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Santé, éducation, des questions internationales

Par Jean-Paul Damaggio • Internationale • Dimanche 18/08/2013 • 0 commentaires  • Lu 1080 fois • Version imprimable


Le Pérou connaît une grève de son secteur médical. Au Chili, la population de la ville du nord, Tocopilla se distingue comme étant le lieu d’une lutte à vocation globale à partir d’une mobilisation en faveur de son hôpital.
Au Chili encore mais au Pérou aussi, les luttes des enseignants et des étudiants sont récurrentes. Mais pourquoi éducation et santé sont-ils des secteurs particuliers, avec les transports, qui incitent à des luttes sociales considérables et internationales ?

Au Pérou les infirmières viennent de cesser la grève (quinze jours de mobilisation) après avoir obtenu une augmentation de 356 dollars par mois environ (elles demandaient 500), des titularisations et des avantages techniques. Le gouvernement par contre n’a pas souhaité satisfaire les médecins qui poursuivent une lutte antérieure à celle des infirmières et qui dure à présent depuis un mois.
Le Pérou est le second pays au monde en matière de tuberculose… bien qu’il soit présenté comme un tigre économique !
Comme partout, le gouvernement veut éviter la « spirale » des augmentations salariales du secteur public. De plus augmenter les infirmières, c’est augmenter le coût de la santé, donc le coût des remboursements quand il y en a. Naturellement, le gouvernement a tenté de soulever les usagers contre les employés irresponsables qui ont cessé le travail. Mais en même temps les usagers comprennent que les revendications sont pour le bien de tous.
Pour plus d’informations voir : http://www.federacionmedicaperuana.org/ (pou les infos sur les médecins) ; http://www.cgtp.org.pe/ (pour les infos générales).

A Tocopilla la lutte est différente car elle n’est pas nationale mais est partie d’une ville où là, les populations et non les employés, se sont mobilisés en faveur d’un bel hôpital qui manque de personnel. Un endroit où le blocage de route par exemple est une arme qui porte car les routes sont rares.
Lutte également victorieuse où le maire est devenu une figure nationale de la révolte populaire. Cette fois il s’agit d’une révolte du Nord contre Santiago accusée de cumuler les avantages et de mépriser les populations nordiques.
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=172220

Le gros problème qui est posé partout, est celui de la productivité, notion inapplicable dans les secteurs de l’éducation et de la santé qui resteront toujours « gourmands » en main d’œuvre. La question posée est donc celle de la répartition des gains de productivité issus de l’univers industriel, sur l’ensemble d’une population, répartition qui n’est possible que par des politiques gouvernementales conséquentes.
Au Chili comme au Pérou, où les gouvernements sont d’orientation politique totalement différente, les personnels en lutte accusent tous les régimes en place d’avoir la même politique contraire aux besoins de santé et d’éducation du peuple tout entier.

Ces luttes ne sont jamais relayées par les médias car elles donnent le « mauvais exemple » capable de déstabiliser les systèmes en place. D’où ces quelques mots…
Jean-Paul Damaggio
Pour les hispanisants :
http://www.elciudadano.cl/ (pour le Chili)
http://www.larepublica.pe/ (pour le Pérou)

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