Le spectacle offert par le parti socialiste à l’occasion de la primaire pour désigner son candidat à l’élection présidentielle de 2027 mérite la palme pour son organisation, son casting, et son dénouement.
Pour l’organisation d’abord.
Quinze euros, voilà le prix fixé du bulletin de vote. Tout un programme déjà. Par les temps difficiles que traversent les français, le parti socialiste ne connait pas la crise. Quinze euros semblent dérisoires pour les stratèges socialistes, à juste titre, (…)
Les paroles de l’Internationale valent d’être méditées au moment où toutes les grenouilles démocratiques se battent pour savoir qui sera le roi. « Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes, décrétons le salut commun ». Le mouvement ouvrier, celui du XIXe siècle suivait autant que possible cette maxime : sociétés de secours mutuels, coopératives, syndicats, il s’en tenait là et se méfiait comme de la peste des conflits entre les partis politiques, affaires de bourgeois pour savoir qui dirigerait (…)
La guerre en Ukraine est en train de cristalliser un certain nombre de tendances historiques profondes que l’on pourrait analyser comme un tournant dans l’histoire universelle, si on reprend le lexique des philosophies de l’histoire de l’avant-dernier siècle.
Deux événements doivent être relevés qui ne semblent guère intéresser nos commentateurs, politologues et polémologues. Le premier est la visite de Narendra Modi à Moscou. Le Premier ministre indien est venu négocier un accord avec la (…)
En situation de guerre, « tout pouvoir en place apparaît comme un ultime recours pour assurer la protection des peuples », entend-on à loisir sur les ondes. La guerre en Ukraine devait donc normalement, logiquement, servir la candidature d’Emmanuel Macron en suscitant un sentiment d’union nationale à laquelle le président appelait dès que le premier char de Poutine franchissait la frontière. Macron devait sortir grandi du drame vécu par les Ukrainiens et des crimes poutiniens (voir« (…)
A PROPOS DE L’UKRAINE : URGENT... A VOIR, DISCUTER, PARTAGER....
Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine par Poutine, l’émotion prend le pas sur la réflexion. Normal. Mais cela ne doit surtout pas nous interdire de nous poser les questions dérangeantes… Je vous invite à voir ma dernière vidéo, à la discuter, et à la partager le plus largement possible….
Nouvelles pensées sur le conflit en Ukraine
Les espoirs d’être entendu sont minces dans cette période où quiconque essaie de comprendre est accusé de vouloir excuser et où chacun est sommé de « choisir son camp » — c’est fou comme tous ces gens aiment les camps. Je vais, cependant, tenter une ultime mise au point avant que les belles âmes ne m’aient envoyé au peloton d’exécution comme traître à la patrie — une chance que les Brice Couturier, BHL et autres Glucksmann, ceux qui dans leur (…)
Les français infectés
« Lors de la déroute de Cao Bang, la banque n’était déjà plus là, l’Indochine n’était qu’une écorce, une apparence de colonie ; il l’Administrateur l’avait tranquillement annoncé en conseil d’administration trois mois avant cette première défaite, trois mois avant les cinq mille morts. Et maintenant que la guerre était finie, perdue, la banque affichait une santé insolente, sa meilleure année… » Eric Vuillard ; Une sortie honorable. Actes Sud
IN-FEC-TÉS (par le (…)
…remarques sur le texte enchanté de JF Collin Excuser ? Justifier ? Ou comprendre ?
Le prêtre catholique administre l’absolution, le juge accorde (ou non) les circonstances atténuantes, le chercheur veut comprendre. L’irénologue suit l’adage vis pacem cole justiciam.
Les chercheurs sur / pour la paix reprennent (entre autres) à leur compte deux principes : la troisième loi de Newton sur l’action et la réaction et le devise de Spinoza : ne pas rire, ne pas pleurer, ne pas détester mais (…)
Depuis que Vladimir Poutine a déclenché la guerre contre l’Ukraine, s’interroger est devenu suspect. Comme l’indiquait Manuel Valls, « comprendre c’est déjà excuser ». Il n’y aurait donc rien à comprendre. Il suffirait de condamner. Les Russes ne seraient qu’un peuple rustre et leur chef un tyran. Poutine se résumerait à un fou difficilement contrôlable et son maintien au pouvoir le seul produit d’une poigne de fer, d’une nomenklatura faite d’oligarques qui ont pillé l’Union soviétique et (…)
Cet article a été écrit en 2015 et a été publié sur l’ancien site de "La Sociale". L’annexe date de 1987 et analyse les contradictions de l’URSS. Il m’a semblé utile d’exhumer ces archives qui prétendent aider à penser. En ces temps où l’on est à nouveau sommé de choisir son camp - expression bien malheureuse quand on y pense - et où on est soit un suppôt de Poutine soit un membre du camp du bien aux côtés des semeurs de pagaille universels que sont les Etats-Unis, du Qatar et de l’Arabie (…)
Une invasion injustifiable
La Russie a déclenché la guerre contre l’Ukraine jeudi 24 février 2022 au matin. Cette dictature qui exerce le pouvoir au profit d’un petit groupe d’oligarques mafieux, regroupés autour de V. Poutine, chef de cette mafia, en opprimant et pillant son peuple et les ressources du pays, a déclenché une guerre et envahi un pays n’ayant commis à son égard aucun acte d’agression. Cette guerre doit être condamnée sans aucune nuance. La Russie doit cesser cette guerre et (…)
Bruits de bottes en Europe, nous dit-on chaque jour. Le virus est remplacé par les Russes dans l’actualité anxiogène. On nous somme maintenant de ne pas succomber à la propagande de Poutine, d’être « fermes » avec les Russes. Colin Powell étant mort l’an passé, on ne l’a pas sorti de sa retraite pour qu’il vienne nous montrer des photographies aériennes prouvant indubitablement que les Russes vont envahir l’Ukraine. CNN n’a pas encore fait le coup de bébés tués dans les cliniques, mais ça (…)
Pier Paolo Pasolini (1922-1975), romancier, poète, cinéaste, essayiste et polémiste, est incontestablement une des plus éminentes personnalités intellectuelles italiennes et européennes du XXe siècle. Catholique et communiste, mais esprit libre qui ne s’est jamais laissé embrigader par les institutions de ces deux courants qui dominaient l’Italie d’après la Seconde Guerre mondiale. Homosexuel revendiqué — ce qui lui causera pas mal d’ennuis, y compris l’exclusion du PCI — il s’est assez vite (…)
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