Cet été, la France a cramé aux quatre coins de l’hexagone. Selon des estimations provisoires, plus de 120 000 hectares étaient déjà partis en fumée fin juillet, et le chiffre qui n’est que provisoire sera certainement bien en dessous de la réalité. Alors que les étés précédents les incendies étaient cantonnés principalement au sud du pays où la chaleur, la végétation et la fréquentation estivale étaient en pointe, cette année, nul n’a été épargné. En Gironde ce sont 42 000 hectares qui ont (…)
Je crois qu’une partie très importante des difficultés à redéfinir une orientation politique d’émancipation sociale qui pourrait avoir une prise sur la réalité tient à ce que nous ne parvenons pas à nous extirper de schémas désormais obsolètes. Le schéma « classique et faussement rassurant » de la révolution sociale « à l’ancienne », le schéma réformiste de la conquête du pouvoir par un parti ouvrier appliquant des réformes sociales (la vision Bernstein du socialisme), le schéma de (…)
Le Monde diplomatique d’octobre 2021 nous donne à regarder cette réalité (lui-même citant Le Monde) : le salaire de Lionel Messi du PSG serait de 40 millions d’euros par an, considéré à son niveau plancher ne tenant pas compte des à-côtés publicitaires ; le budget annuel du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)s’élève à 6 millions d’euros par an. « Ainsi, le salaire d’une star du football correspond aux ressources de presque 7 années d’une institution qui (…)
J’avais le choix entre deux films célèbres pour nommer ma dernière vidéo. "Alexandre le bienheureux" (film de Yves Robert, 1967) ne collait pas. D’abord parce que Noiret y est beaucoup trop sympathique. Ensuite parce que Macron n’a rien d’un bienheureux, lui qui ne parvient plus à cacher son inquiétude. La référence à "Gatsby le magnifique" de Baz Luhrmann avec Leonardo DiCaprio (2013) va beaucoup mieux. Le héros est un jeune escroc, certes habile, mais qui va finir par se faire piquer...
Dans son allocution télévisée, le président de la république, air jovial, nous a expliqué que « tout va pour le mieux ». Il a décliné un programme de candidat qui comme il se doit ne peut engager que ceux qui voudront bien y croire. Il sait avec ses conseillers que le coeur des préoccupations des français n’a pas grand chose à voir avec les délires « zemmouriens », « le prénom des enfants du voisin » par exemple, dont nous abreuvent radios et télé au quotidien. Ce qui compte, et qui (…)
Le travail est la question centrale
Ouvrier, classe ouvrière, travailleurs et travailleuses, voilà des mots devenus presque imprononçables dans les discours politiques dominants. Ouvrier n’est pas un gros mot, disait encore Pierre Mauroy au début des années 1980. Aujourd’hui, ouvrier est devenu un gros mot et ceux qui parlent de la classe ouvrière sont d’indécrottables archaïques. Dans une société où pullulent les emplois parfois très bien payés, mais purement parasitaires, d’une (…)
Parler d’immigration est en passe de devenir impossible. À peine ouvre-t-on la bouche, toute l’armée des bien-pensants de gauche se mobilise et organise la chasse au méchant. Il est vrai qu’il ne faut pas accorder d’importance aux « petits blancs craintifs et haineux » (comme dit un sociologue-sic) et désormais les vraies classes populaires sont plurielles, intersectionnelles, et qu’on y trouve des immigrés et des militants de la mouvance Traoré, sans parler de tous les autres participants (…)
Les sondages se succèdent à un rythme soutenu. Les magazines et émissions de télévision font leur « une » sur Eric Zemmour et la gauche est en pleine déconfiture. Il paraît même que les différents partis ont déjà fait une croix sur la présidentielle et se battent comme des chiffonniers pour les circonscriptions législatives. Ici et là, des voix s’élèvent encore pour demander un « candidat unique » de la gauche, mais le cœur n’y est pas. Paradoxalement, derrière les rideaux de fumée des (…)
A six mois des élections présidentielles, une série de thèmes imposés par les états majors politiques et propagés par les médias sont censés occuper l’espace de discussion. Les prénoms francisés, le danger climatique, le grand remplacement, l’interdiction de jouets « genrés » pour les enfants ou autres inventions du wokisme américain qui prône la dictature de minorités sur la société, n’ont d’autre but que de camoufler l’essentiel. Voir ici
L’essentiel ? La France comme nation, la (…)
A 6 mois des élections présidentielles, si on parlait un peu de la vraie vie et pas seulement des sujets imposés par les candidats ou les médias aux ordres ? Je vous invite à voir ma dernière vidéo, à la discuter, et à la partager.
Un célèbre chroniqueur multiposte et multicarte a réussi le tour de force de liquider le Covid et le réchauffement climatique en quelques semaines. Subjugués, magazines et télévisions entre l’adulation idolâtre et la haine la plus féroce y sont allés de leurs commentaires, invitations et autres débats « intellectuels ». Pendant ce temps, les prix des carburants grimpent sans discontinuer et la « reprise » se heurte à des pénuries récurrentes. Ainsi pendant qu’on parle du « grand remplacement (…)
Hausse continue des prix des carburants, mais aussi hausse du gaz et de l’électricité, reprise de l’inflation, de « basses questions d’argent » risquent bien de mettre à bas le scénario mis au point par la caste pour amuser la galerie jusqu’aux présidentielles du printemps prochain. C’était entendu, on devait discuter du « grand remplacement », des prénoms et de quelques autres affaires du même genre, pendant que d’autres nous feraient des discours apocalyptiques sur le « réchauffement » et (…)
Pier Paolo Pasolini (1922-1975), romancier, poète, cinéaste, essayiste et polémiste, est incontestablement une des plus éminentes personnalités intellectuelles italiennes et européennes du XXe siècle. Catholique et communiste, mais esprit libre qui ne s’est jamais laissé embrigader par les institutions de ces deux courants qui dominaient l’Italie d’après la Seconde Guerre mondiale. Homosexuel revendiqué — ce qui lui causera pas mal d’ennuis, y compris l’exclusion du PCI — il s’est assez vite (…)
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