Le spectacle offert par le parti socialiste à l’occasion de la primaire pour désigner son candidat à l’élection présidentielle de 2027 mérite la palme pour son organisation, son casting, et son dénouement.
Pour l’organisation d’abord.
Quinze euros, voilà le prix fixé du bulletin de vote. Tout un programme déjà. Par les temps difficiles que traversent les français, le parti socialiste ne connait pas la crise. Quinze euros semblent dérisoires pour les stratèges socialistes, à juste titre, (…)
Les paroles de l’Internationale valent d’être méditées au moment où toutes les grenouilles démocratiques se battent pour savoir qui sera le roi. « Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes, décrétons le salut commun ». Le mouvement ouvrier, celui du XIXe siècle suivait autant que possible cette maxime : sociétés de secours mutuels, coopératives, syndicats, il s’en tenait là et se méfiait comme de la peste des conflits entre les partis politiques, affaires de bourgeois pour savoir qui dirigerait (…)
Dans la tradition du « en même temps », Emmanuel Macron qui dit une chose et son contraire s’était engagé lors de sa dernière intervention à une reprise de la vie normale d’ici la mi mai. Nous trouvant confinés partiellement ou totalement, ou sous couvre feu, ou les deux à la fois depuis plus d’un an, la déclaration présidentielle qui annonçait la sortie du tunnel devait donc signifier en toute logique que les arguments qui justifiaient notre enfermement étaient dépassés.
Evidemment il (…)
Nous assistons avec l’état d’urgence sanitaire à un recul sans précédent depuis des décennies de l’ensemble de nos libertés. Comment cela est-il possible ? Seul le silence des prétendues oppositions à Macron et au gouvernement, comme si la politique macronienne était la seule possible, permet que nos libertés soient ainsi foulées au pied.
Toutes les organisations politiques et syndicales démocratiques, les associations, les groupes, les blogs, par delà leurs différences devraient aujourd’hui unir leurs forces pour exiger le rétablissement de nos droits et libertés. Dans le respect des règles de sécurité minimales, le plus grand front unique pour la levée de l’état d’urgence devrait aujourd’hui se constituer. Il en va de la responsabilité des partis dits d’opposition, des organisations censées défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs, des salariés, des jeunes, des retraités.
Cela est nécessaire, cela est possible. Regardez, écoutez. Voilà la preuve en images… C’était il y a 5 ans pour la levée de l’état d’urgence imposé par Hollande. Macron était déjà au pouvoir….
Élections aux Amériques (suite)
En Équateur les résultats du second tour de la présidentielle sont tombés rapidement et sans contestation : Guillermo Lasso 52,5 % et Andrès Arauz 47,5 %.
Il apparaît très clairement que la guerre entre les deux gauches (celle de Correa représentée par Arauz et celle de la gauche rurale) a bénéficié au banquier Lasso qui en était à sa troisième candidature.
Les partisans d’Andrès Arauz avaient fait de cette élection celle du retour marqué de la gauche au (…)
Nous avons beaucoup de difficultés pour appréhender la situation historique dans laquelle nous sommes plongés. Fabrice n’a rien vu de la bataille de Waterloo alors qu’il était au cœur même des évènements. Si, comme le dit Croce, l’histoire est toujours contemporaine, nous sommes d’assez mauvais juges pour situer notre contemporanéité dans l’histoire. Et, pour en finir avec les précautions d’usage, il ne faut jamais oublier les méditations de Machiavel qui faisait remarquer que, ayant atteint (…)
Retour sur l’affaire du « restaurant clandestin »
Phase 1 : on apprend que des « riches » se gavent dans un restaurant clandestin, l’hôtel parisien d’un célèbre collectionneur de colifichets napoléoniens. Au même moment, des braves gens se font verbaliser par les mal-nommées « forces de l’ordre » pour avoir dégusté sur la plage un petit rosé. « Selon que vous serez puissants ou misérables… » Comme habitude.
Phase 2 : le scandale. On exige des punitions contre les riches bâfreurs. Rien de (…)
11 avril, élections Équateur, Pérou, Bolivie
Le 11 avril c’est un « super dimanche » en l’Équateur avec le second tour de la présidentielle, au Pérou avec le premier tour des présidentielles et en Bolivie pour le second tour des gouverneurs de quatre départements. Normalement le Chili devait aussi voter pour des élections municipales, des gouverneurs et les 155 électeurs de la Constituante, mais le Covid vient de reporter la journée, une pandémie qui ne peut que jouer un rôle quant aux (…)
L’UE est morte, mais elle ne le sait pas encore.
La pandémie a fait une victime de taille : l’UE. Sous la pression des circonstances, tout l’édifice plus digne de la « Demeure du chaos » de Saint Romain que l’art des bâtisseurs de cathédrales, s’est fissuré en de multiples lignes et n’attend plus que la secousse minime qui le mettra à bas. Quelques exemples suffisent.
Face la pandémie, on allait voir ce qu’on allait voir. Sous la houlette de Mme Ursula von der Leyen, l’UE devait assurer (…)
En pleine crise sanitaire, alors que le président de la république sort du silence pour un nouvel exercice de com, manip et propagande, que nos libertés sont un peu plus entravées, il pouvait sembler extravagant de consacrer cet édito au naufrage annoncé d’une gauche en perdition intellectuelle, morale, et politique. En réalité les évènements des quinze derniers jours que d’aucuns préféreraient taire au nom de la priorité sanitaire, sont d’une importance majeure.
Enchainement des faits à (…)
Il est loin le 21 juin 1976 où du balcon du siège de la direction historique du Parti Communiste Italien, Via delle Botteghe Oscure, Berlinguer annonçait l’extraordinaire score de 34,4% obtenu par le Parti. Qui entrait alors dans le siège central du plus puissant parti communiste d’Europe ne pouvait pas ne pas voir un drapeau rouge de la Commune de Paris fièrement exposé en relique sacrée. Symbole d’une continuité révolutionnaire que ce qui demeure de courants communistes en Italie (…)
De la Pandémie aux violences urbaines, de la vaccination aux tirs de mortiers sur les commissariats, du masque au vaccin, ils se surpassent... Tout est bon pour éviter les véritables questions politiques qui dérangent. D’où la nécessité de revenir aux priorités ...
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Pier Paolo Pasolini (1922-1975), romancier, poète, cinéaste, essayiste et polémiste, est incontestablement une des plus éminentes personnalités intellectuelles italiennes et européennes du XXe siècle. Catholique et communiste, mais esprit libre qui ne s’est jamais laissé embrigader par les institutions de ces deux courants qui dominaient l’Italie d’après la Seconde Guerre mondiale. Homosexuel revendiqué — ce qui lui causera pas mal d’ennuis, y compris l’exclusion du PCI — il s’est assez vite (…)
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