfaction" d'avoir gagné 1000 voix et d'avoir fait "progresser la gauche". Sur le fond donc comme sur la forme Jean Luc Mélenchon et avec lui le Parti et le Front de gauche apparaissent comme un supplétif du PS et rien d'autre, faute de faire entendre une voix indépendante...
Plus que jamais les résultats marginalisent le Front de gauche dont la colonne vertébrale est clairement le PCF sans lequel rien ne se fera, ce qui veut tout dire....
Et maintenant ?
 
Les questions posées par Denis Collin dans « les leçons d’Hénin Beaumont » trouvent comme meilleure réponse l’analyse -même sommaire- du scrutin.
La campagne centrée sur le front national, le choc Mélenchon Le Pen ont été sanctionnés par l’échec car au départ se trouve une erreur politique d’appréciation. Ce n’est pas le fascisme qui aujourd’hui menace mais l’européisme à tout crin qui impose sous les coups de la Troïka dans toute l’Europe les pires coups que les peuples subissent depuis des décennies, pour satisfaire les exigences du capital et tenté de surmonter la crise du capitalisme sur le dos des peuples.
A défaut de réponses politiques précises et perçues comme réalisables, c’est vers ce qu’ils perçoivent comme étant le moins pire que les citoyens se dirigent, sans illusion et surtout sans enthousiasme. Ainsi, dans la crise, il ne suffit pas de dénoncer la gauche de gouvernement, le PS en tête, même d’ailleurs si les sujets ne manquent pas, pour obtenir un soutien. Sur ce que tous perçoivent comme étant le cœur des problèmes, la question de notre souveraineté, de la nation, de l’Europe, de l’euro, encore faut-il avoir des réponses claires et simples pour convaincre et se présenter comme digne d’intérêt…
A défaut, les réponses qui se veulent proclamatoires, qui font appel à des références en Amérique latine, au Venezuela ou à Cuba, ne convainquent personne. Le caudillisme sur lequel nous avons écrit ici quelques papiers ne saurait représenter le moindre exemple, ni ouvrir la moindre perspective. Sans démocratie, sans liberté d’organisation, sans débat libre et possibilité de choisir, il ne saurait y avoir de voie acceptable pour l’avenir…
Les questions sociale, politique et démocratique, sont centrales dans les préoccupations générales. A force de laisser le terrain européen libre aux européistes de tout poil, la négation des nations -d’une Europe libre des nations souveraines- ordonnées sur une monnaie commune pour les échanges internationaux mais laissant au cadre national la possibilité de gérer leur monnaie en fonction du niveau de développement de leur propre économie, en fonction de l’intérêt de leur peuple, ce sont, comme en 2007 des réponses sociétales qui sont substituées aux questions sociales. En 2012, avant que les responsables de tout bord ne soient contraints de se rendre à la porte des usines frappées par les plans de licenciement, l’histoire a bien failli se répéter comme en 2007 avec les questions –certes importantes pour les concernés, mais qui ne sauraient valoir de programme général- liées à l’adoption, au mariage homosexuel, à l’euthanasie ou au cannabis… Le décalage avec l’existence de 8,2 millions de travailleurs pauvres, avec le démantèlement des droits liés au travail, avec la remise en cause des services publics et de toute la sphère socialisée serait risible s’il n’était lourd de conséquences dramatiques…
Ces questions méritent débat. Les partis ne sauraient répondre de façon satisfaisante avec leur fonctionnement pyramidale qui aboutit en fait à demander aux militants et sympathisants d’appliquer avec discipline les décisions prises à leur insu. Là encore la question de la démocratie est incontournable. A défaut, les pires moments ne sont-ils pas devant nous… La situation ne pose-t-elle pas en conséquence une double exigence qui pourrait rassembler les bonnes volontés :
 
·         une critique radicale de la société, la réappropriation du combat d’idées dont le capital et ses idéologues se sont emparés.
 
Pour cela un large regroupement pourrait s’opérer, bâti sur la réflexion, l’élaboration, et la tenue périodique de réunions ouvertes non sur des objectifs partisans, mais sur des problématiques communes permettant de se réapproprier le champ culturel et idéologique. Une association, une fondation, un cadre de regroupement large et ouvert ferait l’affaire… Les questions liées à la république, à ses fondements, à ses valeurs, celles qui concernent l’Europe, la souveraineté, la monnaie, les questions sociales liées au travail, aux droits, celles qui concentrent les principes de la démocratie, des classes sociales, des bases républicaines, l’égalité, la fraternité, la laïcité, la liberté, les questions liées aux services publics, au bien commun qui assure nos droits fondamentaux, celles de la république sociale et d’autres encore qui sont au cœur des processus vivants devraient y trouver un champ d’exploration et une capacité d’exposition nécessaire à l’élaboration de toute base programmatique, d’un programme minimum nécessaire pour ouvrir une rupture avec le système.
 
 
·         des propositions d'actions unitaires, un programme minimum comme on disait jadis, dont la question européenne devrait constituer le point de départ.
 
Au nom de la crise et des déficits, le traité Merkel Sarkozy, qui comprend la fameuse « règle d’or », devrait en effet être imposé aux peuples d’Europe, donc au peuple français. Un combat unitaire ne pourrait-il être mené pour exiger que la souveraineté populaire soit respectée et qu’à l’issue d’une bataille sur le fond un tel traité soit rejeté….
 
Ces questions sont d’autant plus importantes que si la trajectoire prise est celle de la capitulation sur la question de la démocratie, de la souveraineté, de la nation, et donc de l’Europe qui conditionne l’ensemble des réponses politiques et sociales à apporter, le danger Le Pen ne se représente alors de façon beaucoup très précise. Ce serait elle qui pourrait dire de façon tout aussi dramatique que prémonitoire « le prochain coup, ce sera nous » !
Jacques Cotta
Le 15 juin 2012
 
 
 
 

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Commentaires

par Anonyme le Vendredi 15/06/2012 à 14:15

Le Front de gauche a pris une belle raclée et avec lui toute la gauche...

 Une première leçon n' a pas suffit à JLM et au Fdg..... ils recommencent aux législatives - (et JLM croit encore pouvoir battre Le Pen à Hénin-Beaumont, sinon au premier tour, au moins au second...) sans n' avoir jamais daigner tenter de savoir pourquoi un nombre de plus en plus important de gens votent FN et surtout pensent FN ou ne votent tout simplement plus.

Les raison du succès du FN - et de la déconfiture politique du Fdg - sont aussi à chercher du côté des non réponse aux problèmes du quotidien, ce quotidien, là,  tout près, en bas de chez moi: le vote FN est aussi, un vote lié à l' insécurité, à la violence au quotidien bien plus qu' à la violence du patronat.

 
Il faut écouter et répondre au électeurs FN.  Ecouter et non pas juger à l' emporte pièce, puis il faut répondre sans  nier la réalité, ne pas  insulter comme l' a fait à maintes reprises Mélenchon et/ou plaquer des réponses  sorties tout droit de la bonne culture  de gauche anti capitaliste/révolutionnaire/avant gardiste/ bien pensante. 

Le FN lui  apporte clairement des réponses, et en face  la rhétorique "révolutionnaire" quelque peu bobo du PG/Fdg prend l' allure au mieux d' une  foutaise et  au pire d' une  insulte pour ceux nombreux qui d' une manière ou d' une autre souffrent. Le FN fait de la politique, le PG/ Fdg déraille.

 La droite est majoritaire dans le pays. Et comme le dit Libération  : "Entre le FN et l'UMP, «les digues» se fissurent".

Mélenchon à propulser et mis au centre le FN sans jamais pouvoir l' atteindre, bien au contraire. JLM est un danger pour la gauche.

Le PG ne veut pas voir que plus il gesticule contre le FN, plus ce même  FN avance et pas uniquement dans les sondages:34% des sondés disent être en accord avec les idées du FN.... mais pour le moment tous ne votent pas FN....  Même le PCF y a perdu des plumes ( Pierre Laurent jugeant "impensable" que le FdG n'ait pas de groupe à l'assemblée préconise de "modifier le règlement" si celui-ci n'obtient pas les 15 députés nécessaires !)

 La faillite de la "ligne antifasciste" risque bien d' annoncer « le prochain coup, ce sera EUX»

* * *
 
Le FN en campagne. Les ressorts sociaux des votes frontistes en milieu rural, Sébastien Vignon.
http://www.metropolitiques.eu/Le-FN-en-campagne-Les-ressorts.html

Les votes à droite en périurbain : « frustrations sociales » des ménages modestes ou recompositions des classes populaires ? Violaine Girard.


Re: par jcotta le Samedi 16/06/2012 à 18:58

 Cher monsieur ou madame,

Il y a une règle, que j'aimerais voir respectée: savoir à qui on parle et donc d'où chacun parle. Bref, où nous nous situons les uns les autres. Le côté "anonyme" ne me semble pas vraiment correspondre à cette volonté....
Pour ce qui me concerne, il s'agit de tirer quelques leçons qui vont dans le sens de clarifications permettant à la gauche d'avancer, et de gagner...
Cela n'a aucun intérêt de tenter une mise en balance entre l'extrême droite, les racistes et xénophobes qui désignent systématiquement l'étranger comme l'ennemi et dont les réponses se rangent dans la défense du capital contre le travail et la gauche dans son ensemble ou le front de gauche en particulier. En partant des intérêts des travailleurs, salariés, jeunes, retraités, etc... on voit bien que l'extrême droite est hors jeu...
Pour les réponses précises sur les questions du travail et de l'intérêt général, je vous renvoie à me deux derniers livres, "qui veut la peau des services publics" et "Un CDD sinon rien, quand intérêts financiers riment avec précarité des salariés".
Jacques Cotta
 



Tous ensemble, tous ensemble ! par user le Samedi 16/06/2012 à 10:59

Un résumé rapide de cet article : le FdG serait parfait s'il n'y avait pas Mélenchon.
Cotta, Collin, Calvi, Barbier, le PS et BFM, même combat : Mélenchon doit disparaitre.
Tous ensemble, tous ensemble, contre le "populiste" !
Moi c'est le contraire : un type qui a tant d'ennemis et d'une telle qualité ne peut pas être foncièrement mauvais.
Par réflexe, je le soutiens.


Re: Tous ensemble, tous ensemble ! par jcotta le Samedi 16/06/2012 à 19:18

 Donc si je comprends bien votre point de vue vous ne tirez de mon papier, et de celui de Denis Collin, qu'une mise au pilori de Jean Luc Mélenchon! Mais savez vous lire? Denis Collin et moi-même abordons des questions d'ordre uniquement politique: quelle orientation, la lutte contre le fascisme, la question européenne, la question nationale, l'euro, la sociale et les services publics, la lutte des classes, etc... Et vous ne voyez que mises en cause de Jean Luc Mélenchon! Nous n'en disons pas un mot en tant que tel, car il n'est pas le sujet de nos papiers.

J'ai personnellement comme d'ailleurs Denis Collin appelé à voter pour lui au premier tour des présidentielles et ne retire rien à ce que j'ai pu en dire alors et que vous trouverez sur notre site, d'abord à l'adresse suivante: http://la-sociale.viabloga.com/news/je-voterai-melenchon
puis un second papier à l'adresse suivante:  http://la-sociale.viabloga.com/news/encore-une-fois-oui-au-vote-melenchon-et-ensuite

J'ai par ailleurs fait une bonne trentaine de déplacements dans toutes les régions de france pour présenter mes derniers livres, et n'ai pas caché ma position. J'ai donc bien oeuvré pour qu'il fasse le maximum. Et voyez vous, cela ne donne aucun droit particulier, mais n'interdit ni de réfléchir, ni de dire ce que l'on pense sur le fond. C'est cela qu'il vous faudrait discuter...

Une fois encore c'est la politique qui compte, et c'est cela que nous voulons débattre. Votre réponse qui aboutit à nous mettre dans le sac de BFM TV pour conclure "Mélenchon doit disparaitre" est d'un ridicule achevé. Si on ne débat pas sérieusement du fond comme nous le proposons et si on s'arrête à la défense du chef sans autre discussion, le front de gauche risque bien de disparaitre... Voila la réalité. Et c'est le type d'attitude qui est la votre, le refus de réfléchir avec une position critique pour comprendre les faits, qui risque fort d'en porter la responsabilité.

Bien cordialement
Jacques Cotta


L'anarchie est là par nouvellon le Samedi 16/06/2012 à 17:35

"les partis ne sauraient répondre de façon satisfaisante avec leur fonctionnement pyramidale qui aboutit de fait à demander aux militants et symphatisants d'appliquer avec dicispline les décisions prises à leur insu." Rien que dans cette phrase l'Anarchisme pointe son nez.


Re: L'anarchie est là par jcotta le Samedi 16/06/2012 à 19:37

 Je ne crois pas dans la phrase que vous soulignez défendre une position particulièrement anarchiste qui serait en l'occurrence synonyme d'opposition aux partis. Je questionne sur le fait suivant: pour élaborer un bilan et un programme de rupture avec le système, le mode pyramidal des partis est-il satisfaisant, ou l'efficacité, l'implication collective ne nécessitent-elles pas une élaboration collective, démocratique, partagée? 
Ne serait-il pas non seulement efficace aujourd'hui mais également nécessaire par exemple, au lendemain de la pèriode électorale, qu'un front comme le front de gauche s'ouvre au maximum pour permettre un débat large non seulement parmi les composantes organisées qui sont en son sein, mais également avec tous ceux qui ne sont que simples citoyens, organisés ni au PCF, ni au PG, ni ailleurs... Et si cela devait aller vers la formation d'une organisation indépendante, la question de la démocratie en son sein ne serait-elle pas la question des questions? Indépendamment du front de gauche, n'est-ce pas toujours la question de la démocratie qui est centrale?
Cordialement
JC


Quand j Cotta nous parle de Mélanchon ça fait ça par Pereira Nunes le Samedi 16/06/2012 à 18:58

Heureusement que J Cotta nous dit  qu’il ne s’agit pas de désigner qui que ce soit comme responsable d’une situation, qu’en serait-il s’il fallait en désigner un ! Et comme  il serait coupable de ne pas débattre d'une situation et des soit disant erreurs politiques etc, etc, point n’en faut laisser flinguer si aisément, celui qui « s’est fait connaître du grand public par une attitude résolument frondeuse à l’égard des vedettes du journalisme qui se comportent en gardiennes de l’ordre libéral ».

Si échec terrible du Front de Gauche il y a eu aux présidentielles il réside surtout dans l’espoir qu’il a su inspirer à « toute une frange de la population française qui était disponible pour des idées porteuses d’une remise en cause du système ». Pas du tout relativement au tout nouveau FG et son score à deux chiffres à ces élections.

La stratégie de GLM pour battre Le Pen à Henin-Beaumont pouvait se défendre aisément. Une forte implication du PCF du Pas de Calais, une circonscription où 70% des ses habitants sont ouvriers ou employés et « le vide idéologique laissé par la gauche locale »,  beaucoup moins « un affrontement personnel avec Le Pen » que « la recherche de la poursuite d’un combat sur le terrain des idées et des consciences pour faire reculer les idées du FN», justifiaient pleinement ce engagement, contrairement à la fable des projecteurs médiatiques répétée ad noseam, dont on nous sert encore un puant réchauffé. Rappelons au passage l’attitude du PS au niveau local dont « beaucoup de ses responsables et militants voyaient d’un bon œil la candidature du Front de Gauche pour mettre en échec le FN. Le président de l’agglomération d’Hénin-Carvin, le socialiste Jean-Pierre Corbisez, a même proposé d’être le suppléant de JL Mélanchon ». Quant aux attaques dont le candidat socialiste y a été la cible durant des semaines, comme on ne nous manque pas de souligner, c’était de bonne guerre dans ce genre de campagnes sans que pour autant le moment venu la règle républicaine de désistement n’ait pas manqué de se vérifier, tel qu’il avait été toujours clairement annoncé et dont la réciproque s’il en avait été question, peut nous laisser rêveurs...

Plus généralement si le groupe parlementaire du Front de Gauche est menacé faute d’un nombre insuffisant de députés, on peut remercier Lionel Jospin et son inversion du calendrier électoral d’une part, ainsi que le mode de scrutin par lequel seul une forte dose de proportionnelle pourrait freiner la bipolarisation de la vie politique française.

Si le temps de élections Mélanchon s’est « concentré sur Marine Le Pen » et le FN et « laissé le champ libre à François Hollande » c’est une vision bien spécieuse d’un combat où il ne fallait surtout pas confondre l’adversaire avec l’ennemi. Adversaire d’ailleurs taclé non sans répit au grand dam de uns et la morgue des autres.

 Sur le fond comme sur la forme Jean Luc Mélenchon et avec lui le Parti et le Front de Gauche apparaissent comme un supplétif du PS et rien d'autre, faute de faire entendre une voix indépendante...
Alain Minc, par exemple, ne dirait pas mieux.
Désolé mais je n'ai plus le coeur d'aller plus loin dans la controverse. Je pense avoir souligné la mauvaise foi de J Cotta, dans ce réquisitoire sur Mélanchon, dant je n'étais pas habitué, mais certainement je ne l'ai pas assez lu. Finalement je ne le trouve pas si distancié que ça de ses confrères habitués de "C'est dans l'air" sur "La Cinq", et autres plateaux plus ou moins foireux. 

NB:Les phrases entre-parenthèses son issues du Monde Diplomatique et de Politis. Chaqu'un ses références.


Re: Quand j Cotta nous parle de Mélanchon ça fait ça par Pereira Nunes le Samedi 16/06/2012 à 19:12

Encore désolé "Chacun et non chaqu'un (quel horreur!)


Re: Quand j Cotta nous parle de Mélanchon ça fait ça par konieczka le Samedi 16/06/2012 à 23:38

Je pense que l'analyse de J Cotta se justifie sur le fond. Le problème de JLM est d'être issu du PS, d'avoir effectivement cautionner cette politique mise en place par Mauroy qui a commencé à rogner les acquis sociaux, comme l'échelle mobile des salaires, continuée sous Jospin et consort. Peu importe, il est vrai qu'il n'y a que les imbéciles pour ne pas changer d'avis. Sauf que la confiance mise à l'époque de l'arrivée du PS et du PCF, avec le programme commun, a été piétinée par ces ceux là même qui avaient soulevé tant d'espoir. Les affaires n'arrangeant pas les choses, avec des élus de gauches aussi corrompus que ceux de droites y compris du FN, soit dit en passant. Comment redonner confiance aux millions de gens qui vivent dans la pauvreté, aux travailleurs pauvres, aux retraités qui après 40 ans de cotisations peerçoivent moins de mille euros par mois, quand un député, après 5 ans de mandat touche à vie 1390 euros. Des députés européens qui partent avec 9000 euros par mois à 50 ans? Non le FN ne leur promet rien, sauf une augmentation de 200 €, que les salariés se financeront eux-mêmes par une taxe sur les produits importés, rien sur le retour aux 35 h avec un salaire de 1700 €, rien sur le retour au remboursement à 100% des medicaments prescrits, l'interdiction des dépassements d'honoraire, l'interdiction des licenciements, rien sur un revenu universel à 1500€, rien sur la  sortie du nucléaire en 10, j'arrête là parce que la liste serait trop longue. Je crois effectivement que JLM s'est trompé de combat. Mais pouvait-il faire autrement, sous la tutelle du PCF. Il est grand temps d'arrêter les discours, de fédérer tous les courants anticapitalistes, à la gauche du PS, de négocier un programme à minima en respectant toutes ses composantes et de s'unir une fois pour toute dans l'intérêt genéral en oubliant son égo.
Et ça c'est pas gagné !

En ce qui concerne les législatives, la réduction du nombre de députésserait plus que souhaitable et l'établissement de la proportionnelle intégrale éxigée, ainsi que la révocation des députés.
Vladislav.


Re: Quand j Cotta nous parle de Mélanchon ça fait ça par jcotta le Dimanche 17/06/2012 à 18:37

Cher Antonio,

Pour répondre à ton message je voudrais commencer, une fois n'est pas coutume, par la fin. Il est question de ma "mauvaise foi" et des "plateaux foireux" de C'est dans l'air". Voire d'une comparaison avec Alain Minc! N'en jetez plus!  
J'aimerais t'indiquer, question de méthode et de respect réciproque, que l'injure et l'amalgame ne peuvent avoir de place dans le débat. Pratiquer l'invective, c'est en effet la meilleure façon de ne pas discuter des questions sur le fond. Je voudrais par ailleurs -comme si on devait se justifier pour porter des appréciations politiques sur le front de gauche, ce qui décidément est assez cocasse- que j'ai répondu depuis plus d'un an à des dizaines et des dizaines d'invitations dans toute la france sur mes derniers livres -"qui veut la peau des services publics" et "un cdd sinon rien, quand intérêts financiers riment avec précarité des salariés"- que je n'ai caché nulle part mon intention de voter JLM au premier tour des présidentielles et que j'ai apporté quelques arguments politiques sur le travail, les services publics, le bien commun, les droits fondamentaux, la lutte des classes, etc... permettant de faire partager cette position. Je veux d'ailleurs croire que tu ne m'as pas "mal lu" comme tu le dis, mais sans doute pas lu du tout... Tu ne m'as d'ailleurs pas entendu non plus... Je crois me souvenir que tu étais pourtant là à Evreux lorsque je suis venu parler des médias dans le cadre de l'université populaire... Bref, laissons ça de côté et venons-en à quelques arguments.

Tu sembles choqué par la mise en cause de Mélenchon qu'il "ne faut point laisser flinguer". Mais relis moi. Je ne mets en cause qu'une orientation politique, rien d'autre. C'est donc de cela qu'il faudrait discuter. Avec, concernant le candidat du front de gauche à la présidentielle et le battu d'Hénin Beaumont du premier tour une question: n'aurait-il pas été plus utile en assurant sa présence au sein de l'assemblée nationale pour faire entendre sa voix talentueuse, s'en servir comme d'une tribune pour combattre notamment les orientations européistes qui y sont majoritaires, plutôt que de s'engager contre le fascisme dans un duel médiatisé à loisir à Hénin Beaumont dont on connait l'issue? Mais peut-être est-ce interdit de se questionner là dessus aussi?

L'échec du Front de gauche résiderait dans "l'espoir qu'il a su inspirer à toute une frange de la population française qui était disponible pour des idées porteuses d'une remise en cause du système", nous dis-tu.
Non, là ce n'est pas l'échec, mais la désillusion, la déception dont tu parles.
L'échec, c'est le résultat lui-même: le front de gauche, c'est un fait qui peut nous déplaire, mais c'est un fait dont il faut partir, le front de gauche n'a pas mordu sur l'électorat populaire de Le Pen comme il s'en fixait l'objectif. Il a incarné le siphonage de l'extrême gauche, ramené aux urnes une frange qui sans doute n'y serait pas allée, ressuscité le PCF qui était jusque là en mort clinique. Point! Pour l'échec, c'est moins de députés, peut être l'impossibilité de former un groupe parlementaire, et surtout l'absence de celui qui est le plus talentueux pour faire entendre sa voix, Mélenchon relégué au parlement européen pendant que les alliés du PCF s'en sortent le moins mal possible... Est-ce interdit Antonio de partir de la réalité? Faudrait-il la modifier pour nous satisfaire? La falsifier? 

Tu nous expliques que la stratégie "Hénin Beaumont" était justifiée par "une forte implantation du PCF", l'existence de "70% des habitants qui sont des ouvriers ou employés" et "le vide idéologique laissé par la gauche locale". Mais enfin, ces caractéristiques existaient aussi ailleurs. Bon nombre de circonscriptions répondent à ces caractéristiques. La spécificité de celle-là, c'était la fille Le Pen, rien d'autre. D'où la médiatisation dont il serait tout de même fort de café de paraitre surpris. En allant là bas, il s'agissait consciemment de la jouer "front contre front" et donc "JLM contre Le Pen". Cela procède d'une appréciaition politique que je pose, comme Denis dans son papier. Et de cela tu ne dis mot. Si le danger principal est le fascisme, alors il fallait y aller, il faudrait d'ailleurs faire aujourd'hui plus. Proposer un large front unique anti fasciste à toutes les forces ouvrières et démocratiques et pour sauver la démocratie sans doute entrer au gouvernement sans rechigner... Mais nous voyons bien que la question est ailleurs. Le danger, ce sont les grecs qui le montrent aujourd'hui. Il est incarné par la troika, la politique européenne qui nie la souveraineté des peuples, qui impose une camisole de plomb aux peuples pour mieux les pressuriser. Et donc partant de là, l'affrontement d'Hénin Beaumont ne répondait pas à cette question, ni d'ailleurs ne permettait de mener la bataille sur cette orientation. Pendant Hénin Beaumont, les grandes manoeuvres sur la question européenne ont commencé. La BCE, le FMI, la commission européenne et les institutions nationales savent où sont les choses sérieuses....

Voila pour aller vite...

J'espère que tu prendras le temps de t'attacher aux questions d'orientation sans mettre en avant la défense du chef qui serait injustement mis en cause. Car à y regarder de plus prés, cela me semble une façon assez classique de ne pas discuter...
Ce qui compte une fois encore, ce sont les positions politiques. Le reste me semble assez secondaire...

Bien amicalement
Jacques Cotta



Re: Quand j Cotta nous parle de Mélanchon ça fait ça par Pereira Nunes le Lundi 18/06/2012 à 04:14

 

Cher Jacques,

 Avant toute chose loin de moi l’idée de vouloir t’injurier ou t’offenser de quelque façon que ce soit.

Mais quant tu écris « Sur le fond comme sur la forme Jean Luc Mélenchon et avec lui le Parti et le Front de Gauche apparaissent comme un supplétif du PS et rien d'autre, faute de faire entendre une voix indépendante... », désolé ça ne passe pas. Inutile de chercher des mises en avant de la défense du chef injustement mis en cause en vue d’éviter toute discussion, comme tu dis. Du coup c’est plutôt toi qui deviens désobligeant, comme si j’étais aveuglé au point de refuser toute discussion.

Te comparer au style littéraire d’Alain Minc tout compte fait ce n’est pas exactement ce que j’appelle une injure puis que tout Minc qu’il est, il ne s’agit tout de même pas de n’importe qui. Quant à « C’est dans l’air » c’est comme France2 une télé de service public non ? Que je la trouve foireuse, après tout cela n’engage que moi.

Je ne suis pas au Front de Gauche, je n’ai de carte nul part, même plus aux Alternatifs. Place aux jeunes.

Je n’ai ni dieu ni cézar ni Mélanchon si bon tribun soit-il, à qui allumer un cierge et je ne m’interdis jamais ou presque, de chercher comprendre. Au contraire.

 « que je n'ai caché nulle part mon intention de voter JLM au premier tour des présidentielles ».

Par rapport à toi dans cette histoire  je suis allé de surprise en surprise. Lors du passage de Mélanchon chez Druker j’ai souvenir d’un échange que nous avons eu dans le même support sur lequel nous nous trouvons aujourd’hui, où déjà vous, Denis et toi, me paraissiez plus que septiques quant à Mélanchon. Depuis il y a eu ton passage d’il y a quelques semaines à l’Université Populaire où j’ai cru voir un changement dans ta posture relativement à JLM qu’à présent tu traites de supplétif du PS.  Je demande à quand le prochain changement.

 Malgré ce que tu crois à l’UP j’étais attentif à tes paroles, je n’ai pas l’habitude de m’y déplacer pour perdre mon temps.

C’est vrai que je n’ai pas lu tous tes livres, j’en suis désolé mais j’ai tout de même lu « 7 millions de travailleurs pauvres. La face cachée des temps modernes » publié chez Fayard en 2006, et auquel j’ai même fait un commentaire plutôt flatteur dans feu Alternateure, le journal des alternatifs du 27 à cette époque. Donc quand tu dis que je ne t’écoute pas et que je ne t’ai pas lu du tout tu te trompes.

 

 Tu sembles choqué par la mise en cause de Mélenchon qu'il "ne faut point laisser flinguer".

Cher Jacques, il me faut un peu plus que ton article sur JLM pour me choquer. Mais surprendre oui ! Surtout pour quelqu’un qui se prétendait partager tant soit peu les idées portées par Mélanchon le temps d’un premier tour de présidentielles. Pour moi ce que t’as écrit c’était du flingage même si tu t’en défends. Par conséquent j’y ai même vu pire. Un manque de cohérence même si dans la suite de ton texte on pourrait découvrir quelques lignes plus intéressantes.

 

La spécificité de celle-là, c'était la fille Le Pen, rien d'autre.

Personnellement j’ai été surpris de la candidature JLM à Henin Beaumont me demandant si ce n’était pas contreproductif de croiser le fer dans cette circonscription avec le FN. Ca sentait le soufre et les sables mouvants. Mais après tout je n’ai point eu vent d’un quelconque mouvement de dissuasion mené soit par un sursaut populaire soit par des intelligentzias éclairées à fin de le dissuader, ou je n’ai pas tout lu. Je ne suis pas dans tous les coups autrement j’installe un think tank dans ma petite chambre à coté de mon escalier.

A croire que pour beaucoup c’était l’occasion rêvé de faire coup double. Voir Mélanchon mordre la poussière, ensuite qu’il donne ses voix sur un plateau. La question vue de cette façon il ne fallait surtout pas le dissuader d'y monter au créneau.
Si « crime » il y a eu, pour comprendre rien de mieux que de se demander comme dans les bons polars, à qui profite ce « crime ». Malgré tout le battage au tour de Marine Le Pen les vieux cadors politiques du coin se doutaient bien que les voix iraient très probablement vers la gauche, si non FG plutôt vers le PS. Avec 194 voix d’écart en faveur du candidat socialiste nous savons aujourd’hui que la partie était risquée. Mais vu l’état de décomposition du PS dans cette circo la venue du leader du FG avec tout le fracas que cela comportait ne pouvait être qu’une excellente affaire pour Philippe Kemel. Pour lui ce fut la loterie à portée de main que l’arrivée de Méloche dans le secteur. Les mauvaises langues pourront dire, comme lampiste on fait rarement mieux. De là à la théorie du complot il n’y a qu’un pas que certains n’hésitent pas à franchir. J’avoue que faire passer JLM soit pour un benêt qui c’est fait avoir comme un débutant, soit pour un sous-marin du PS, est quelque chose qui défie mes neurones au delà du supportable.

Mélanchon et son staff ont joué un jeu dangereux voulant passer en force et ils ont perdu. Péché d’orgueil ? Mauvaise appréciation des enjeux ? Les deux à la fois ? Ca arrive aux meilleurs politiques et l’Histoire est saturée de se genre de situations. Maintenant chercher à comprendre ce qu’il c’est passé c’est une chose. S’acharner sur lui s’en est une autre. Le faire supporter à lui tout seul le poids de l’échec me semble une erreur encore plus grande que le constat de la défaillance.

C’est cela les hommes. On crucifie aujourd’hui ce que l’on adorait hier.

   Moi aussi bien amicalement,
Antonio


Re: Quand j Cotta nous parle de Mélanchon ça fait ça par jcotta le Mercredi 20/06/2012 à 18:56

 Cher Antonio,

Je vois bien qu'il y a un certain nombre de choses qui chez toi ne passent pas. J'en suis désolé. 
Je pense qu'il serait bénéfique de ne pas réduire le débat sur le fond et sur l'orientation à la personne de JLM. 
Il n'y a chez moi aucun revirement d'aucune sorte, sauf si on considére que le point de départ et le point d'arrivée de la discussion est la question du chef. Sur le fond politique, je pense ne pas avoir changé grand chose à ce que j'ai dit avant, pendant et aprés les élections... Donc, contrairement à ce que tu sembles penser, Point de crucifixion aujourd'hui, pas plus que d'adoration hier...
Pour ne pas tourner en rond, je préfère te renvoyer à quelques contributions à mon papier dont je partage à la fois la méthode et l'essentiel du contenu...
Tu trouveras notamment ci dessous celle de Christian Berthier.
Bien cordialement,
Jacques Cotta 


Re: Quand j Cotta nous parle de Mélanchon ça fait ça par berthierch le Lundi 18/06/2012 à 15:17

Chers camarades, 
Ma réponse sera incomplète, lapidaire et je vous prie de bien vouloir m'en excuser.
1 - l'abstention croissante a pour origine et conséquence une attention de plus en plus aiguisée de chaque catégorie et du peuple vis a vis des propositions qui lui sont soumises pour résoudre dans l'urgence ses propres problèmes.
2 - il y a de moins en moins de place pour les analyses et offres générales déconnectées de la situation et des besoins des gens
3 – Hollande-Ayrault ont parfaitement maîtrisé leur emploi du temps de sorte que quelques concessions soient faites, quelques besoins satisfaits, peu de problèmes posés, le maximum d'espoirs préservés mais surtout  pas développés.
4 - Et ce, d'abord et avant tout dans leurs rencontres internationales ou la bataille pour la croissance éclipsait les traités et les dettes.
5 - Le PS est récompensé d'une majorité confortable mais non constituante, d'une aile verte européiste et d'un front de gauche réduit
6 - il résulte de (1) que Royal a payé cash sa campagne de 2007 et son arrogance grande bourgeoise. L'appareil local PS a été entendu... ce qui peut influer sur sa docilité au moment ou il faudra confirmer les "lois territoires" ou les remettre en cause.
7 - 2 jours avant son meeting porte de Versailles, Mélenchon a choisi son camp, oublié le referendum sur les traités, déserté le terrain des revendications concrètes et remises en cause des lois Chirac/Sarko et choisi le combat idéologique contre le Pen, sur le terrain de celle-ci.
8 - Conséquence de (1) et (2), son avancée aux présidentielles était bloquée et le recul du PG important aux législatives. 
9 - il ne tirait aucun profit de l'effondrement des appareils politico-financiers du PC, notamment dans le 94, 93 et à l'île de la Réunion.
10 - Dans ce dernier cas, la député exclue battait au premier tour le candidat PCR 67% à 14 % dans une circonscription populaire.
11 - Lorsqu'il ne s'abstient pas massivement l'électorat populaire vote "utile" et délaisse les candidats de second rang, y compris les écolos pourtant massivement médiatisés. Le PCF semble avoir perdu tout lustre de "gauche plus" et condamné sur sa ligne à un déclin fatal.
12 - la prolongation des tendances actuelles dans un contexte de poursuite des attaques anti-populaires sous l'excuse des "dettes" suggère un inévitable soulèvement à court terme sans que des partis de rechange aient pu faire leurs preuves avant. Ce relatif discrédit touche aussi les organisations syndicales mais aussi les sections PS et PC et les anciens militants, au moins dans un premier temps. Les seuls inévitables cadres de regroupement collectifs pourraient être les municipalités, bourses de travail et entreprises moyennes à grandes.
13 - le PG ( et d'autres) est dans une impasse dans un rôle de PS+ / PCbis. Surtout lorsque son leader chevauche les thèmes interventionnistes. Il n'a pas encore pris le virage de la défense sans condition des revendications et de l'abrogation de toutes les lois auxquelles la gauche s'est opposée. Ce qui suggérerait qu'il accepte pour partie l'excuse des "dettes". Son opposition ne parait pas être concrète et jusqu'au bout: elle n'est comprise que comme une pression et délaisse les collectivités locales. Il faut donner l'autonomie à ses comités dans le cadre des communes et départements. Son programme doit être affranchi de relecture au sommet par les experts du partenaire communiste et autres gardiens de la compatibilité avec le programme du PS.
14 - L'éducation populaire n'est pas ( ou plus?) Un remède: même proposée par des militants blanchis sous le harnais de x organisations, elle ne retient plus l'attention des (futurs) cadres militants. D'abord en raison des points 1 et 2. Ensuite parce qu'auprès des "élèves", les "professeurs" portent le fardeau des combats perdus, causes de la situation actuelle. Enfin parce qu'il n'y a pas de proposition crédible par timidité, incompétence ou complicité du "professeur" qui ressemble le plus souvent à un Sisyphe de l'organisation qu'il n'a pas encore trouvée. Mais surtout parce que trop sont incapables d'expliquer comment et pourquoi nous avons perdu tant de merveilleux acquis sociaux et pourquoi il ne faudrait pas les reconstruire... et donc affronter les mêmes forces qui se sont imposées aux anciens!


Re: Quand j Cotta nous parle de Mélanchon ça fait ça par la-sociale le Mardi 19/06/2012 à 15:40

Merci Christian pour cette analyse claire que je partage! Des militants PG de mes amis me l'ont confié: la campagne JLM, ça marchait jusqu'à Toulouse. Après, ça a dérapé et JLM s'est intoxiqué de sa propre rhétorique.
Denis COLLIN


Re: Quand j Cotta nous parle de Mélanchon ça fait ça par jcotta le Mercredi 20/06/2012 à 19:12

 Cher Christian,

Comme tu dois t'en douter je partage l'essentiel des points que tu soulignes en réponse au papier que j'ai écrit à l'issue du premier tour des législatives, que le second est d'ailleurs venu confirmer.

Il demeure la question des décisions que nous pourrions partager.

Dans mon papier, je me risquais à deux types de propositions assez générales, l'une centrée sur la réflexion, l'autre sur l'intervention.

Pour poursuivre la discussion, je me permets de les rappeler ici...

Bien à toi et à trés bientôt,

Jacques Cotta

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  •   une critique radicale de la société, la réappropriation du combat d’idées dont le capital et ses idéologues se sont emparés.
 
Pour cela un large regroupement pourrait s’opérer, bâti sur la réflexion, l’élaboration, et la tenue périodique de réunions ouvertes non sur des objectifs partisans, mais sur des problématiques communes permettant de se réapproprier le champ culturel et idéologique. Une association, une fondation, un cadre de regroupement large et ouvert ferait l’affaire… Les questions liées à la république, à ses fondements, à ses valeurs, celles qui concernent l’Europe, la souveraineté, la monnaie, les questions sociales liées au travail, aux droits, celles qui concentrent les principes de la démocratie, des classes sociales, des bases républicaines, l’égalité, la fraternité, la laïcité, la liberté, les questions liées aux services publics, au bien commun qui assure nos droits fondamentaux, celles de la république sociale et d’autres encore qui sont au cœur des processus vivants devraient y trouver un champ d’exploration et une capacité d’exposition nécessaire à l’élaboration de toute base programmatique, d’un programme minimum nécessaire pour ouvrir une rupture avec le système.
 
 
  • des propositions d'actions unitaires, un programme minimum comme on disait jadis, dont la question européenne devrait constituer le point de départ.
 
Au nom de la crise et des déficits, le traité Merkel Sarkozy, qui comprend la fameuse « règle d’or », devrait en effet être imposé aux peuples d’Europe, donc au peuple français. Un combat unitaire ne pourrait-il être mené pour exiger que la souveraineté populaire soit respectée et qu’à l’issue d’une bataille sur le fond un tel traité soit rejeté….
 
Ces questions sont d’autant plus importantes que si la trajectoire prise est celle de la capitulation sur la question de la démocratie, de la souveraineté, de la nation, et donc de l’Europe qui conditionne l’ensemble des réponses politiques et sociales à apporter, le danger Le Pen ne se représente alors de façon beaucoup très précise. Ce serait elle qui pourrait dire de façon tout aussi dramatique que prémonitoire « le prochain coup, ce sera nous » !

 


De l'utilité de prendre parti par Jean-Pierre Alliot le Mardi 19/06/2012 à 08:37

Cette contribution au débat nécessaire est la bienvenue. Je partage un bon nombre de ces appréciations, de ces analyses et de ces perspectives.
Cependant, au détour d'une phrase, apparaît une affirmation étrange, formulée d'ailleurs d'une manière un peu subreptice, et selon laquelle les partis ont un « fonctionnement pyramidal » qui impose à « leurs militants et sympathisants d'appliquer avec discipline les décisions prises à leur insu ». Pour résumer ma critique de cette disqualification a priori de tout regroupement un peu cohérent de militants, je rappellerai que l'histoire réelle des républiques qui se sont succédé en France ne corrompt pas le principe de la République.
D'ailleurs, en évoquant un « programme », fût-il « minimum », Jacques Cotta affirme avec raison la nécessaire action coordonnée, fondée sur une analyse commune de la situation politique et sociale et des tâches qui en découlent. Voilà une définition d'un parti qui n'est pas nécessairement une armée marchant au pas cadencé sous les ordres de caporaux ou de sauveurs suprêmes. C'est également la définition d'un groupement qui ne se réduit pas à commenter la situation politique et sociale pour alimenter une réflexion théorique qui sera mise en œuvre dans les siècles prochains.
Jean-Pierre Alliot




Re: De l'utilité de prendre parti par jcotta le Mercredi 20/06/2012 à 19:22

 Je suis d'accord avec la remarque de Jean Pierre Alliot sur la formulation que j'utilise, concernant le "fonctionnement pyramidal des organisations" et dont il précise le contenu exact que je désire  lui donner.
Je n'ai évidemment nullement l'intention derrière une telle formule de remettre en question la nécessité du regrouppement, de l'organisation, condition d'une action concertée, coordonnée et efficace. 
Je veux juste souligner que lorsque la démocratie est évacuée du processus il n'y a plus, malgré les apparences, d'organisation possible.
Je reprends totalement à mon compte la fin du message de Jean Pierre lorsqu'il reprend la nécessaire action coordonnée, fondée sur une analyse commune de la situation politique et sociale et des tâches qui en découlent. Voilà une définition d'un parti qui n'est pas nécessairement une armée marchant au pas cadencé sous les ordres de caporaux ou de sauveurs suprêmes. C'est également la définition d'un groupement qui ne se réduit pas à commenter la situation politique et sociale pour alimenter une réflexion théorique qui sera mise en œuvre dans les siècles prochains.


Sur cet aspect, il nous faut je crois continuer à échanger pour nous mettre en situation de décider tous ensemble...

Bien cordialement
JC


Lien croisé par Anonyme le Vendredi 22/06/2012 à 14:23

Le jour des gris, Filoche… Cotta… Rigaudiat…. - Le blog de letang-moderne : " Je suis assez d’accord, il continue le gris, avec l’analyse de Jacques"


Re: Lien croisé par jcotta le Mardi 26/06/2012 à 12:37

Dans le texte qui explique les raisons de sa séparation avec le PG, Rigaudiat pose les questions politiques de fond. Il dégage les erreurs politiques et engage une véritable discussion dans laquelle les papiers que l’on trouve sur notre site « la sociale » s’inscrivent totalement. La question européenne, la caractérisation de la période, la place du FN, les combats à privilégier, la nécessité d’un programme qui réponde au plus grand nombre….
Les questions que Gérard Filoche pose au PG participent du même processus. Et ce n’est pas l’absence d’expression de sa part sur la trajectoire que prend le gouvernement socialiste après les présidentielles et les législatives qui disqualifient ses propos. Lui aussi s’inscrit dans une discussion nécessaire qui mérite d’être développée, approfondie et élargie….
Si vous voulez y participer sérieusement, commencez par respecter la règle élémentaire qui demande la transparence. « Anonyme », c’est tellement vague comme appellation que ça permet de dire à peu prés n’importe quoi sur tout sujet… Surtout lorsque vous vous référez à des articles non signés qui pratiquent l’insulte comme seule contribution, ce qui est d’un intérêt limité. 

J. C.


Re: Lien croisé par berthierch le Mercredi 27/06/2012 à 08:00

Chers camarades,

A partir du mot front de gauche, nous déroulons une discussion qui embrasse le positionnement des militants socialistes donc révolutionnaires dans une succession d’évènements qui s’accélère.

1 – l’arbre Mélenchon ne doit pas masquer la foret PCF dont des éléments d’influence continue d’épurer laborieusement les propositions qui remontent des comités du PG. Deux éléments clé à mon sens :

-          s’il ‘y a plus de parti communiste unifié en France, il reste toujours autant de militants communistes attachés à l’idée d’un meilleur parti, style « communiste ».

-          l’ « appareil » familial et économique du PCF a subit des mains des électeurs des coups décisifs par la perte de députations historiques dans le 93, le 94 et surtout a l’Ile de la Réunion ou la député sortante et exclue écrase le candidat officiel , le PS ramassant le reste de la mise électorale…et le PG rien du tout.

Je signale qu’en introduction à son discours à la Réunion, Mélenchon avait décerné à Verges un hommage aussi appuyé que mal pris par les militants communistes en proie au clientélisme du PCR. On comprends qu’après avoir décerné des coups de chapeau si mal récompensés par le PC, le PS et les électeurs, JLM ai décidé de prendre quelques jours de repos. Il n’a pas les électeurs qu’il mérite !

2 – La perspective souple de concertation entre les clubs divers et variés pourrait s’appeler « conférence des clubs » appelée sur la base de quelques points, notamment ceux proposés par le club Republique Sociale. Cette conférence pourrait avoir des déclinaisons départementales et/ou par métropole. Mais il est totalement illusoire d’espérer des regroupements d’avancer jusqu’à un parti dans un  cadre très marqué par les « témoins démographiques » de 1968…vus les fruits organisationnels des 44 ans écoulés depuis et l’abstention massive, répétée et consciente des électeurs, même «populaires ».

3 – je comprends bien le réflexe d’Alliot : il faut bien un, des partis, des organisations…ne serait-ce parce que face à un mécontentement croissant et une situation insupportable des familles, l’appareil anti-social, politique, économique, policier, médiatique n’a fait que de se renforcer. Et que, pour l’affronter, il vaut mieux être organisé.

Mais ce parti doit etre… « politique », c’est à dire poser en lui, autour de lui et chaque jour la question du pouvoir. Répondre au dela d’un noyau de ses membre à la question posée par une majorité d’abstentionnistes du peuple : demain, on fait quoi, vous proposez quoi ? Et la réponse «  les masses décideront » est au mieux un faux fuyant…au pire, précisément anarchiste. En s’abstenant, y compris aux élections professionnelles, les fameuses « masses » n’acceptent rien. Elle affirment leur disponibilité pour la résistance à la remise en cause de leurs conditions d’existence. Il n’y a aucun échappatoire aux affrontements vitaux qui en résultent. En finassant ou en faisant les savants des luttes, les militants ne peuvent etre compris autour d’eux. Un parti ne peut se développer que s’il indique précisément et pour demain le chemin à ses militants et contacts. Sinon, ceux ci s’en détournent et retournent a leur survie et celle de leurs familles.

Un bon exemple est celui du mot d’ordre de « constituante ». Aujourd’hui, cela se prépare comment ..une « constituante » non octroyée et/ou financée par les lobbies? Ses assemblées communales ou de quartier surgiront elles par l’opération du saint esprit ou du cercle/la cellule/la section Machin.? Quid de élus actuels ? Qui croit qu’ils iraient à la pêche ?

4 –  Je suis surpris de ne pas trouver évoqué ici, en ce quasi anniversaire du NON du 29 mai 2005 la question de la ratification du traite TCSG. Lequel, au lendemain de leurs élection priverait nos fringants sénateurs et deputés de gauche de leur pouvoir  - très limité – de voter le budget de la Nation. Sitôt élus, sitôt cocus ! Dur ! Petitionner en direction de Hollande est tomber dans un certain présidentialisme : chaque député, chaque sénateur est concerné, mais, au delà, chacun des 4000 conseillers généraux et des 500 000 elus communaux qui seront toujours plus réduits au mandat zéro euro comme l’a éxigé Bruxelles!

A t il échappé ici que ce gouvernement va appliquer le budget 2012 voté en 2011 pendant 6 mois et demi, soit plus que les cinq et demi du gouvernement sarko-fillon ?

Aujourd’hui, chaque député/sénateur ressent cette mortelle ambiguïté qui les met en porte a faux par rapport à leurs électeurs. Et ce n’est pas +2% sur le SMIC qui arrange le tableau !

Alors, on fait quoi ? Chaque partiscule pour soi ? Chaque clubiscule pour soi ? On se refait le coup de la Poste et des ses multiples appels et conseils municipaux abandonnés chacun avec leurs referendums locaux à eux?



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