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Occupy Oakland, ça chauffe

Par Jean-Paul Damaggio • Internationale • Mardi 15/11/2011 • 0 commentaires  • Lu 1424 fois • Version imprimable


Un nouveau mouvement social considérable traverse les USA. Il fait penser aux luttes des latinos d’avant l’arrivée au pouvoir d’Obama. Le port et la ville d’Oakland est devenu un des symboles très fort d’occupations ayant débutées à Wall Street. Les autorités ont décidées de siffler la fin de la « récréation » et peut-être qu’à l’heure où j’écris, le nettoyage aura été achevé.

 

 Ils sont des milliers à demander des emplois, une meilleure éducation, un meilleur service de santé et c’est trop ! Protester pour des raisons aussi futiles, vous n’y pensez pas ! Les maîtres ont annoncé la couleur : nous avons compris le message et à présent ça suffit. Sans rien régler il faudrait revenir à la normalité après cinq semaines d’occupations diverses. La démocratie ça serait de vider son sac, puis, sans rien régler, de revenir au quotidien.
 Cette action populaire prend diverses formes allant des occupations pacifiques au blocage par exemple du port d’Oakland. Les agitateurs de la nuit sont-ils là pour casser le mouvement global ? Ou expriment-ils vraiment une rage plus forte que les actions non violentes ? Comme toujours les médias se sont précipités sur les fumées des gaz lacrymogènes !
 « Financez nos écoles et nos services, pas les banques » voilà une banderole à valeur internationale qui a été portée par des milliers de personnes et aussi des milliers de grévistes.

La place symbolique, Oscar Grant Plaza, a finalement été vidée de ses manifestants dans le cadre d’une opération de police (publiques et privées) la plus chère de l’histoire de la ville.

La grève générale avait été décrétée le 2 novembre : écoles, services, banques, commerces, une ville paralysée, les ouvriers du port ayant apporté leur part à l’action. Le cinquième port du pays, fermé ! Il y a là un des syndicats les plus progressistes du pays.

Le pique-nique de la grève aurait rassemblé 10 000 personnes (20 000 disent les organisateurs)  ! Le secteur en pointe fut celui des syndicats des écoles publiques.

 La mémoire de César Chávez a été rallumée. Et Angela Davis était là pour un discours. Le mouvement est pour la première fois celui de toutes les générations, de toutes les couleurs, de toutes les espérances, ce qui ne signifie pas sans conflits internes. Comment tenir, comment généraliser la mobilisation, l’organisation, la colère ? Beaucoup croient que de tels mouvements étant spontanés, ils s’éteignent aussi vite qu’ils s’allument. Aucune généralisation n’est bonne ni dans un sens (le spontané c’est nul) ni dans l’autre (le spontané c’est génial). Toutes les révoltes retrouvent l’histoire sociale et toutes se doivent de la dépasser puisque cette histoire n’a pas empêché la montée en puissance de la force financière.
 Mais bon, les journalistes officiels ont autre chose à penser que la nature des dites révoltes. Alors j’ai écrit ce petit texte. En espagnol, en anglais, sur internet vous tapez occupa et s suivant la ville de votre choix l’action sociale prendra diverses formes.
A suivre. J-P Damaggio

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