Cet été, la France a cramé aux quatre coins de l’hexagone. Selon des estimations provisoires, plus de 120 000 hectares étaient déjà partis en fumée fin juillet, et le chiffre qui n’est que provisoire sera certainement bien en dessous de la réalité. Alors que les étés précédents les incendies étaient cantonnés principalement au sud du pays où la chaleur, la végétation et la fréquentation estivale étaient en pointe, cette année, nul n’a été épargné. En Gironde ce sont 42 000 hectares qui ont (…)
Je crois qu’une partie très importante des difficultés à redéfinir une orientation politique d’émancipation sociale qui pourrait avoir une prise sur la réalité tient à ce que nous ne parvenons pas à nous extirper de schémas désormais obsolètes. Le schéma « classique et faussement rassurant » de la révolution sociale « à l’ancienne », le schéma réformiste de la conquête du pouvoir par un parti ouvrier appliquant des réformes sociales (la vision Bernstein du socialisme), le schéma de (…)
Quelques nostalgiques des grandioses réalisations de Staline (le goulag, la peine de mort pour les petits larcins et pour les enfants de plus de douze ans, l’interdiction de l’avortement, les procès truqués, les purges à répétition, les déportations de peuples entiers, la traque des « cosmopolites »... etc), s’acharnent à rédiger, reproduire, imprimer et diffuser des pamphlets immondes visant à salir des acteurs de la révolution, en particulier Trotsky, qu’ils tentent de déguiser en (…)
Entre 1934 et 1938, Léon Trotsky consacrait une série d’articles à la situation française. C’est sous le titre « Où va la France ? » que ces écrits étaient publiés. On y trouvera notamment les rapports entre revendications immédiates et lutte pour le pouvoir, le combat contre le fascisme et pour la grève générale, l’importance des comités d’action et des comités de grèves pour affronter l’état bourgeois, l’unité nécessaire des paysans, hommes et femmes, jeunes et vieux dans l’aspiration à (…)
Se lancer dans une candidature à la présidentielle n’est pas un pari anodin. J’ai d’ailleurs payé cette audace au prix fort, puisque mon employeur m’a licencié quelques jours après ma déclaration.
Si j’ai fait ce choix, c’est parce qu’il me semble indispensable de porter une voix absente du débat public. Une voix qui, au lieu de diviser le peuple, prône son rassemblement autour de ce qu’il a en commun pour faire face aux nombreux défis – le défi climatique, le défi des crises économiques (…)
La très grande majorité des citoyens de notre pays n’a aucune idée de ce qu’est le POI (ex-PT, ex-PCI, ex-OCI…) mais le courant qui s’est incarné dans ces différents avatars est bien connu des milieux qui s’intéressent à la politique. Outre ses candidats officiels à la présidentielle (Lambert, Gluckstein, Schivardi) qui ont réalisé des scores très confidentiels, ce courant a eu deux candidats issus de ses rangs, Lionel Jospin (1995 et 2002) et Jean-Luc Mélenchon (2012, 2017 et 2022), deux (…)
Cet article a d’abord été publié par le Figaro (Vox). FIGAROVOX/TRIBUNE - Il existe des différences idéologiques profondes entre le marxisme et le wokisme, estime le philosophe Denis Collin. Selon lui, le wokisme est davantage le produit d’un libéralisme-libertaire.
Denis Collin est philosophe, auteur de Introduction à la pensée de Marx (Seuill, de Après la gauche (Perspectives libres).
L’idéologie « woke » et les différents mouvements qui s’en inspirent prennent une place croissante (…)
Est-ce que la logique de la société humaine est de réaliser tous les possibles ? On peut autrement poser la question en disant : tout ce qui est possible mérite-t-il d’être fait ? Les sociétés qui sont dominées par une vision, une religion, une idéologie, que ce soit la République, le catholicisme, le communisme, ont une façon de répondre qui est la régulation de la société. Ainsi vous ne pouvez en France acheter des armes que dans des conditions très précises, vous ne pouvez acheter que (…)
La quinzaine écoulée donne une indication assez précise sur la direction empruntée par le pouvoir en vue de la réélection d’Emmanuel Macron. En réalité, tout se concentre sur le caractère répressif d’une politique qui n’a d’autre but que de préparer les sales coups que l’oligarchie a mijotés et qu’elle compte bien resservir une fois les élections présidentielles passées. Nous l’avons déjà évoqué ici à plusieurs reprises et il n’est donc pas utile de refaire un inventaire. Mentionnons juste (…)
Être radical, c’est prendre les choses à la racine. La racine des maux qui ravagent notre monde est bien connue : l’accumulation illimitée du capital, qui ravage la Terre, a produit deux guerres mondiales et menace directement le milieu vital de l’espèce humaine. Si on comprend cela, alors il faut trouver un chemin pour sortir du capitalisme et réorganiser la monde sur de nouvelles bases. Mais cela ne peut être que long, avec des tâtonnements et en s’appuyant toujours sur la majorité des (…)
Après la guerre de 14-18 qui avait été une immense boucherie où chaque famille avait perdu un ou plusieurs hommes et dont toute la société était sortie meurtrie, un vaste mouvement pacifiste s’est développé dans toute l’Europe, et aux États-Unis d’Amérique.
Plus jamais la guerre ! C’était le slogan de ce mouvement qui développait l’idée qu’avec la volonté d’empêcher la guerre, la politique pouvait et devait résoudre tous les problèmes. La négociation devait toujours être préférée à la (…)
Pier Paolo Pasolini (1922-1975), romancier, poète, cinéaste, essayiste et polémiste, est incontestablement une des plus éminentes personnalités intellectuelles italiennes et européennes du XXe siècle. Catholique et communiste, mais esprit libre qui ne s’est jamais laissé embrigader par les institutions de ces deux courants qui dominaient l’Italie d’après la Seconde Guerre mondiale. Homosexuel revendiqué — ce qui lui causera pas mal d’ennuis, y compris l’exclusion du PCI — il s’est assez vite (…)
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